TANDEM, épisode 7 : le bilan

La Guilde mène le projet TANDEM : un binôme de deux jeunes venus d’horizons sociaux et scolaires très différents, expatriés en Service civique au service d’un même projet solidaire ou culturel. Une initiative à suivre chaque mois depuis le terrain. Septième épisode pour la première promotion de Tandems, à l'heure où la suivante est en préparation : le temps du bilan.

Un article de Volontariat


« Promouvoir le départ de jeunes sur des séjours longs à l’étranger, c’est un rêve que nous cultivons depuis longtemps. Quelques parcours de jeunes nous avaient, s’il en était besoin, prouvé l’extraordinaire apport de ces  expériences.

Sébastien et Bruno sont revenus transformés, c’est certain, et cela restera à jamais gravé dans leur mémoire. Un grand merci à La Guilde et à ses équipes du Service civique ; nous avons hâte d’accompagner les prochains départs. »

Olivier BRUGIAL, éducateur, Espace CESAME Sauvegarde du Val d’Oise


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« Ce volontariat a été une découverte de la vie hors de l’Europe.  Il y a des moments difficiles, qui font des histoires à raconter. Mais ce qui m’a vraiment marqué, c’est la vie dans la rue. Tout se passe dehors, c’est animé, de tôt le matin à tard le soir. Tu as un problème, les gens viennent t’aider, sont accueillants, ils font confiance. Quand on rentre, c’est un peu triste. L’ouverture que j’ai ramenée de là-bas, je vais la garder. »

Bruno FALCAO, volontaire TANDEM chez Gbobètô, Bénin

Bruno

« Il faut vraiment partir avec une grande ouverture d’esprit, à la découverte, savoir que ça peut être compliqué mais qu’il y aura toujours des points positifs. Découvrir et profiter de l’expérience. Le but, c’est changer de quotidien. Apprendre de nouvelles choses. Expérimenter des difficultés. Trouver des ouvertures. »

Sébastien MASDIER, volontaire TANDEM à L’Arche Bruxelles, Belgique

« Notre quotidien, c’était le vivre-ensemble. Chacun est venu avec ce qu’il est, a apporté de ce qu’il savait. On s’est transformés. On encore plein de choses à découvrir ! »

Félicia DIALLO, volontaire TANDEM à L’Arche Bruxelles, Belgique

Sébastien et Félicia

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« S’engager à l’international a été une excellente décision. En première année de master, j’ai souhaité faire une année de césure pour réfléchir à mon avenir. Et c’est une introspection à laquelle je me suis livrée lors de ce Service civique de huit mois. Cette immersion a changé mon rapport au monde, et tout particulièrement mon rapport à autrui.

L’enjeu de cet engagement à l’Alliance française de Turin était d’apprendre à vivre autrement, de s’adapter à un nouvel univers, de se découvrir et surtout de découvrir mon tandem : Marcia, une personne pétillante et inspirante, qui a été mon premier repère fiable dans ce nouvel environnement. Notre complémentarité a été notre force tout au long de cet engagement. Cette rencontre n’aurait pas eu lieu sans le dispositif du programme TANDEM proposé par La Guilde ; alors à ceux qui ont soif d’aventure, de rencontres, d’actions utiles : lancez-vous et plongez au cœur de cette belle initiative ! »

Justine TOURTE, volontaire TANDEM à l’Alliance française de Turin, Italie

Marcia et Justine

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« Officiellement, ma mission était d’aider à monter des projets de biodiversité et de protection de l’environnement – concrètement, c’était du travail d’ouvrier agricole. Mais c’est très bien de se retrouver les mains dans la terre ! Apprendre le cycle de production et de transformation, de la graine d’Artemisia au sachet de tisane ou à la liqueur.

Avec Maurice, mon binôme, on s’est bien entendus. C’était rassurant d’être avec lui en arrivant. Après, comme on n’avait pas exactement la même mission, chacun vivait sa vie de son côté. Donc quand on se retrouvait, on pouvait partager sans que ce soit pesant. Il y a bien eu quelques tensions, mais qui s’apparentent à une relation entre frère et sœur.

