L’édito de la lettre de novembre

Se tourner vers l'avenir

Un article de Bernard de La Villardière


Lire la lettre dans son intégralité : Se tourner vers l’avenir

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Après une année d’observation pour redécouvrir La Guilde et faire la connaissance de ceux qui l’animent, j’ai accepté d’en prendre la présidence avec enthousiasme. C’est une nouvelle étape d’un engagement de longue date dans l’humanitaire. Chez Solidarités International, ACF et Care France, j’ai assisté, aux premières loges, à l’évolution de la doctrine. Le « sans-frontiérisme », guidé par l’idéal universaliste et le goût de l’action, a cédé la place à des critères d’efficacité et d’opportunité sous l’influence des grands bailleurs. La Guilde est restée fidèle à l’esprit de ses fondateurs et de tous ceux qui l’ont accompagnée et servie au fil des années. Au nom d’une certaine idée de l’homme. Un homme debout et fraternel.

Depuis quelques mois, la crise du Covid et les tensions internationales bouleversent notre rapport au monde. Les questions culturelles et religieuses forment de nouvelles frontières. L’intolérance et le ressentiment ravivent des fractures que l’on croyait résorbées. Elles n’épargnent pas la France.

Grâce à son Agence des Microprojets, La Guilde est bien placée pour relever ces nouveaux défis en cultivant proximité et authenticité. Des valeurs furieusement dans l’air du temps. J’ai assisté au fil des années à trop de colloques sur l’humanitaire où les questions institutionnelles – du type relations ONG-Armée ou ONG-ONU – l’emportaient sur les études d’impact ou les besoins des bénéficiaires. Avec son réseau de volontaires, La Guilde construit les solidarités de demain et contribue à renforcer l’autonomie des pays du Sud vis-à-vis de l’aide internationale.

Avec radio Al Salam à Erbil, nous explorons un nouveau champ d’action dans la culture et l’information pour réconcilier les communautés. Au Cameroun, l’expérience Weeecam de retraitement des déchets électroniques devrait permettre à La Guilde de créer une nouvelle singularité.

J’aimerais que nous puissions capitaliser sur ces actions pour les dupliquer ailleurs et que nous développions des programmes en propre. Je souhaiterais que nous puissions accroître la visibilité et la notoriété de La Guilde. Je suis heureux de pouvoir y travailler aux côtés de Vincent Rattez, de Hugues Dewavrin et des autres membres du Conseil d’Administration dont j’apprécie la diversité des parcours et des compétences. Armand de Villoutreys et Christine Rodwell nous ont rejoints. Ils se sont engagés avec La Guilde autrefois et leur nouvel engagement illustre sa force d’attraction.

Comme l’a dit le Général de Villiers lors de notre dernière AG, le monde a plus que jamais besoin de confiance et d’authenticité. Je nous souhaite de travailler dans cet esprit au développement de La Guilde.

Bernard DE LA VILLARDIÈRE
Président de La Guilde

L’engagement, par Pierre de Villiers

La dernière Assemblée Générale annuelle de la Guilde a reçu la visite du général Pierre de Villiers, venu s’exprimer sur l’engagement.

Un article de Sophie de Courtivron


Décalée au 24 septembre faute de n’avoir pu se tenir en juin à cause du Covid, la dernière assemblée générale annuelle de la Guilde a reçu la visite du général Pierre de Villiers, venu s’exprimer sur l’engagement. Cette notion est peut-être ce qui nous réunit tous, membres et amis de La Guilde. Engagés que nous sommes dans une aventure en préparation ou qui n’en finit pas de nous nourrir, engagés dans un projet, engagés pour aider, engagés dans une vie dont nous ne souhaitons résolument pas être spectateurs.

Pour le général, « la vie est une grande aventure dès lors qu’elle est au service des autres ». Depuis qu’il a démissionné de son poste de chef d’état-major des armées (19 juillet 2017), il se donne pour mission de transmettre son expérience à la jeunesse (celle des cités comme celle des « surdiplômés » des grandes écoles) et aux entreprises (de la très petite à celles du CAC 40). Une expérience qui lui a enseigné que l’autorité n’est pas avoir un pouvoir sur les autres mais le contraire : « toute autorité est un service », affirme-t-il. Là est la clé pour entraîner l’engagement. Autrement dit, c’est l’altruisme qui fédère, attire, renverse des montagnes. Après l’avoir vécu dans l’Armée, il souhaite transmettre son idée directrice à la société civile : face aux fractures, il faut remettre l’homme au centre de toutes les entreprises.

