Au Liban, entre exaspération et mobilisation

Vincent Rattez, Délégué Général de La Guilde, est parti au Liban visiter les microprojets soutenus et préparer le développement des activités de La Guilde sur le terrain, dans un contexte de crise financière et humanitaire. Il livre son regard sur la situation.

Un article de La Guilde


En ce mois de juin 2021, les Libanais sont de plus en plus nombreux à fréquenter les soupes populaires. La Guilde est aux côtés de deux d’entre elles, au cœur de Beyrouth. Des personnes âgées et des familles parfaitement insérées sont du nombre. La société civile se mobilise comme jamais, cherchant de nouvelles solutions à chaque fois que la situation se détériore. Et elle se détériore sans cesse.

Les Libanais ne peuvent plus accéder à leur propre épargne bancaire depuis plus d’un an ; la Livre libanaise (LL) s’échange chez l’épicier au cours de 18.000 LL contre 1 USD, dix fois en dessous du taux officiel. Dans un pays qui importe l’essentiel de ses bien de consommation, c’est donc un effondrement total de revenus qui frappe les Libanais. Les forces vives s’envolent vers l’étranger tandis que l’appareil politique demeure impassible, invisible et inactif, suscitant une colère sans précédent au sein des communautés.

Reconstruire, repartir, rénover

La Guilde soutient à Beyrouth une douzaine d’initiatives au total, ces « microprojets » qui vont de la réfection d’un atelier de couture détruit par l’explosion du port de Beyrouth à la mise en place d’un atelier-école de menuiserie qui donnera formation et emploi à des femmes peu qualifiées, en passant par du soutien psycho-social et, donc, du soutien aux soupes populaires.

La Guilde a par ailleurs accueilli avec soulagement l’autorisation du Quai d’Orsay, le 9 juin dernier, d’envoyer à nouveau des volontaires français au Liban. Chez notre partenaire Sesobel – la plus grande institution privée du pays dans la prise en charge du handicap chez les mineurs –, c’est la perspective d’accueillir six aide-éducateurs français en Service civique qui renaît. Chez arcenciel, regroupement d’entreprises sociales de référence, ce déverrouillage tardif va aussi permettre d’envoyer des Volontaires de solidarité internationale (VSI).

À côté de ces initiatives au plus près du terrain, La Guilde prépare enfin un ambitieux programme de rénovation d’un bâtiment emblématique à vocation culturelle, que nous espérons pouvoir conduire malgré la crise. Car au Liban, il faut se nourrir d’espoir envers et contre tout, s’abreuver de symboles qui réconfortent, et redoubler d’énergie aux côtés de ceux qui refusent obstinément l’effondrement.

Vincent Rattez


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Quand le monde agricole devient une terre d’intégration

À l'occasion de la journée mondiale mondiale des réfugiés le 20 juin, coup de projecteur sur un projet porté par BATIK International, partenaire de La Guilde pour le Service civique. Nom de code : Migr'action.

Un article de Service civique


Intégrer les réfugiés grâce à l’agriculture, une idée folle ? Pas pour Manon et Zineb. Les deux engagées de Service civique se sont rencontrées chez BATIK International, association créée en 1998 par deux petites-filles d’immigrés. Manon Droniou et Zineb Sarhane, elles, ont débuté leur mission de Service civique en janvier 2021. Elles n’ont eu de cesse, depuis, de faire germer le programme Migr’action.

De la déconstruction à l’insertion

« Le projet, c’est d’insérer les migrants en zone rurale par l’agriculture », explique Zineb. Migr’action se traduit par des stages d’immersion de réfugiés aux côtés d’agriculteurs du Calvados, de la Manche ou de Loire-Atlantique. Le but, permettre aux réfugiés de découvrir le métier d’agriculteur tout en cultivant un dialogue inter-culturel entre stagiaires et exploitants agricoles. Un premier stage s’est déroulé en Basse-Normandie, où un réfugié soudanais a pu travailler au sein d’une ferme en agriculture paysanne. Venant d’obtenir son contrat d’intégration républicaine (CIR, conclu entre l’État français et tout étranger non européen admis au séjour en France souhaitant s’y installer durablement), le stage a permis au jeune homme de « se booster et de repartir avec une vraie motivation, en se disant qu’il peut faire des choses » poursuit Zineb. Prochaine étape, l’accompagner pour lui proposer d’autres opportunités de formation et un contrat d’apprentissage.