C’est une expérience qui va compter dans mon cursus d’ingénieur agronome, très utile pour ma vie professionnelle future. Cette opportunité qu’on nous donne, il faut savoir la saisir. Quand tu es jeune, c’est le bon moment. Donc si on a la chance de pouvoir le faire, il faut y aller ! »

Morgane ROQUIER, volontaire TANDEM à la ferme de Sichem, Togo

« C’était une expérience hors du commun ! Merci La Guilde ! »

Maurice DUPUICH, volontaire TANDEM à la bibliothèque de Sichem, Togo

Morgane et Maurice

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« Je n’avais jamais autant avancé »

La Guilde mène le projet TANDEM : un binôme de deux jeunes venus d’horizons sociaux et scolaires très différents, expatriés au service d’un même projet solidaire ou culturel. Une initiative à suivre chaque mois avec les volontaires, depuis le terrain. Cinquième épisode avec Sébastien, engagé auprès de L'Arche à Bruxelles.

Un article de Service civique


En septembre, au moment de te lancer dans ta mission de Service civique à Bruxelles, tu évoquais l’envie d’accomplir quelque chose d’utile. As-tu le sentiment de remplir cet objectif ?

Oui, je me sens nécessaire dans mon foyer de L’Arche. On est 12 dans la maison : sept personnes handicapées et cinq volontaires, plus trois salariés qui nous aident la journée. On fait les choses du quotidien, réveil, accompagnement pour le travail ou le centre de jour, cuisine… Et puis du relationnel, des jeux, parler des états d’âmes, résoudre des conflits – vivre, quoi. En me sentant utile pour le quotidien des personnes avec lesquelles j’habite, j’ai pris de la valeur envers moi-même.

Comment cela se traduit-il ?

Aujourd’hui, je suis dans l’entraide et je sens que je peux y chercher mon avenir. Avant, quand je me réveillais le matin, j’étais ennuyé. Maintenant je vois plein de possibilités pour remplir mes journées. Et puis il y a une forme de rééquilibrage du fait d’être en contact permanent avec les autres : paradoxalement, ça permet de se recentrer sur soi, de s’écouter.

Tu es sorti du sytème scolaire juste avant le bac. Quel est ton chemin jusqu’à cette mission de Service civique ?

Juste avant mes 18 ans, en Terminale S, je me suis hospitalisé pour une dépression. J’arrive à en parler aujourd’hui, mais je n’étais vraiment pas bien à l’époque. Je suis sorti du système scolaire, puis je suis allé voir la mission locale de ma ville, parce que j’en avais entendu parler comme d’une structure qui peut t’aider à trouver des solutions auxquelles on ne pense pas forcément. Ils m’ont dirigé vers l’Espace Césame, un centre de formation. Là, un partenariat a été monté avec La Guilde, pour permettre des départs à l’étranger en binôme.

Et te voilà embarqué dans le programme TANDEM. Sans hésitation ?

La première chose à laquelle j’ai pensé, c’est que je ne pouvais pas le faire. J’avais trop d’attaches autour de moi. Mais quand j’ai remis en question ces attaches, alors j’ai pensé que je pouvais voir au-delà, j’ai réalisé que ça ne pouvait pas être un moins, mais forcément du plus. Je m’étais déjà renseigné sur le Service civique, et les retours n’étaient pas toujours incroyables : on s’attend à des choses et la routine peut en être éloignée. Mais l’aspect positif d’avoir essayé ressortait toujours. Donc j’ai finalement accepté la mission avec L’Arche proposée par La Guilde et l’Espace Césame.

La Guilde mène le projet TANDEM : un binôme de deux jeunes venus d’horizons sociaux et scolaires très différents, expatriés au service d’un même projet solidaire ou culturel. Une initiative à suivre chaque mois avec les volontaires, depuis le terrain. Cinquième épisode avec Sébastien, engagé auprès de L'Arche à Bruxelles.
À droite, Félicia et Sébastien avec les autres volontaires de L’Arche (crédits Facebook L’Arche Bruxelles)

On sent que ton binôme apporte une vraie plus-value à la mission.

Oui, clairement. Je m’entends très bien avec Félicia, ça compte beaucoup. Dès le début, on a senti qu’on n’était pas là pour se juger. Juste… on était là. Et puis à force de se côtoyer, on s’est rapprochés pour devenir vraiment des amis. On est très différents mais… comme on se rejoint sur quelques valeurs essentielles – être bienveillants, vouloir que les gens se sentent bien autour de nous –, en fait on est surtout complémentaires. Félicia, c’est la meilleure rencontre que j’ai faite cette année.