Les freins à l’engagement

Le monde d’aujourd’hui présente des caractéristiques qui incitent insidieusement les personnes à ne pas s’engager. D’abord, nous vivons dans un contexte instable. Il y a les ex-puissances qui font pression sur le monde (et augmentent régulièrement leur budget de défense chaque année) ; il y a le terrorisme islamiste radical, mouvant et mutant, « pas près de s’arrêter », pour qui « la violence est une fin » (nous venons d’en avoir une abjecte illustration). Il y a aussi les migrations massives dues à la pauvreté, au réchauffement climatique… Tout ceci, face à une mondialisation débridée, incite au repli. Deuxième frein majeur, « nous avons perdu le sens du temps ». Nous vivons dans un « zapping » permanent. Un exemple entre mille, la stratégie (anticipation, réflexion…) a laissé la place à la tactique (réaction à chaud). Or, nous dit le général, « le temps ce sont les racines, les racines c’est l’équilibre. Et l’équilibre c’est le bonheur ».

La révolution technologique œuvre aussi contre l’engagement, car les « cyber » guerres, les réseaux sociaux, etc. ont pour conséquence la déshumanisation. Enfin, l’autorité est en crise. Une majorité des Français ne croient plus en la politique, ne croient plus aux responsables politiques1. Il y a un fossé entre les élites dirigeantes et le peuple. Deux « pelleteuses » n’en finissent pas de le rendre plus profond : la bureaucratie (les lourdeurs administratives) et la finance (les choix sont faits d’après des critères financiers et non pas d’après les conséquences sur les citoyens)2. Le général décrypte donc pour nous les moteurs de l’engagement de ses hommes, autant de clés que nous pouvons transposer à notre niveau pour que nos projets non seulement aboutissent, mais portent du fruit.

Les ressorts de l’engagement

Le sens est ce qui fait avancer ; plusieurs notions viennent s’agréger autour de cet azimut. D’abord, la confiance. « Un vrai dirigeant est un absorbeur de confiance », nous dit Pierre de Villiers ; la confiance libère l’homme de lui-même, ouvre les horizons, mène à l’innovation. La confiance en l’autre, qui est une lutte contre notre propre orgueil, est par ailleurs « le carburant de l’autorité ». Car « il n’y a pas d’engagement sans autorité ». Mais attention, « autorité » au sens étymologique : « faire grandir, élever vers » ; le général va jusqu’à pointer qu’« un vrai chef n’a pas besoin de donner des ordres ». Le processus d’autorité se décline selon lui en quatre étapes3 : la conception (avoir une vision), convaincre, conduire, le contrôle (faire part de son retour d’expérience). Il nous raconte une anecdote : un jour qu’il râlait contre un ordre qu’il jugeait inapproprié (il n’était pas encore général, NDLR.), un caporal lui a rétorqué : « On est gouvernés par des cons, votre tour viendra »… Voilà de quoi rester humble.

Vient ensuite la stratégie. Elle implique de la profondeur, dans l’espace et le temps. L’anticipation permet de maîtriser les incertitudes. « C’est ce qui amène les jeunes au combat ». Et enfin, dernier moteur notable de l’engagement, le « leadership ». Quézako ? C’est un agrégat de plusieurs qualités telles que l’exemplarité (le chef est devant, pas derrière), l’authenticité envers soi-même (si on dit quelque chose, c’est qu’on va le faire), l’optimisme (l’intelligence ne suffit pas), l’humilité (et la modestie qui va avec), ainsi que l’ouverture aux autres. « La vraie richesse est là, assure-t-il, il y a plus de bonheur à donner qu’à recevoir ».

Pour susciter l’engagement, une cause (militaire, personnelle, altruiste…) doit selon le général mettre la personne au centre de tout, viser l’unité, et apporter de l’espérance. La jeunesse attend cet appel ; « elle est généreuse mais très seule, elle a perdu le sens du collectif ». La Guilde pourrait ainsi diversifier son action vers les jeunes des banlieues, menacés à la fois par la drogue et le salafisme, car eux aussi débordent d’une « énergie positive qui ne demande qu’à changer de pôle ». Ils attendent cet appel, ont soif de valeurs, d’être responsabilisés pour ce qu’ils sont (sens du mot « respect »). Quel qu’il soit, l’engagement, le vôtre, celui de La Guilde, « repose sur une prise de risque ». C’est la définition de l’aventure, c’est notre moteur… Actions !

Sophie de Courtivron
Administratrice de La Guilde

1.Voir les baromètres de la confiance politique du Cevipof pour Sciences Po.

2.La gestion de la crise sanitaire actuelle en serait-elle un exemple ? (NDLR.)

3.Un moyen mnémotechnique pour s’en souvenir : les quatre « cons »…

Deux textes qui ont fortement marqué le général :

le chapitre sur l’amalgame du maréchal de Lattre de Tassigny, Histoire de la Première Armée française, Paris, Plon, 1949.

Le serment de Koufra de Leclerc.

L’édito de la lettre de septembre

A l'aventure dans un monde incertain

Un article de Vincent Rattez


Lire la lettre dans son intégralité : A l’aventure dans un monde incertain

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La Guilde a toujours eu l’action pour méthode, l’international comme périmètre et l’engagement comme valeur cardinale.

