Mission : autonomisation

Louis est VSI depuis un an aux Comores, avec pour mission d'accompagner les partenaires de la Fondation SADEV dans leur autonomisation. Un objectif fondamental.

Un article de Volontariat


Tu es en VSI avec La Guilde et la Fondation Sadev depuis un an. Comment définir ta mission ?

J’occupe un poste transverse, visant notamment à développer les actions de formation professionnelle menées par la Fondation Sadev en lien avec la CADF, une association de la diaspora. L’objectif à long terme est de parvenir à l’autonomisation des structures appuyées par la Fondation. Cela passe par des missions diverses. Citons le renforcement du programme d’insertion professionnelle mené à Djomani, qui propose des formations techniques diplômantes sur l’île de Ngazidja pour lutter contre le chômage des jeunes ; l’accompagnement du projet d’extension du réseau d’eau de Chamlé-Mitsamiouli ; ou la mise en œuvre du programme Facilité Emploi, pour le développement de l’écotourisme à travers la valorisation du patrimoine architectural et naturel de la Grande Comore.

La Fondation est récemment devenue partenaire de La Guilde pour l’envoi de VSI. Pourquoi ce projet d’envoi de volontaires est-il pertinent, d’après toi ?

La présence d’un représentant d’une organisation extérieure permet de faciliter les liens entre les acteurs locaux mobilisés autour des projets. Une présence longue durée sur le terrain (les missions de VSI durent de un à six ans, ndlr) offre par ailleurs un dialogue direct et continu avec les acteurs locaux, favorisant une meilleure compréhension des besoins, donc une meilleure adaptation des réponses. Je suis pour cela bien appuyé par l’équipe siège de la Fondation Sadev, composée d’Antoine Huart, délégué général, et de Soiny Duval, chargée de mission.

Lancement de projet avec la gouverneur de l'île de Grande Comore

C’est une expérience professionnelle… et familiale, puisque tu n’es pas parti seul.

Au départ, après avoir travaillé trois ans au siège d’une association et malgré les missions régulières effectuées en République du Congo, mon souhait était d’apporter une dimension plus terrain à mon travail. Le fait de pouvoir partager cette expérience de VSI avec ma compagne m’offre un certain équilibre personnel, que je pense indispensable dans le bon déroulement d’une mission VSI. Je la remercie pour ses efforts d’adaptation et le soutien qu’elle m’apporte chaque jour !

L’Union des Comores est un pays insulaire à la culture très marquée. Comment s’est passée ton intégration ?

J’ai été très bien intégré, que ce soit de la part des partenaires, des autorités ou de la population. L’accueil y est formidable et la bienveillance règne. La taille humaine de Ngazidja, l’île de Grande Comore, et de sa capitale Moroni fait que tout le monde se connaît et se reconnaît dans la rue, créant une ambiance très agréable. La volonté des gens de partager leur culture à travers de longues discussions ou d’évènements facilite également l’intégration. Et puis cet archipel de l’océan Indien possède presque tous les atouts naturels de ses voisines – Seychelles, Maurice, Réunion – avec des plages et des fonds marins magnifiques, et des randonnées à couper le souffle dans ce paysage volcanique. On ne peut rêver mieux pour une expérience de VSI !

©L.Rosas

Propos recueillis par Lucille Caron


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Un article de La Guilde


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En 2021, La Guilde a sélectionné, accompagné et apporté un financement à 147 projets répartis dans 41 pays : un record absolu dans l’engagement international de La Guilde depuis quatre décennies. Nous les qualifions certes de « microprojets » pour rappeler leur ancrage très local, pour signifier que leur portage est presque individuel, et leurs besoins financiers modestes. Ils sont les contrepoints des annonces en milliards propres à toutes les grandes institutions et tamisées cent fois avant de toucher le sol. Ce sont toutefois de véritables projets, qui ont représenté un travail titanesque pour l’équipe des microprojets qui collabore à la fois avec les porteurs de ces actions, douze réseaux régionaux et une centaine d’experts bénévoles pour les sélectionner et les bonifier. Notre mission est de faire émerger des pépites de l’esprit d’initiative, de l’engagement désintéressé, de l’audace géographique et de l’innovation sociale. Du développement scolaire à l’extrême nord du Togo au déploiement du vélo en Tunisie, en passant par l’accès des femmes africaines au sport ou l’aide humanitaire de crise au Liban, c’est un foisonnement incroyable qui nous rend plein d’espoir, un hommage à la fraternité humaine. Dès le début de l’année qui s’annonce, les équipes bondiront sur le terrain pour suivre l’avancement des chantiers, évaluer les réalisations, encourager de nouvelles initiatives.

Tout cela manifeste le choix de l’action qui caractérise La Guilde.

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guild