L’édito de la lettre de mars

Que vive l'aventure !

Un article de Cléo Poussier-Cottel


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Depuis 1992, La Guilde organise le festival des Écrans de l’aventure avec la ville de Dijon. En 2021, pour fêter les 30 ans d’une collaboration incroyablement riche et porteuse de sens, toute l’équipe de La Guilde est mobilisée pour vous proposer une édition exceptionnelle.

Ce festival vous fera revivre des moments forts de trois décennies d’aventures. Il proposera également les meilleurs films et livres de l’année, ainsi que des échanges uniques avec des aventuriers audacieux et engagés, curieux des autres et soucieux de nous faire découvrir la beauté fragile de notre planète.

En octobre 2020, l’édition était passée entre les gouttes des restrictions sanitaires, réunissant près de 10 000 spectateurs. En 2021, les Écrans comptent bien voir le soleil se lever sur des mondes inconnus !

Nous vous donnons rendez-vous régulièrement, dans cette lettre et sur les canaux de communication des Écrans de l’aventure (siteFacebookInstagramTwitter), pour ne rien rater de la mise en place de cette édition anniversaire.

Les 30 ans du festival Écrans de l’aventure auront lieu la semaine du 11 au 17 octobre 2021 à Dijon.

A bientôt, tous ensemble,

Cléo POUSSIER-COTTEL
Directrice adjointe des Écrans de l’aventure

L’édito de la lettre de février

Pousser à l'action

Un article de Vincent Rattez


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En janvier 2021, La Guilde a pu faire démarrer trente-cinq missions de Volontariat de solidarité internationale, contre une vingtaine seulement en 2020, deux mois avant la tempête du Covid. C’est un signal de rattrapage et de vitalité.

Pourtant, l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Dans de nombreux pays, les ambassades de France ou le ministère des Affaires étrangères lui-même maintiennent un véto pour le redémarrage du volontariat. Comme si les règles propres de chaque pays et le jugement de nos organisations n’y suffisaient pas. Cette situation est regrettable à trois titres :

  • aux jeunes d’abord, qui forment l’innombrable cohorte des victimes innocentes d’un virus qui ne les concerne pas. Posons des actes pour les aider, ouvrons-leur les frontières ;
  • à la coopération internationale ensuite : à l’heure où le Liban – à titre d’exemple – panse ses plaies multiples, et alors que la France entend lui démultiplier son aide, il est impossible de faire fonctionner ou redémarrer des programmes à fort impact local, faute de volontaires pour les animer ;
  • à l’indépendance des organisations de la société civile enfin : une sorte de mise sous tutelle, compréhensible en mars 2020 lorsque nous étions en plein inconnu face à la pandémie, mais humiliante et injustifiée un an plus tard.

Au sein de l’Agence du service civique, dont la présidente Béatrice Angrand a reçu récemment notre président Bernard de La Villardière, la volonté de développer les missions avec La Guilde est bien là. L’enthousiasme réciproque de La Guilde a été rappelé, y compris pour s’attaquer aux fractures sociales en France. Pour autant, la crise sanitaire internationale mais aussi une prudence administrative excessive bloquent ces énergies à l’international. Il serait aussi urgent d’anticiper la mise en place des passeports sanitaires, inévitables dans quelques mois pour les échanges internationaux.

Cette pénible histoire sans fin doit compter avec deux passagers éprouvants : l’écueil bureaucratique et le découragement face à tant de vents contraires. Gardons pour cap que la jeunesse aspire plus que jamais à l’engagement et à l’action.

Soyons tous mobilisés pour libérer les énergies !

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde

L’édito de la lettre de décembre

Aider le Liban, reflet d’un monde abîmé

Un article de Vincent Rattez


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Au compteur des activités de La Guilde en 2020 figurent 180 microprojets soutenus à travers le monde ; le double de 2019, avec une attention égale pour la fabrication de masques sanitaires au Kivu ou un programme d’éducation de la jeunesse à la santé par le sport au Mozambique. Quel bilan !

À côté de ces actions ciblées, qui impliquent aussi un renforcement de notre organisation, de jeunes volontaires commencent à repartir sur le terrain de leurs missions, au gré des autorisations administratives. Quel soulagement pour une organisation de jeunesse !

En cette fin d’année, notre regard se porte particulièrement vers le Liban, pays ruiné, épuisé par des crises multiples et que l’explosion du port de Beyrouth est venu mettre un peu plus à genoux. Nous ne laisserons pas les Libanais seuls dans la difficulté. La Guilde a mis en œuvre un premier microprojet au profit de quelques artisans situés près de l’explosion, en aidant cinq ateliers à ré-ouvrir.

Et dans cette veine pragmatique, La Guilde lance un appel à microprojets dédié au Liban (TOUTES LES INFORMATIONS ICI), pour que fleurissent des initiatives locales donnant aux Libanais davantage de moyens de se relever. Avec l’appui décisif de la Fondation de France et de l’Agence française de développement, nous comptons ainsi apporter notre contribution, échoppe par échoppe, petit pas après petit pas. Et nous manifestons l’amitié franco-libanaise qui nous tient à cœur dans la tempête. Le lancement officiel de cette campagne interviendra le 4 janvier prochain. Voilà qui nous projette à la fois vers l’action et 2021.