C’est l’action qui indique la direction à suivre et c’est l’engagement qui met en branle chaque jour. Alors, quand tout parait devoir se figer, quand tout apparait recroquevillé en réaction à une pandémie globale, La Guilde fait un choix évident : celui de rester fidèle à son identité. L’Aventure implique de se lancer dans l’inconnu ; la Solidarité est une oeuvre fragile ; les résultats ne semblent pas toujours à la hauteur des efforts. Mais dans un cas comme dans l’autre, le geste se suffit à lui-même s’il doit en être ainsi.

Voilà pourquoi La Guilde poursuit sans relâche ses missions d’appui aux microprojets à travers le monde. Voilà pourquoi La Guilde se bat pour renvoyer des volontaires sur le terrain, convaincue que l’action vainc les doutes et que le COVID n’est pas la peste. Voilà pourquoi La Guilde oeuvre à réunir des hommes et des femmes autour d’histoires de dépassement de soi, de découverte du monde et de don aux autres. Nous maintenons donc – à ce jour – Les Ecrans de l’aventure de Dijon, du 15 au 18 octobre prochain.

Avec, à chaque instant, la détermination de Guillaume d’Orange comme un leitmotiv entraînant : « point nécessaire de réussir pour entreprendre, point nécessaire d’espérer pour persévérer ».

Vincent RATTEZ
Délégué général


Les lettres de l’année :
Septembre 2020 : A l’aventure dans un monde incertain
Juillet-août 2020 : Hors-série spécial été : l’appel de l’Aventure
Juin 2020 : Conjuguer le temps présent
Mai 2020 – Deuil et résilience
Avril 2020 – L’action, mère de la solidarité
Mars 2020 – Panser un monde confiné
Février 2020 – S’engager malgré tout
Janvier 2020 – 2020, année du lien

Les Écrans de la Mer 2020

Le Festival du Film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer

Un article de Cléo Poussier-Cottel


La Guilde et Ouest France présentent le Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la mer, aux Sables d’Olonne. Une première en France, organisée au coeur des festivités du départ du 9e Vendée Globe.

Les Écrans de la Mer se réjouissent de vous retrouver ainsi, aux Sables d’Olonne, dans le cadre de cette collaboration avec Ouest France et Voiles et Voiliers.


Programme et billetterie


L’édito de la lettre de l’été

Hors-série spécial Aventure

Un article de Tristan Savin


Lire la lettre dans son intégralité : Hors-série spécial été : l’appel de l’Aventure

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Les articles proposés dans cette lettre spéciale Aventure ont un point commun – mieux : un axe cohérent, peut-être inconscient, en tous cas d’actualité. Qu’il s’agisse d’une équipée équestre dans les Monts Célestes, de navigation polaire, de ballon lancé dans les nuages ou de l’art des bois, il est toujours question de s’immerger dans un espace sauvage.

Parmi ces textes, une phrase a retenu toute mon attention : “Qui veut voyager loin s’adapte à la nature“, une déclinaison très actuelle du proverbe tiré d’une pièce de Racine. L’idée reste la même. C’est à l’homme de s’adapter à son environnement, trop souvent malmené, et non l’inverse. Ce n’est même pas une question de respect élémentaire, mais de bon sens. Voire même, par les temps qui courent, de survie – pour toutes les espèces, y compris la nôtre.

La catastrophe économique (donc sociale) entraînée par le confinement du monde au temps du Covid-19 ne doit pas nous faire oublier un autre désastre en cours, également planétaire : la disparition progressive des écosystèmes, des forêts, des massifs coralliens, des glaciers. Sans parler des ouragans de plus en plus violents, des inondations, des incendies en Californie ou en Australie, de la désertification en Afrique…

Il y a heureusement des projets fous, capables de nous redonner de l’espoir. Comme celui de Vincent Farret d’Astiès : battre le record du monde de vol en ballon, mais sans polluer le ciel, grâce à l’énergie solaire et à l’étude des vents. Donc au génie humain, quand il prend en compte ces énergies trop longtemps négligées. Car, selon lui, “ce qui va nous permettre d’aller plus loin, c’est une meilleure connaissance de l’élément naturel.

Dans un autre texte instructif à (re)découvrir, Romain raconte avoir ressenti, dès l’enfance, “l’appel de la forêt“, comme naguère Jack London ou H.D. Thoreau, ou plus près de nous Sylvain Tesson. Pour atteindre le Cap Nord à pied, Romain bivouaquait sans réchaud, se nourrissant de pousses de sapins, de pissenlits, de farine d’écorce de bouleau… Preuve, s’il en est, que la nature à encore tant à nous offrir, à condition de la respecter.