Tu considères ton engagement comme une étape dans ton processus de guérison ?

Le processus était engagé depuis un petit moment, mais je n’avais jamais autant avancé. Le côté changement de contexte fait se poser de nouvelles questions et alors les anciennes paraissent moins importantes. Quand ça fait un temps qu’on tournait sur les mêmes, ce renouvellement fait avancer plus vite. Et puis il y a un ensemble de choses qui s’assemblent bien au bon moment, la découverte du handicap, celle d’un monde professionnel intéressant, les personnes en tant que telles, qui sont uniques…

Et demain, as-tu une idée de la direction que tu souhaites suivre ?

D’abord, je compte rester trois mois de plus avec L’Arche pour aller jusqu’en septembre. Ensuite, il n’y a rien de concret à ce stade, mais j’aimerais travailler dans l’associatif. Pas forcément dans le handicap, ça peut être auprès d’autres problématiques. L’important est de commencer par se bouger, de faire quelque chose. Commencer, avancer, et puis voir ce qu’il se passe ensuite.

Propos recueillis par Eric Carpentier


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TANDEM, épisode 3 : Prendre conscience

La Guilde mène le projet TANDEM : un binôme de deux jeunes venus d’horizons sociaux et scolaires très différents, expatriés au service d’un même projet solidaire ou culturel. Une initiative à suivre chaque mois avec les volontaires, depuis le terrain. Troisième épisode : Prendre conscience.

Un article de Service civique


Prendre conscience…

Réaliser l’ampleur de la tâche, la fragilité de son action, s’interroger sur soi-même et son rapport au monde : lorsque l’on part en volontariat, cette période de questionnement surgit inévitablement. Le moment est documenté, les volontaires prévenus. Il s’agit alors de ne pas se laisser emporter par les vagues du doute. Mais bien d’en profiter pour prendre de la hauteur. Pour repartir de l’avant, après s’être joyeusement jeté à l’eau puis avoir essuyé les premières éclaboussures.

Cueillir le jour

Cette prise de conscience, Salomé l’expérimente et la verbalise. Elle est en Roumanie depuis trois mois, où elle forme un Tandem avec Julie au sein de l’association STEA. Depuis Satu Mare, Transylvanie, Salomé l’avoue : « le travail est différent de ce que j’imaginais ». Bien sûr, il s’agit d’accompagner enfants et jeunes des rues. Bien sûr, « ils sont ouverts, ils ont envie d’apprendre et c’est gratifiant de voir les progrès qu’ils font avec nous ». Sauf que Salomé a réalisé une chose : ce n’est que répété jour après jour pendant des semaines, des mois et des années, que le suivi portera ses fruits. « On fait du social, rappelle-t-elle, les résultats arrivent sur du long terme. Nous, on ne les verra pas ». Sans compter que l’envie de tout donner à l’arrivée est rapidement tempérée par la réalité : « Tout est en place, on n’est là que pour huit mois, donc il faut très vite trouver des idées pour pouvoir les amener. Mais souvent, on ne comprend pas bien comment les choses marchent. Donc ce n’est pas facile ».

Salomé et Julie à Satu Mare, Roumanie

Alors, que faire ? Pour Salomé, une partie de la réponse tient de la philosophie de vie : « je me dis juste que le matin, je vais voir les jeunes, parler avec eux, on va travailler ensemble… On parle de la journée et ça suffit. On fait avec ce qu’on reçoit, quoi ». Apprécier ce que le quotidien propose. Et savoir déclencher l’échange ! C’est une des forces des missions de volontariat, a fortiori dans le cadre d’un Tandem : la rencontre avec d’autres vies, différentes de la sienne. Rencontre qui amène son lot de bonnes surprises. Salomé : « je ne m’attendais pas à ce que ce soit aussi facile. Les gens sont toujours curieux de rencontrer des étrangers ». « Mais, précise Salomé, il faut prendre le temps de sortir ». Alors vient la récompense : « on apprend assez vite, les gens nous poussent à le faire, ils aident. C’est super encourageant ».