Pour arriver à ce stage, c’est un énorme travail qu’ont entrepris en amont Manon Droniou et Zineb Sarhane. En commençant par une reconnaissance des territoires pour recueillir et définir les besoins des agriculteurs : « on a eu pas mal d’entretiens avec les acteurs sociaux et agricoles du territoire », raconte Zineb. « Ce qui s’est dessiné, ce sont des stages d’immersion pour permettre aux personnes de découvrir le métier d’agriculteur ». Après ces rencontres, « on a lancé deux ateliers de déconstruction des préjugés sur les zones rurales pour les personnes réfugiés des CPH (Centre Provisoire d’Hébergement, ndlr) de Saint-Lô et Lisieux, en Normandie ». Fertiles, ces ateliers ont permis à Zineb et Manon de réaliser qu’au yeux des réfugiés, « il n’y a ni transports, ni travail, ni activités dans les zones étudiées » poursuit Manon. « Et puis, en continuant l’atelier, on se rend compte qu’il y a pourtant une bibliothèque, un cinéma, un terrain de foot et des offres d’emplois qui peuvent leur correspondre ». À la fin de ces ateliers, les deux engagées ont présenté le projet Migr’action aux réfugiés pour identifier les volontaires. Puis c’est au tour des stages de se mettre en place.

Zineb et Manon en atelier de déconstruction des préjugés

Intégration culturelle, intégration professionnelle

Le projet Migr’action s’implante parfaitement au sein de BATIK International. Puisant son nom dans une technique traditionnelle de tissage de motifs fleuris, l’association a pour mots d’ordre échanges, respect et identité. Une devise qui se retrouve au cœur des discussions qu’ont pu avoir Manon et Zineb lors des ateliers. « D’un point de vue personnel, c’est très enrichissant d’échanger avec un public avec lequel on n’a pas souvent l’habitude d’échanger, témoigne Manon. C’est intéressant de recueillir leurs représentations, de comprendre pourquoi ils pensent comme ça et de pouvoir agir sur leurs idées reçues ». Migr’action permet ainsi de contribuer à l’intégration des réfugiés sur une base de diversité, de respect et de cohésion, en remédiant aux inégalités d’accès aux ressources et en favorisant leur insertion socio-économique. Un travail indispensable à l’heure où, selon l’ONU, plus de 80 millions personnes fuyant guerres, persécutions et exactions sont enregistrées dans le monde.

À leur niveau, Manon et Zineb ont pu apporter appui matériel et accompagnement personnel. Pour les deux engagées, le Service civique est une expérience tant humaine que professionnelle. Il permet par exemple à Manon d’allier deux thématiques qui lui sont chères : l’agriculture et la solidarité. « Comme j’ai un diplôme d’ingénieur agronome, ça me tenait à cœur de garder un lien avec l’agriculture. Et en même temps, j’ai toujours été sensible à la question des réfugiés » développe-t-elle. Le Service civique lui permet également de ne pas entrer directement sur le marché du travail : « je venais juste de passer ma soutenance de fin d’étude et je trouvais que le Service civique était un bon compromis. Je ne me sentais pas forcément prête tout de suite à prendre un poste ». Cet engagement s’insère alors parfaitement dans son parcours de vie. Acquérir une expérience formatrice tout en mettant ses compétences au service d’une cause importante : l’essence même du Service civique.

Propos recueillis par Athénaïs Paret


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L’édito de la lettre de mai

Cultiver ses racines.

Un article de Vincent RATTEZ


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[ Culture_G ]

« Dans une démocratie, chaque génération est un nouveau peuple »* : la conviction presque bicentenaire d’Alexis de Tocqueville demeure à la fois une promesse et un défi. La promesse est intacte, et La Guilde entend y contribuer à sa mesure depuis 50 ans en soutenant des itinéraires de vie et des projets qu’elle se réjouit de voir grandir, mûrir et prospérer.