Quant à Eric Brossier, qui présidera le jury des Ecrans de l’Aventure en octobre prochain, il mène une vie d’explorateur scientifique autour du cercle polaire, en famille, à bord du voilier Vagabond. Un travail minutieux, essentiel, qui permet à la communauté scientifique d’étudier au plus près les grands changements en cours dans nos océans.

On le sait grâce à des pionniers comme Paul-Emile Victor (président d’honneur de la Guilde de 1970 à 1995) ou ses amis Alain Bombard et Jacques-Yves Cousteau : l’écologie ne date pas d’aujourd’hui. Ce n’est pas une mode. Mais une nécessité, car nous sommes tous concernés. Explorateurs, aventuriers et grands voyageurs ont de tout temps été fascinés par les inexprimables beautés du monde sauvage. Ils ont ensuite compris l’impérieux besoin de témoigner, pour préserver et protéger ce bien commun à l’ensemble de l’humanité, sans lequel il n’y aurait plus de vie possible. Ni bien sûr d’esprit d’aventure, indissociable d’un amour fervent de la nature.

Tristan SAVIN
Grand reporter et écrivain voyageur, directeur de la revue Long Cours,
président du jury de la Toison d’or du livre d’aventure 2019.
À paraître le 9 septembre : Au milieu de nulle part… et d’ailleurs
(Arthaud Poche)


Les lettres de l’année :
Juillet-août 2020 : Hors-série spécial été : l’appel de l’Aventure
Juin 2020 : Conjuguer le temps présent
Mai 2020 – Deuil et résilience
Avril 2020 – L’action, mère de la solidarité
Mars 2020 – Panser un monde confiné
Février 2020 – S’engager malgré tout
Janvier 2020 – 2020, année du lien

Vagabond, la forme de l’eau

Depuis 20 ans, Eric Brossier et France Pinczon du Sel mènent le voilier polaire Vagabond à travers les « coins froids et éloignés » de la planète, dans une succession de navigations historiques, d'hivernages répétés et de missions scientifiques. Président des Ecrans de l'Aventure 2020, du 15 au 18 octobre à Dijon, Eric raconte une année particulière, entre vie de famille et pandémie mondiale. Avec, toujours, une passion intacte.

Un article de Eric Carpentier


Cet article est issu de la série spéciale Aventure, publiée tout l’été. Pour retrouver l’ensemble des articles de la série, abonnez-vous à la lettre mensuelle de La Guilde :


Eric est souvent sur le pont. Sur le pont pour faire avancer la science de terrain. Sur le pont du Vagabond, évidemment, son voilier polaire depuis 20 ans. Et sur le pont, comme beaucoup d’autres, pour s’occuper de leur petite famille avec France, son épouse. D’ailleurs, ce matin-là, France prend son petit-déjeuner en compagnie de Léonie, leur aînée. La cadette, Aurore, fait mentir son prénom et dort encore. Les deux filles ont respectivement 13 et 11 printemps. À moins qu’elles ne comptent en hivers, cette saison durant laquelle Léonie et Aurore alternent entre hivernages polaires (Eric Brossier et France Pinczon du Sel en chiffrent 12 à bord du Vagabond, depuis 1999) et retours dans leur pied-à-terre breton. Aujourd’hui, Eric a lui été réveillé un peu plus tôt par des « idées qui pétillaient ». En cause, les effets du Covid-19.

Eric Brossier, cavalier des glaces

La science des zones blanches

Même au mouillage dans la baie de Grise Fjord, le village inuit le plus au nord d’Amérique, dans le territoire canadien du Nunavut, la pandémie affecte les activités de l’équipage du Vagabond. Eric Brossier l’admet : il vit « une année très particulière ». Ce qui n’entraîne jamais qu’une réponse de plus à apporter, soit l’essence même de son travail. « J’aime l’approche scientifique pour comprendre notre planète, notre environnement, notre nature. Mais je voulais ne faire que du terrain, sans me retrouver coincé dans un labo ». De cette réflexion initiale est née l’idée du Vagabond comme base logistique et scientifique. Un double besoin personnel et collectif « dans ces coins froids et éloignés », là où les connaissances sont les plus maigres, là où « on se sent tout petit et en même temps privilégié d’y être ». Alors, chaque année, il accueille des missions pour hiverner sur la banquise ou pour se faufiler entre les « glaçons ». Sauf en 2020, donc : faute d’autorisations, le Vagabond n’a reçu personne cet été. Ce qui n’est pas pour autant synonyme de chômage technique pour son équipage.