Le ciel est rose

Encourageants, aussi, les mots de Sébastien. Lui est parti avec Félicia auprès des personnes en situation de handicap suivies par la communauté de L’Arche, à Bruxelles. Il démarre avec des mots heureux : « ce que je peux dire, c’est que clairement je passe la meilleure année de ma vie ». Sa prise de conscience, Sébastien la situe au regard de sa vie d’avant, sa vie d’il n’y a pas si longtemps : « un nouveau contexte aide à se poser de nouvelles questions, écrit-il. Et à remettre en question l’utilité des anciennes ». Avec déjà un début de réponse qui semble lui convenir : « quand on est confronté à moins de choses en même temps, ça nous permet d’être plus fort, d’avoir plus de temps à y consacrer pour les résoudre ». À la clé, « l’impression que mon évolution mentale a été démultipliée ». Et ces mots qui touchent au cœur : « c’est très loin d’être tout rose, c’est juste qu’il est vrai aussi qu’il n’y a jamais eu autant de rose dans ma vie ».

Sourires de Marcia et Justine, en mission à l'Alliance française de Turin

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Quand le monde agricole devient une terre d’intégration

À l'occasion de la journée mondiale mondiale des réfugiés le 20 juin, coup de projecteur sur un projet porté par BATIK International, partenaire de La Guilde pour le Service civique. Nom de code : Migr'action.

Un article de Service civique


Intégrer les réfugiés grâce à l’agriculture, une idée folle ? Pas pour Manon et Zineb. Les deux engagées de Service civique se sont rencontrées chez BATIK International, association créée en 1998 par deux petites-filles d’immigrés. Manon Droniou et Zineb Sarhane, elles, ont débuté leur mission de Service civique en janvier 2021. Elles n’ont eu de cesse, depuis, de faire germer le programme Migr’action.

De la déconstruction à l’insertion

« Le projet, c’est d’insérer les migrants en zone rurale par l’agriculture », explique Zineb. Migr’action se traduit par des stages d’immersion de réfugiés aux côtés d’agriculteurs du Calvados, de la Manche ou de Loire-Atlantique. Le but, permettre aux réfugiés de découvrir le métier d’agriculteur tout en cultivant un dialogue inter-culturel entre stagiaires et exploitants agricoles. Un premier stage s’est déroulé en Basse-Normandie, où un réfugié soudanais a pu travailler au sein d’une ferme en agriculture paysanne. Venant d’obtenir son contrat d’intégration républicaine (CIR, conclu entre l’État français et tout étranger non européen admis au séjour en France souhaitant s’y installer durablement), le stage a permis au jeune homme de « se booster et de repartir avec une vraie motivation, en se disant qu’il peut faire des choses » poursuit Zineb. Prochaine étape, l’accompagner pour lui proposer d’autres opportunités de formation et un contrat d’apprentissage.

Pour arriver à ce stage, c’est un énorme travail qu’ont entrepris en amont Manon Droniou et Zineb Sarhane. En commençant par une reconnaissance des territoires pour recueillir et définir les besoins des agriculteurs : « on a eu pas mal d’entretiens avec les acteurs sociaux et agricoles du territoire », raconte Zineb. « Ce qui s’est dessiné, ce sont des stages d’immersion pour permettre aux personnes de découvrir le métier d’agriculteur ». Après ces rencontres, « on a lancé deux ateliers de déconstruction des préjugés sur les zones rurales pour les personnes réfugiés des CPH (Centre Provisoire d’Hébergement, ndlr) de Saint-Lô et Lisieux, en Normandie ». Fertiles, ces ateliers ont permis à Zineb et Manon de réaliser qu’au yeux des réfugiés, « il n’y a ni transports, ni travail, ni activités dans les zones étudiées » poursuit Manon. « Et puis, en continuant l’atelier, on se rend compte qu’il y a pourtant une bibliothèque, un cinéma, un terrain de foot et des offres d’emplois qui peuvent leur correspondre ». À la fin de ces ateliers, les deux engagées ont présenté le projet Migr’action aux réfugiés pour identifier les volontaires. Puis c’est au tour des stages de se mettre en place.

Zineb et Manon en atelier de déconstruction des préjugés

Intégration culturelle, intégration professionnelle

Le projet Migr’action s’implante parfaitement au sein de BATIK International. Puisant son nom dans une technique traditionnelle de tissage de motifs fleuris, l’association a pour mots d’ordre échanges, respect et identité. Une devise qui se retrouve au cœur des discussions qu’ont pu avoir Manon et Zineb lors des ateliers. « D’un point de vue personnel, c’est très enrichissant d’échanger avec un public avec lequel on n’a pas souvent l’habitude d’échanger, témoigne Manon. C’est intéressant de recueillir leurs représentations, de comprendre pourquoi ils pensent comme ça et de pouvoir agir sur leurs idées reçues ». Migr’action permet ainsi de contribuer à l’intégration des réfugiés sur une base de diversité, de respect et de cohésion, en remédiant aux inégalités d’accès aux ressources et en favorisant leur insertion socio-économique. Un travail indispensable à l’heure où, selon l’ONU, plus de 80 millions personnes fuyant guerres, persécutions et exactions sont enregistrées dans le monde.