Le défi est toutefois d’une ampleur inédite, et pas seulement parce que chancellent les démocraties. La puissance de feu des réseaux sociaux et de l’internet, la remise en cause presqu’illimitée des constructions sociales reçues, égarent au moins aussi souvent qu’elles n’éclairent. La part de voix des héritages, qu’on les nomme « classiques » en littérature, Histoire en politique ou documentaires en géostratégie, n’a jamais été aussi couverte par le brouhaha incessant qui entoure la jeunesse connectée au monde, au risque d’être déconnectée de ses fondements.

Amin Maalouf nous alerte ainsi : « nous conservons pieusement la légende selon laquelle la transmission se fait “verticalement”, d’une génération à la suivante ; alors que la transmission est de plus en plus “horizontale”, entre contemporains ».**

Pour un plus juste équilibre entre la verticalité qui construit et l’horizontalité qui élargit, La Guilde structure sa participation aux débats culturels et à la connaissance scientifique. Elle va proposer des écrivains, des reporters, des universitaires pointus, des expositions muséographiques et des aventuriers qui ne finissent jamais d’écrire et de filmer et d’explorer le monde, dans le sillage des grands anciens avant eux.

[ Culture_G ] sera à la jonction des humanités et des expériences individuelles, dont pourra se nourrir la communauté réunie au sein de La Guilde, volontaires dans les Alliances Françaises ou dans les réserves écologiques, bâtisseurs d’écoles ou de passerelles, visiteurs d’hospices ou de villages ensablés, aventuriers de tout poil, porteurs de projets solidaires sur tous les continents. Avec [ Culture_G ], puisse La Guilde faire grandir chez vous l’amour du monde.

Un rendez-vous hebdomadaire à retrouver sur Facebook, Instagram et Linkedin.

Vincent RATTEZ
Délégué Général

* De la démocratie en Amérique, 1835
** Le Naufrage des Civilisations, 2019

L’édito de la lettre d’avril

Découvrir. Comprendre. Explorer.

Un article de Vincent GARRIGUES


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Culture du dialogue

La Guilde aime les grands chantiers. Elle ose, par tradition. Née de l’histoire du 20e s., notre maison doit faire son chemin entre les balises de la post-modernité, en acceptant de confronter son goût fondamental de l’action en profondeur au nouvel acteur orwellien du débat public, cette conversation globalisée qui commente en mode flash beaucoup plus qu’elle n’agit.

La communication, il s’agit bien d’elle, c’est un peu l’affaire de tous : chacun se sent fondé d’exister à travers elle, tant le reflet de l’ensemble embarque les facettes de chacun.

Notre communication doit donc porter le témoignage de ce que j’appellerais notre « mission », ou notre « fonction sociale » : oser la permanence têtue de l’engagement par l’action, aller vers les autres pour bâtir un patrimoine de l’en-commun et inscrire les actes dans la geste la plus sensée qui soit. Nous savons, avec Hannah Arendt, qu’être isolé, c’est être privé de la capacité d’agir.

Les outils digitaux – ces fascinants sillages qui produisent autant d’étincelles que d’effroi – aiguillonnent un désir mimétique, et forgent une emprise plus qu’une empreinte ; notre défi apparaît donc d’abord culturel. Les femmes et les hommes de La Guilde, dans chacune de leurs actions sur la terre humaine, donnent et reçoivent. Cet échange symbolique, et bien réel, se tisse volontiers dans les ailleurs, lesquels n’existent que parce qu’il y a un ici. Sur ce chemin, notre récit se dresse contre les entreprises de séparation, affirmant sa vocation à fortifier le dialogue, à jeter des ponts, à tendre des livres.

Lorsque tout se bouscule, que tant d’inquiétudes virevoltent entre charivari du net et doxa propagandiste, notre ambition de communiquer nous propulse comme bâtisseurs enthousiastes de mémoires et d’innovations.