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« Depuis toutes ces années, nos partenaires nous font confiance », reprend Eric. « On a reçu des caisses de matériel, des protocoles à suivre, et on bosse en famille ». Le programme estival est riche : plongées pour récolter des échantillons de coraline, « une algue qui forme une croute et raconte le climat passé de l’océan sur des dizaines d’années, une sorte d’archive climatique » ; prélèvements d’eaux à différentes profondeurs pour étudier les effets de la fonte des glaces, chargées de nutriments, sur la chaine marine ; relevés hydrographiques permettant de comprendre les interactions entre eaux arctiques et atlantiques ; cartographie marine à l’aide de sonars… Autant de relais précieux pour scientifiques et cartographes dans les zones blanches qui constituent le terrain de jeu de Vagabond, et le pain quotidien de son équipage. « Si les filles ne participaient pas, on aurait eu du mal à accepter la mission » salue leur père. « Mais on doit aussi tenir deux mois, ce sont des enfants, donc il faut du ludique, des vacances de temps en temps ».

Sous le Vagabond, un sonar multi-faisceaux

Une famille presque normale

A quoi ressemble un week-end de temps libre sur le Vagabond ? Il se prend à un rythme aléatoire, pour commencer : « c’est vraiment guidé par la météo : s’il fait mauvais, on ne peut pas travailler. On en profite pour faire du rattrapage, lire, écrire, écouter de la musique, regarder des films, faire la cuisine… Vraiment comme à la maison, quoi ». Et quand les corps et les esprits commandent une pause et que le ciel le permet, les Brossier accostent parfois pour aller marcher, cueillir des myrtilles, observer les animaux ou camper. Un vrai programme de monsieur et madame tout-le-monde – ou presque : « on dort quand même moins bien quand on n’a pas de chiens, parce qu’il y a des ours. Il faut dormir avec le fusil contre soi, ce n’est pas vraiment relaxant ! (rires) »


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Toute la dualité de la famille Brossier résumée dans un bivouac. D’un côté, un choix de vie extrême, inédit par sa persistance dans le temps ; de l’autre, une réflexion classique sur les orientations familiales et l’avenir des enfants comme des parents. À la question de savoir s’il connait d’autres exemples similaires au sien, le père accompagne sa réponse négative d’une comparaison à la fois surprenante et cohérente : « on a bien conscience qu’on a quelque chose d’atypique. Après, c’est un peu comme une vie d’agriculteur : tu vis et tu travailles en famille, dans ton coin, avec quelque chose de solitaire. Nous, c’est juste que notre maison est itinérante et nos régions moins connues » – et que le plancton des eaux arctiques a remplacé les fleurs des champs. Jusqu’à quand ?

Cette année, les Brossier ont décidé de ne pas prendre de programme hivernal pour permettre à leurs filles de passer une année scolaire complète en France. Une première pour Aurore et Léonie, respectivement en 6e et en 3e. Si, le père l’assure, rien n’est définitif et tout évolue en fonction des opportunités, reste que la tribu « a vraiment envie de prendre en compte le paramètre scolaire en priorité. » Avec l’expérience gagnée à bord de Vagabond et celles cumulées de l’Antarctique à l’Equateur, Eric ne s’interdit pas d’aller explorer d’autres domaines, d’autres approches. Du moins, « c’est la réflexion du moment, sachant que les années passent ! (rires) » L’autre sujet du moment est celui du lieu de la mission estivale 2021, déjà prévue : « avec les nouvelles règles d’accès, la base qui devait accueillir le bateau pour l’hiver ne peut plus le faire. Du coup on doit réfléchir au meilleur endroit pour le laisser, notamment en fonction de la prochaine mission. » Il faut faire vite : mi-septembre, Vagabond doit être à son site d’hivernage et les filles, rentrées à l’école.

France, Eric, Aurore et Léonie

Du terrain aux Ecrans, et inversement

Et puisque 2020 se devait d’être définitivement une année particulière pour les Vagabonds, leur capitaine sera pour la première fois président du jury aux Ecrans de l’Aventure, du 15 au 18 octobre à Dijon. Un rendez-vous loin d’être anecdotique pour Eric Brossier, qui a participé au festival sous toutes les casquettes, de bénévole à engagé en compétition en passant par membre du jury. « La présidence me touche beaucoup » dit-il. « Je connais La Guilde depuis que j’ai 18 ans, quand j’habitais en région parisienne. Je montais des projets pour les vacances et les archives de La Guilde, ses équipes et ses Bourses m’ont donné de jolis coups de pouce. » Surtout, après ces jeunes années, les Ecrans de l’Aventure ont posé plusieurs jalons dans la vie d’Eric : « à chaque fois, des rencontres ont abouti à quelque chose : un film, un livre, un projet… C’est vraiment un moment très important dans ma vie et celle de Vagabond ». Mieux, une édition des Ecrans fut même fondatrice.


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C’était en 1999. « Il y avait un direct avec un voilier russe qui sortait du passage du Nord-Est. Hubert de Chevigny, qui connaissait bien Vagabond parce qu’il avait navigué dessus, était là, ainsi que l’explorateur polaire Gérard Janichon et Jacques Lainé, le réalisateur ». Cette année-là, suite à un hivernage aux îles Kerguelen, Eric Brossier est sur le point de concrétiser son idée de base logistique et scientifique itinérante. Il vient tout juste de visiter Vagabond : « tout le monde m’a dit “vas-y, fonce, c’est un super bateau !” Et je l’ai acheté ». Quelques mois plus tard, France Pinczon du Sel embarquera comme équipière pour une mission polaire à bord du Vagabond. Une histoire est née.