À leur niveau, Manon et Zineb ont pu apporter appui matériel et accompagnement personnel. Pour les deux engagées, le Service civique est une expérience tant humaine que professionnelle. Il permet par exemple à Manon d’allier deux thématiques qui lui sont chères : l’agriculture et la solidarité. « Comme j’ai un diplôme d’ingénieur agronome, ça me tenait à cœur de garder un lien avec l’agriculture. Et en même temps, j’ai toujours été sensible à la question des réfugiés » développe-t-elle. Le Service civique lui permet également de ne pas entrer directement sur le marché du travail : « je venais juste de passer ma soutenance de fin d’étude et je trouvais que le Service civique était un bon compromis. Je ne me sentais pas forcément prête tout de suite à prendre un poste ». Cet engagement s’insère alors parfaitement dans son parcours de vie. Acquérir une expérience formatrice tout en mettant ses compétences au service d’une cause importante : l’essence même du Service civique.

Propos recueillis par Athénaïs Paret


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Focus sur l’insertion professionnelle des volontaires en Service Civique

L'équipe du Service Civique assure un suivi des volontaires à l'issue de leur mission. En 2019, plus de 80 % d'entre eux étaient en activité après 3 mois.

Manon prépare le concours de commissaire de police

Un article de Belinda HUAU


Dans le cadre de l’accompagnement des volontaires partis avec La Guilde, l’équipe du Service Civique assure un suivi des volontaires jusqu’à 3 mois après leur fin de mission.

Cela fait suite à l’accompagnement avant et pendant la mission. Un mois avant la fin de mission, l’équipe du Service Civique contacte chaque volontaire pour lui proposer un soutien dans son projet d’avenir. La Guilde souhaite donner à tout volontaire qui en ressent le besoin l’orientation et les conseils à sa disposition, pour l’aiguiller dans la suite de son projet.

Le contact à 3 mois après la mission a lui pour objectif de rassurer les volontaires si besoin, parler de leur activité actuelle, et apporter un soutien dans les cas de retours difficiles.

Eloïse travaille toujours pour l’association au sein de laquelle elle a effectué son Service Civique.

La vocation du Service Civique n’est pas l’accès à l’emploi, mais bien l’engagement dans une mission d’intérêt général. Néanmoins, il constitue souvent un vrai levier d’insertion professionnelle et de développement personnel : choix d’orientation, découverte du monde professionnel, acquisition de nouvelles compétences.

En 2013, déjà, une enquête de TNS-SOFRES pointait que 75 % des anciens volontaires étaient en activité après leur service civique, dont 29 % en emploi, 11 % en stage et 35 % en formation. Une réalité qui serait particulièrement vraie dans le secteur associatif, qui représente le plus gros pourvoyeur de missions.

Dylan est lauréat de l’Institut de l’Engagement pour son projet d’écolodges à Madagascar.

Pour suivre l’impact du Service Civique sur l’insertion professionnelle et sociale des jeunes engagés de La Guilde, l’équipe du Service Civique a mis en place en 2019 un suivi des projets réalisés ou en cours des volontaires 3 mois après leur fin de mission.

Tout comme l’enquête réalisée par TNS-SOFRES en 2013, les résultats sont particulièrement encourageants et montrent que le dispositif est extrêmement valorisé et valorisant dans le parcours des jeunes.

Voici les statistiques concernant 79 volontaires partis en mission avec La Guilde en 2019. Nous notons que 84% sont déjà dans un nouveau projet 3 mois après leur fin de mission, dont :

  • 42% sont en emploi ou en Volontariat de Solidarité Internationale.
  • 36% poursuivent ou reprennent leurs études (avec parfois une réorientation suite à la mission)
  • 6% sont accompagnés par l’Institut de l’Engagement, un organisme dédié à l’accompagnement des anciens volontaires dans leurs projets.
graphique insertion professionnelle service civique