En partageant sa bibliothèque, en organisant un grand festival de films, en animant ses canaux sociaux, à travers sites et plate-formes, avec ses nouvelles visio-sessions aventurières, La Guilde veut explorer tous les territoires de la rencontre.

Vincent GARRIGUES
Responsable de la communication institutionnelle

Le point sur les volontariats, tous les volontariats

Le volontariat est toujours profondément impacté par la crise sanitaire. Respectivement Délégué général et Responsables des pôles Service civique et Volontariat de solidarité internationale, Vincent Rattez, Vanessa Gilles et Aurélie Colladon font le point.

Un article de La Guilde


Les missions courtes, qui permettaient à des étudiants ou de jeunes professionnels d’expérimenter bénévolement l’action solidaire au loin sont toujours en sommeil. Faire partir les jeunes en volontariat international demeure difficile : de nombreux pays d’Asie et d’Amérique Latine sont soit inaccessibles sur décision des pays, soit par véto règlementaire du Ministère des Affaires Etrangères.

En apparence, Les jeunes en Service Civique et les Volontaires de Solidarité Internationale retrouvent un rythme d’embarquement satisfaisant. 35 jeunes sont partis avec La Guilde en service civique depuis janvier, contre 39 en 2019 sur la même période. Pareillement 64 VSI sont partis au premier trimestre avec La Guilde, contre 59 en 2019. Ces chiffres sont toutefois en trompe l’oeil : un phénomène de rattrapage dans certains pays ouverts masque provisoirement l’inaccessibilité administrative de nombreuses destinations aux volontaires : Maroc, Brésil, Colombie, Liban, Israël, Afrique du Sud, Géorgie… D’autres pays, comme le Cambodge ou le Vietnam, fixent des conditions d’entrée drastiques qui limitent considérablement l’accès international.

La réouverture générale paraît la seule manière de retrouver une activité en ligne avec les besoins de la jeunesse et des projets .

Cela implique la vaccination des volontaires et le déploiement du passeport sanitaire international pour leur permettre de rejoindre leur pays de mission.

Vincent RATTEZ
Délégué Général de La Guilde


La crise actuelle impose à chacun et chacune d’entre nous, de faire preuve d’adaptation, de patience et parfois même d’une certaine forme de renoncement face à un évènement que l’on ne maitrise pas et qui nous dépasse.

Si la tranche d’âge des 18 – 25 ans est particulièrement touchée par la crise et ses impacts, elle est aussi formidablement mobilisée à travers des initiatives solidaires, des engagements associatifs et une volonté farouche de continuer à avoir, à son niveau, un impact positif sur la société. Ils/elles sont aussi nombreux à souhaiter s’engager auprès de nos partenaires aux quatre coins du monde, malgré la pandémie, malgré un contexte très volatile et souvent anxiogène.

Les jeunes volontaires que nous accompagnons continuent à déployer beaucoup d’énergie et de volonté, essayant par tous les moyens de poursuivre leurs rêves, leurs projets, pour ne pas devenir « la génération sacrifiée » que certains évoquent.  Ils/elles veulent rester libres de rêver à une expérience de volontariat, malgré les contraintes multiples qu’elles soient sanitaires, administratives, de mobilité (…) ; les volontaires veulent être sur le terrain avec les associations locales qui, elles aussi, essayent coûte que coûte de poursuivre leurs engagements au plus près des populations encore plus fragilisées.

La Guilde essaye d’accompagner au mieux ses 90 volontaires actuellement en mission de Service Civique, avec une attention toute particulière portée à la santé psychologique.

Les besoins, les attentes ont évolué de même que les craintes et les fragilités intrinsèques à une expérience de volontariat à l’étranger où l’on repousse ses limites, où l’on sort de sa zone de confort.

La Guilde propose un accompagnement personnalisé pouvant aller jusqu’à l’intervention d’une psychologue lorsque le ou la volontaire en ressent le besoin. Les équipes locales sont également fortement mobilisées, dès la préparation de la mission, pour essayer de rassurer les volontaires et les tenir informés de l’évolution, en temps réel, de la situation. 