Pour suivre les pérégrinations de la famille Brossier et de leur voilier polaire, direction le site vagabond.fr.

« Il y a une image romantique du voyage à cheval »

Quand deux sœurs partent traverser les Monts Célestes à cheval, elles en reviennent à trois. Léopoldine et Elise Desprez, lauréates des Bourses de l'Aventure 2019, éclairent ce tour de magie. Qui commence par un rêve.

Un article de Eric Carpentier


Cet article est issu de la série spéciale Aventure, publiée tout l’été. Pour retrouver l’ensemble des articles de la série, abonnez-vous à la lettre mensuelle de La Guilde :


Parmi les mille façons de parcourir le monde, vous avez choisi le cheval. Pourquoi ?

Elise : On a eu la chance de grandir avec des chevaux, depuis toutes petites ce genre de voyage au long cours nous trottait dans la tête. On en rêvait, jusqu’à cette espèce de fenêtre spatio-temporelle dans laquelle on était disponibles toutes les deux, l’année dernière. On s’est dit go !
Léopoldine : C’était vraiment un reste de gamines. Ça fait rêver, parce qu’il y a une image romantique du voyage à cheval. On idéalise un peu tout ça, c’est l’aventure pure et dure, les sacs sur les chevaux et on va se perdre dans la nature sauvage.
Elise : On rêvait aussi d’aller en Asie centrale parce qu’il y a encore des peuples nomades ou semi-nomades, des gens qui utilisent les chevaux dans leur quotidien. On avait envie d’utiliser le cheval comme trait d’union, avec cette idée d’aller rencontrer des peuples cavaliers et d’être vues d’abord comme cavalières.
Léopoldine : De manière générale, le voyage lent, prendre le temps de voir le monde, soit en marchant, soit à cheval, sur une longue durée, ça a toujours été quelque chose qui me bottait bien.

Il y a de la madeleine de Proust dans votre départ. D’autres inspirations, d’enfance ou plus actuelles, vous ont-elles poussées sur la piste ?

Léopoldine : Un des bouquins qui m’a vraiment fait rêver, c’est Les Cavaliers, de Joseph Kessel (entré dans La Pléiade en juin 2020, ndlr). Même si ce n’est pas trop le même coin, ça reste des noms magiques : la route de la soie, les peuples cavaliers… Ce bouquin a fait beaucoup pour moi.
Elise : Le trajet qu’a fait Sylvain Tesson avec Priscilla Telmon nous a forcément inspirées, ça a été notre livre de chevet avant de partir (La chevauchée des steppes, ndlr). Le hasard a fait qu’on a rencontré des personnes qui les avaient vus à l’époque de leur voyage ! Il y a aussi des gens comme Tim Cope et tous ceux qui ont voyagé dans cette région avant nous. Et des aventurières, comme Ella Maillart, une femme assez charismatique qui nous a beaucoup inspirées. La littérature nous a portées, nous a appris, tant pour se sortir de moments compliqués qu’au niveau technique.

« On pouvait se planter, mais on devait aller au bout de notre idée. »

Concrètement, comment passe-t-on du rêve à la réalité ou, pour reprendre une formule chère à La Guilde, comment faire ce dont les autres rêvent ?

Léopoldine : C’est parti d’une étincelle. Elise finissait un CDD au printemps. Lors du Noël précédent, on a lancé sur le ton de la blague « allez, on le fait ! » En se rapprochant de l’association des Cavaliers Au Long Cours pour potasser la faisabilité de l’idée, on a compris qu’il fallait juste le vouloir pour se lancer. J’ai demandé un congé sans soldes, et on a pris ce temps pour nous.
Elise : J’étais à Thonon, Léo à Nantes, ce n’était pas hyper évident pour la préparation du voyage. Un hasard a fait qu’on a eu deux contacts au Kirghizistan, donc on s’est dit « on prend cette base-là, on partira du Kirghizistan ». Et on a construit notre projet une fois sur place, dans les trois semaines avant de partir avec les chevaux. C’est un mélange d’un peu de préparation en amont, et de rencontres sur place.
Léopoldine : Ce sur quoi on a passé le plus de temps, finalement, ce sont les demandes de financement, dont les Bourses de l’Aventure de La Guilde. Elles nous ont aidées à définir notre projet, à lui donner un cadre, à affiner la région, le temps, la direction… C’était plus carré dans nos têtes même si, concrètement, tout s’est débloqué une fois au Kirghizistan.
Elise : On était intimement convaincues de certaines choses. On savait qu’on voulait partir à deux, entre frangines, sans guide. Des personnes nous disaient « attention, ça va être dangereux, l’Asie centrale ! » Mais tout le monde a des a priori, et beaucoup de personnes projettent leurs peurs. La phase de préparation nous a confortées dans l’idée qu’on pouvait y arriver. En se laissant le droit à l’erreur ! On pouvait se planter, mais on devait aller au bout de notre idée. Ça, c’était très important pour nous.