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde

L’édito de la lettre de septembre

A l'aventure dans un monde incertain

Un article de Vincent Rattez


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La Guilde a toujours eu l’action pour méthode, l’international comme périmètre et l’engagement comme valeur cardinale.

C’est l’action qui indique la direction à suivre et c’est l’engagement qui met en branle chaque jour. Alors, quand tout parait devoir se figer, quand tout apparait recroquevillé en réaction à une pandémie globale, La Guilde fait un choix évident : celui de rester fidèle à son identité. L’Aventure implique de se lancer dans l’inconnu ; la Solidarité est une oeuvre fragile ; les résultats ne semblent pas toujours à la hauteur des efforts. Mais dans un cas comme dans l’autre, le geste se suffit à lui-même s’il doit en être ainsi.

Voilà pourquoi La Guilde poursuit sans relâche ses missions d’appui aux microprojets à travers le monde. Voilà pourquoi La Guilde se bat pour renvoyer des volontaires sur le terrain, convaincue que l’action vainc les doutes et que le COVID n’est pas la peste. Voilà pourquoi La Guilde oeuvre à réunir des hommes et des femmes autour d’histoires de dépassement de soi, de découverte du monde et de don aux autres. Nous maintenons donc – à ce jour – Les Ecrans de l’aventure de Dijon, du 15 au 18 octobre prochain.

Avec, à chaque instant, la détermination de Guillaume d’Orange comme un leitmotiv entraînant : « point nécessaire de réussir pour entreprendre, point nécessaire d’espérer pour persévérer ».

Vincent RATTEZ
Délégué général


Les lettres de l’année :
Septembre 2020 : A l’aventure dans un monde incertain
Juillet-août 2020 : Hors-série spécial été : l’appel de l’Aventure
Juin 2020 : Conjuguer le temps présent
Mai 2020 – Deuil et résilience
Avril 2020 – L’action, mère de la solidarité
Mars 2020 – Panser un monde confiné
Février 2020 – S’engager malgré tout
Janvier 2020 – 2020, année du lien

Focus sur l’insertion professionnelle des volontaires en Service Civique

L'équipe du Service Civique assure un suivi des volontaires à l'issue de leur mission. En 2019, plus de 80 % d'entre eux étaient en activité après 3 mois.

Manon prépare le concours de commissaire de police

Un article de Belinda HUAU


Dans le cadre de l’accompagnement des volontaires partis avec La Guilde, l’équipe du Service Civique assure un suivi des volontaires jusqu’à 3 mois après leur fin de mission.

Cela fait suite à l’accompagnement avant et pendant la mission. Un mois avant la fin de mission, l’équipe du Service Civique contacte chaque volontaire pour lui proposer un soutien dans son projet d’avenir. La Guilde souhaite donner à tout volontaire qui en ressent le besoin l’orientation et les conseils à sa disposition, pour l’aiguiller dans la suite de son projet.

Le contact à 3 mois après la mission a lui pour objectif de rassurer les volontaires si besoin, parler de leur activité actuelle, et apporter un soutien dans les cas de retours difficiles.

Eloïse travaille toujours pour l’association au sein de laquelle elle a effectué son Service Civique.

La vocation du Service Civique n’est pas l’accès à l’emploi, mais bien l’engagement dans une mission d’intérêt général. Néanmoins, il constitue souvent un vrai levier d’insertion professionnelle et de développement personnel : choix d’orientation, découverte du monde professionnel, acquisition de nouvelles compétences.

En 2013, déjà, une enquête de TNS-SOFRES pointait que 75 % des anciens volontaires étaient en activité après leur service civique, dont 29 % en emploi, 11 % en stage et 35 % en formation. Une réalité qui serait particulièrement vraie dans le secteur associatif, qui représente le plus gros pourvoyeur de missions.

Dylan est lauréat de l’Institut de l’Engagement pour son projet d’écolodges à Madagascar.

Pour suivre l’impact du Service Civique sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes engagés de La Guilde, l’équipe du Service Civique a mis en place en 2019 un suivi des projets réalisés ou en cours des volontaires 3 mois après leur fin de mission.

Tout comme l’enquête réalisée par TNS-SOFRES en 2013, les résultats sont particulièrement encourageants et montrent que le dispositif est extrêmement valorisé et valorisant dans le parcours des jeunes.

Voici les statistiques concernant 79 volontaires partis en mission avec La Guilde en 2019. Nous notons que 84% sont déjà dans un nouveau projet 3 mois après leur fin de mission, dont :

  • 42% sont en emploi ou en Volontariat de Solidarité Internationale.
  • 36% poursuivent ou reprennent leurs études (avec parfois une réorientation suite à la mission)
  • 6% sont accompagnés par l’Institut de l’Engagement, un organisme dédié à l’accompagnement des anciens volontaires dans leurs projets.
graphique insertion professionnelle service civique