Le Réseau des Engagés de la Guilde (« REG ») permet également de « faire du lien », d’encourager l’entre-aide et ainsi peut être, de limiter le sentiment de solitude au profit d’une forme de solidarité.

En interagissant sur le réseau, les volontaires se sentent moins seuls et trouvent là une communauté qui vit les mêmes incertitudes… en attendant, peut-être de retrouver bientôt une forme de sérénité.

Vanessa GILLES
Responsable du Pôle Service Civique


Malgré la pandémie, le volontariat continue d’offrir des perspectives.

Un an après le début de la crise qui a vu la fermeture totale des frontières internationales pendant près de 8 mois, force est de constater que les acteurs du volontariat n’ont eu de cesse de se réinventer, pour continuer à agir et répondre aux besoins du terrain.

Au quotidien, les volontaires font preuve de résilience quelle que soit leur situation. La plupart ont maintenu le cap malgré les quatorzaines à l’arrivée, les confinements successifs, les fermetures de leurs programmes. D’autres attendent depuis des mois de pouvoir partir, sans jamais perdre espoir.

Les organisations partenaires de La Guilde pour l’envoi des volontaires se sont adaptées, en recrutant des volontaires sur place, en les formant à distance, en aménageant les projets en attendant l’arrivée des volontaires et en permettant à leurs partenaires locaux de tenir le choc.

Les équipes de La Guilde sont à leurs côtés, pour les accompagner, trouver des solutions, en collaboration avec le ministère de l’Europe et des Affaires étrangères ou les ambassades, pour apporter du réconfort aussi parfois.

Un mot d’ordre commun nous anime : l’engagement solidaire.

Aurélie COLLADON
Responsable du Pôle Volontariat de Solidarité Internationale

L’édito de la lettre de mars

Que vive l'aventure !

Un article de Cléo Poussier-Cottel


Lire la lettre dans son intégralité : Que vive l’aventure !

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Depuis 1992, La Guilde organise le festival des Écrans de l’aventure avec la ville de Dijon. En 2021, pour fêter les 30 ans d’une collaboration incroyablement riche et porteuse de sens, toute l’équipe de La Guilde est mobilisée pour vous proposer une édition exceptionnelle.

Ce festival vous fera revivre des moments forts de trois décennies d’aventures. Il proposera également les meilleurs films et livres de l’année, ainsi que des échanges uniques avec des aventuriers audacieux et engagés, curieux des autres et soucieux de nous faire découvrir la beauté fragile de notre planète.

En octobre 2020, l’édition était passée entre les gouttes des restrictions sanitaires, réunissant près de 10 000 spectateurs. En 2021, les Écrans comptent bien voir le soleil se lever sur des mondes inconnus !

Nous vous donnons rendez-vous régulièrement, dans cette lettre et sur les canaux de communication des Écrans de l’aventure (siteFacebookInstagramTwitter), pour ne rien rater de la mise en place de cette édition anniversaire.

Les 30 ans du festival Écrans de l’aventure auront lieu la semaine du 11 au 17 octobre 2021 à Dijon.

A bientôt, tous ensemble,

Cléo POUSSIER-COTTEL
Directrice adjointe des Écrans de l’aventure

L’édito de la lettre de février

Pousser à l'action

Un article de Vincent Rattez


Lire la lettre dans son intégralité : Pousser à l’action

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En janvier 2021, La Guilde a pu faire démarrer trente-cinq missions de Volontariat de solidarité internationale, contre une vingtaine seulement en 2020, deux mois avant la tempête du Covid. C’est un signal de rattrapage et de vitalité.