Qu’est-ce que cela implique, selon vous, de partir « entre frangines » ?

Léopoldine : Un des gros avantages d’être sœurs, c’est qu’il n’y a pas de gênes, pas de non-dits. Ça coule, c’est simple. Malgré toutes les galères qu’on a pu avoir, il n’y a pas eu une journée sans un fou rire.
Elise : Il n’y a aucune forme d’enjeu dans notre relation. On sera toujours sœurs, peu importe ce qu’il se passe, c’est très confortable. Et une espèce de feeling s’est produit : quand on sentait que l’une fatiguait, ça faisait naître une forme de regain en l’autre et hop, on prenait le relais. Une anecdote m’a marquée en tant que petite sœur. Quand on a perdu nos chevaux pour la première fois…
Léopoldine : La deuxième, on les avait déjà perdus avant le départ ! (rires)
Elise : (rires) On arrive dans la vallée de l’Ak-Say, à plus de 3 000 mètres d’altitude, une vallée déserte, absolument magnifique. Deuxième nuit, tempête, on se rend compte au petit matin qu’il ne reste plus qu’un cheval sur les trois. Et là, Léo ne me parle pas, elle selle le dernier cheval, prend son duvet, sa couverture de survie, et me dit « je reviens dans trois jours s’il le faut, je vais chercher les chevaux. Toi, tu ne bouges pas. » Je la vois disparaître à l’horizon et je reste à la tente, avec notre chien. On a aucun moyen de communiquer, et moi je prends conscience qu’on est séparées pour la première fois. On ne pouvait plus compter l’une sur l’autre.

« Il faut partir sans limites, mais avec beaucoup d’humilité. »

Vous êtes donc séparées, sans moyen de communication, et vous avez perdu deux de vos trois chevaux… Et ensuite ??

Léopoldine : La journée et la cogitation m’ont faite rentrer à la tente. Je n’avais pas retrouvé les chevaux, tout un tas de questions se posaient, c’était bien d’être à deux pour en parler, pour se serrer les coudes. Et finalement, on a retrouvé les chevaux le surlendemain grâce aux bergers de la vallée. Ils connaissent la steppe comme leur poche, ils arrivent à repérer quand deux chevaux ne sont pas les leurs. Et surtout à les attraper, parce qu’ils étaient encore un peu sauvages !
Elise : Ça se finit bien, mais je t’en ai énormément voulu, parce qu’en plus de retrouver les chevaux, t’as eu le droit à un repas chaud avec les bergers, alors qu’on arrivait pas à se faire à manger ! (rires) Mais ça a été un immense soulagement. C’est reparti, on oublie tout, go, on y va.

La caravane est reformée. Comment se passe la cohabitation entre ses membres ?

Léopoldine : On a mis trois chevaux qui ne se connaissaient pas ensemble, ils ne nous connaissaient pas non plus, et un chien a décidé de nous suivre dès le début. On était six éléments, pas tous connectés entre eux, donc il y avait un manque de confiance. La nuit de la fuite des chevaux, un troupeau est venu se mêler, avec un étalon un peu nerveux, de la grêle, de l’orage… Et puis, avec le temps et les kilomètres, la caravane s’est soudée. Le matin, les chevaux nous saluaient d’un petit hennissement, ils se laissaient approcher facilement. Petit à petit, on fusionne, on ne fait plus qu’un.. Il y a quelque chose de très, très fort qui se crée, quelle que soit l’espèce.
Elise : Il y a une forme d’entraide qui se met en place et qui est assez difficile à expliquer. Par exemple, quand on est en train de franchir un col à 4 000, on sent un chanfrein dans notre dos, c’est un des chevaux qui nous pousse de la tête pour nous aider à monter – et cinq minutes plus tard, c’est le même qui va nous pousser dans le ravin parce qu’on n’avance pas assez vite. Ce n’est pas forcément toujours bienveillant ! (rires)

Un chien vous a suivi ? Ce n’était pas le vôtre?

Elise : Non, mais dès les premiers troupeaux sauvages, il a défendu nos chevaux, la caravane. Quand des bergers approchaient, il se mettait entre nous et eux. C’était assez incroyable de voir cette synergie qui s’est mise en place.
Léopoldine : Il a passé les frontières avec nous et puis, à la fin du voyage, je n’ai pas eu le courage de le laisser. Donc là, il est tranquillement avec moi, dans son panier, dans le salon !

Génial. Et le fait de partir entre filles, de conjuguer ce voyage au féminin, ça a été un sujet pour vous ?

Elise : Le fait d’être deux femmes nous a permis de rencontrer beaucoup plus facilement. Par exemple, quand on arrivait dans des yourtes sur les hauts plateaux, si les femmes étaient seules, elles nous autorisaient à rentrer dans la yourte. Dans ces moments-là, c’était plutôt en notre faveur.
Léopoldine : Ce qui est appréciable quand il y a des interactions avec des locaux, c’est qu’ils nous parlent à nous. Alors que s’il y a un homme, ils vont adresser la parole uniquement à l’homme, ce qui est hyper frustrant quand un des objectifs est de rencontrer des gens et d’être perçu comme un voyageur, pas comme un homme ou une femme.
Elise : Après, les gens voyaient d’abord les cavalières. Les chevaux étaient bien tenus, on parlait entre cavaliers, plutôt qu’en tant que femmes ou touristes.
Léopoldine : C’est un truc que j’aime bien mettre en avant : se dire qu’il n’y a pas de limites, hommes ou femmes, aucune raison de se mettre des barrières – parce que c’est souvent nous qui nous les mettons. Bien souvent, quand on voyage, on est d’abord vu comme un voyageur, quel qu’il soit. C’est un message porté par beaucoup de femmes qui voyagent. Ça reste rare de tomber sur des tarés, et c’est aussi rare en France qu’au milieu de la steppe kirghize. Il y a quand même peu de gens qui sont fous. Donc il faut partir sans limites, mais avec beaucoup d’humilité.

« On naviguait complètement à vue, c’était formidable ! »

Un moment fort à retenir ?

Léopoldine : Durant la préparation à Bichkek, la gestion administrative a été un gros problème. On nous disait qu’il serait impossible de passer la frontière, en plus on s’est retrouvées avec ce chien pour lequel on n’avait aucun papier. Et en fait, à la frontière, c’est passé comme une lettre à la poste. Il y a eu une espèce d’allégresse de se retrouver propulsé côté kazakh tous les six – qui n’a pas duré parce qu’on s’est vite rendu compte qu’on ne savait pas où aller ! (rires)
Elise : On est quand même arrivées dans le pays sans carte, sans téléphone, sans GPS parce qu’on n’avait plus de panneaux solaires, sans argent, on ne parlait pas la langue, on ne savait pas où on allait… On naviguait complètement à vue, c’était formidable !


L’ensemble des carnets de voyage des soeurs Desprez est à retrouver sur le joli site STAN & Co.

Les revues “Aventure” de La Guilde numérisées

Des centaines de revues contenant des milliers de reportages, informations et témoignages disponibles d'un simple clic

Un article de Thierry Barbaut


Dans un objectif de rendre à tous accessible l’ensemble de ses contenus La Guilde à relevé un important défi : numériser les revues Aventure

C’est donc plus de 600 documents issus des revues Aventure désormais disponibles en ligne avec l’aide d’un moteur de recherche textuelle.

Découvrir les revues Aventure

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Succès pour L’AMP et La Guilde au Salon des Solidarités

Vous avez été nombreux à découvrir nos espaces lors du Salon des Solidarités 2016

L'équipe de l'Agence des Micro Projets lors du Salon des Solidarités

Un article de Thierry Barbaut


Vous avez été nombreux à découvrir nos espaces lors du Salon des Solidarités 2016

D’après les organisateur plus de 21 000 visiteurs se sont rendus au Salon des Solidarités pour cette édition 2016 !

L’Agence des Micro Projet à reçu de nombreuses visites durant les trois jours : des porteurs de projets, des associations soutenues, des passionnés, des organisations et de nombreux autres acteurs de la solidarité internationale.

L’équipe de l’AMP au complet !

Toute l’équipe de l’AMP était présente pour répondre aux sollicitations, Cécile Vilnet, coordinatrice, Kerstin Schonauer, responsable des financements, Marine Lalique, responsable de l’observatoire et Thierry Barbaut responsable communication et Internet.
L’équipe est intervenue dans des conférences, lors de « cafés rencontres » et elle à permis à de nombreuses personnes de mieux connaitre le dispositif que nous déployons tout au long de l’année.

Une grande visibilité pour l'Agence des Micro Projets et La Guilde qui porte le programme
Une grande visibilité pour l’Agence des Micro Projets et La Guilde qui porte le programme

L’Agence des Micro projets est un programme de l’ONG La Guilde, bien visible au Salon des Solidarités

Des associations lauréates présentaient également leurs action sur notre stand lors des trois jours permettant de mieux comprendre les projets qui sont soutenus et quelles en sont les spécificités. Un atout aussi pour les porteurs de projets qui pouvaient échanger entre eux sur actions, les pays, les thématiques…

Retrouvez-nous également sur Facebook : la page Facebook de l’Agence des Micro projets