Pourtant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Dans de nombreux pays, les ambassades de France ou le ministère des Affaires étrangères lui-même maintiennent un véto pour le redémarrage du volontariat. Comme si les règles propres de chaque pays et le jugement de nos organisations n’y suffisaient pas. Cette situation est regrettable à trois titres :

  • aux jeunes d’abord, qui forment l’innombrable cohorte des victimes innocentes d’un virus qui ne les concerne pas. Posons des actes pour les aider, ouvrons-leur les frontières ;
  • à la coopération internationale ensuite : à l’heure où le Liban – à titre d’exemple – panse ses plaies multiples, et alors que la France entend lui démultiplier son aide, il est impossible de faire fonctionner ou redémarrer des programmes à fort impact local, faute de volontaires pour les animer ;
  • à l’indépendance des organisations de la société civile enfin : une sorte de mise sous tutelle, compréhensible en mars 2020 lorsque nous étions en plein inconnu face à la pandémie, mais humiliante et injustifiée un an plus tard.

Au sein de l’Agence du service civique, dont la présidente Béatrice Angrand a reçu récemment notre président Bernard de La Villardière, la volonté de développer les missions avec La Guilde est bien là. L’enthousiasme réciproque de La Guilde a été rappelé, y compris pour s’attaquer aux fractures sociales en France. Pour autant, la crise sanitaire internationale mais aussi une prudence administrative excessive bloquent ces énergies à l’international. Il serait aussi urgent d’anticiper la mise en place des passeports sanitaires, inévitables dans quelques mois pour les échanges internationaux.

Cette pénible histoire sans fin doit compter avec deux passagers éprouvants : l’écueil bureaucratique et le découragement face à tant de vents contraires. Gardons pour cap que la jeunesse aspire plus que jamais à l’engagement et à l’action.

Soyons tous mobilisés pour libérer les énergies !

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde

L’édito de la lettre de décembre

Aider le Liban, reflet d’un monde abîmé

Un article de Vincent Rattez


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Au compteur des activités de La Guilde en 2020 figurent 180 microprojets soutenus à travers le monde ; le double de 2019, avec une attention égale pour la fabrication de masques sanitaires au Kivu ou un programme d’éducation de la jeunesse à la santé par le sport au Mozambique. Quel bilan !

À côté de ces actions ciblées, qui impliquent aussi un renforcement de notre organisation, de jeunes volontaires commencent à repartir sur le terrain de leurs missions, au gré des autorisations administratives. Quel soulagement pour une organisation de jeunesse !

En cette fin d’année, notre regard se porte particulièrement vers le Liban, pays ruiné, épuisé par des crises multiples et que l’explosion du port de Beyrouth est venu mettre un peu plus à genoux. Nous ne laisserons pas les Libanais seuls dans la difficulté. La Guilde a mis en œuvre un premier microprojet au profit de quelques artisans situés près de l’explosion, en aidant cinq ateliers à ré-ouvrir.

Et dans cette veine pragmatique, La Guilde lance un appel à microprojets dédié au Liban (TOUTES LES INFORMATIONS ICI), pour que fleurissent des initiatives locales donnant aux Libanais davantage de moyens de se relever. Avec l’appui décisif de la Fondation de France et de l’Agence française de développement, nous comptons ainsi apporter notre contribution, échoppe par échoppe, petit pas après petit pas. Et nous manifestons l’amitié franco-libanaise qui nous tient à cœur dans la tempête. Le lancement officiel de cette campagne interviendra le 4 janvier prochain. Voilà qui nous projette à la fois vers l’action et 2021.

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde

L’édito de la lettre de septembre

A l'aventure dans un monde incertain

Un article de Vincent Rattez


Lire la lettre dans son intégralité : A l’aventure dans un monde incertain

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La Guilde a toujours eu l’action pour méthode, l’international comme périmètre et l’engagement comme valeur cardinale.

C’est l’action qui indique la direction à suivre et c’est l’engagement qui met en branle chaque jour. Alors, quand tout parait devoir se figer, quand tout apparait recroquevillé en réaction à une pandémie globale, La Guilde fait un choix évident : celui de rester fidèle à son identité. L’Aventure implique de se lancer dans l’inconnu ; la Solidarité est une oeuvre fragile ; les résultats ne semblent pas toujours à la hauteur des efforts. Mais dans un cas comme dans l’autre, le geste se suffit à lui-même s’il doit en être ainsi.

Voilà pourquoi La Guilde poursuit sans relâche ses missions d’appui aux microprojets à travers le monde. Voilà pourquoi La Guilde se bat pour renvoyer des volontaires sur le terrain, convaincue que l’action vainc les doutes et que le COVID n’est pas la peste. Voilà pourquoi La Guilde oeuvre à réunir des hommes et des femmes autour d’histoires de dépassement de soi, de découverte du monde et de don aux autres. Nous maintenons donc – à ce jour – Les Ecrans de l’aventure de Dijon, du 15 au 18 octobre prochain.

Avec, à chaque instant, la détermination de Guillaume d’Orange comme un leitmotiv entraînant : « point nécessaire de réussir pour entreprendre, point nécessaire d’espérer pour persévérer ».

Vincent RATTEZ
Délégué général


Les lettres de l’année :
Septembre 2020 : A l’aventure dans un monde incertain
Juillet-août 2020 : Hors-série spécial été : l’appel de l’Aventure
Juin 2020 : Conjuguer le temps présent
Mai 2020 – Deuil et résilience
Avril 2020 – L’action, mère de la solidarité
Mars 2020 – Panser un monde confiné
Février 2020 – S’engager malgré tout
Janvier 2020 – 2020, année du lien

Focus sur l’insertion professionnelle des volontaires en Service Civique

L'équipe du Service Civique assure un suivi des volontaires à l'issue de leur mission. En 2019, plus de 80 % d'entre eux étaient en activité après 3 mois.

Manon prépare le concours de commissaire de police

Un article de Belinda HUAU


Dans le cadre de l’accompagnement des volontaires partis avec La Guilde, l’équipe du Service Civique assure un suivi des volontaires jusqu’à 3 mois après leur fin de mission.

Cela fait suite à l’accompagnement avant et pendant la mission. Un mois avant la fin de mission, l’équipe du Service Civique contacte chaque volontaire pour lui proposer un soutien dans son projet d’avenir. La Guilde souhaite donner à tout volontaire qui en ressent le besoin l’orientation et les conseils à sa disposition, pour l’aiguiller dans la suite de son projet.

Le contact à 3 mois après la mission a lui pour objectif de rassurer les volontaires si besoin, parler de leur activité actuelle, et apporter un soutien dans les cas de retours difficiles.

Eloïse travaille toujours pour l’association au sein de laquelle elle a effectué son Service Civique.

La vocation du Service Civique n’est pas l’accès à l’emploi, mais bien l’engagement dans une mission d’intérêt général. Néanmoins, il constitue souvent un vrai levier d’insertion professionnelle et de développement personnel : choix d’orientation, découverte du monde professionnel, acquisition de nouvelles compétences.

En 2013, déjà, une enquête de TNS-SOFRES pointait que 75 % des anciens volontaires étaient en activité après leur service civique, dont 29 % en emploi, 11 % en stage et 35 % en formation. Une réalité qui serait particulièrement vraie dans le secteur associatif, qui représente le plus gros pourvoyeur de missions.

Dylan est lauréat de l’Institut de l’Engagement pour son projet d’écolodges à Madagascar.

Pour suivre l’impact du Service Civique sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes engagés de La Guilde, l’équipe du Service Civique a mis en place en 2019 un suivi des projets réalisés ou en cours des volontaires 3 mois après leur fin de mission.

Tout comme l’enquête réalisée par TNS-SOFRES en 2013, les résultats sont particulièrement encourageants et montrent que le dispositif est extrêmement valorisé et valorisant dans le parcours des jeunes.

Voici les statistiques concernant 79 volontaires partis en mission avec La Guilde en 2019. Nous notons que 84% sont déjà dans un nouveau projet 3 mois après leur fin de mission, dont :

  • 42% sont en emploi ou en Volontariat de Solidarité Internationale.
  • 36% poursuivent ou reprennent leurs études (avec parfois une réorientation suite à la mission)
  • 6% sont accompagnés par l’Institut de l’Engagement, un organisme dédié à l’accompagnement des anciens volontaires dans leurs projets.
graphique insertion professionnelle service civique