L’édito de la lettre de juin

Accompagner les élans

Un article de Vincent FARRET D'ASTIÈS, Président de La Guilde


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Quelle joie de pouvoir servir La Guilde et le nombre impressionnant de projets qu’elle porte : voilà le tout-premier sentiment de votre nouveau président. À cette joie se joignent l’admiration pour un demi-siècle d’activités aussi variées qu’édifiantes, et sans doute encore davantage la volonté de faire avancer avec vous au plus loin ce merveilleux voilier, puissant trois-mâts quand il le faut, agile goélette le plus souvent.

J’ai pour conviction que La Guilde est aujourd’hui éminemment utile à la société. Une véritable chape de modération et de « zéro risque » est venue s’exercer de manière particulièrement oppressante sur nos quotidiens et les premières victimes sont ceux qui, à chaque génération, ont tout simplement un besoin de respiration un peu plus développé. Ils peuvent être brillants, cancres, contemplatifs, fonceurs, ils abordent en tous cas les décennies à venir soit en boitant un petit peu dans un recoin de l’âme, soit en ayant franchement l’impression de ramper là où ils pourraient courir.

À ces personnes La Guilde se propose comme révélateur, comme soutien ou comme tremplin. Elle partage son expérience, elle appuie, elle facilite les circonstances qui permettent de réaliser un projet apparemment fou ou d’aller fraternellement apporter son aide sur un autre continent. Et les fruits, au-delà de ceux de l’action elle-même, sont des parcours marqués à vie par une généreuse liberté ; les Compagnons de La Guilde qui viennent d’être nommés à notre Assemblée Générale en sont de magnifiques exemples.

Pour mieux servir ceux qui veulent ainsi respirer, un défi majeur s’offre à nous : être toujours plus à l’écoute des élans de nos futurs volontaires et vivre pleinement l’aventure de la communication sur leur terrain. Quitte à nous retrouver parfois comme de nouveaux arrivants dans une contrée lointaine – quelle aubaine pour La Guilde !

Vincent FARRET D’ASTIÈS
Président de La Guilde

L’édito de la lettre d’avril

Découvrir. Comprendre. Explorer.

Un article de Vincent GARRIGUES


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Culture du dialogue

La Guilde aime les grands chantiers. Elle ose, par tradition. Née de l’histoire du 20e s., notre maison doit faire son chemin entre les balises de la post-modernité, en acceptant de confronter son goût fondamental de l’action en profondeur au nouvel acteur orwellien du débat public, cette conversation globalisée qui commente en mode flash beaucoup plus qu’elle n’agit.

La communication, il s’agit bien d’elle, c’est un peu l’affaire de tous : chacun se sent fondé d’exister à travers elle, tant le reflet de l’ensemble embarque les facettes de chacun.

Notre communication doit donc porter le témoignage de ce que j’appellerais notre « mission », ou notre « fonction sociale » : oser la permanence têtue de l’engagement par l’action, aller vers les autres pour bâtir un patrimoine de l’en-commun et inscrire les actes dans la geste la plus sensée qui soit. Nous savons, avec Hannah Arendt, qu’être isolé, c’est être privé de la capacité d’agir.

Les outils digitaux – ces fascinants sillages qui produisent autant d’étincelles que d’effroi – aiguillonnent un désir mimétique, et forgent une emprise plus qu’une empreinte ; notre défi apparaît donc d’abord culturel. Les femmes et les hommes de La Guilde, dans chacune de leurs actions sur la terre humaine, donnent et reçoivent. Cet échange symbolique, et bien réel, se tisse volontiers dans les ailleurs, lesquels n’existent que parce qu’il y a un ici. Sur ce chemin, notre récit se dresse contre les entreprises de séparation, affirmant sa vocation à fortifier le dialogue, à jeter des ponts, à tendre des livres.

Lorsque tout se bouscule, que tant d’inquiétudes virevoltent entre charivari du net et doxa propagandiste, notre ambition de communiquer nous propulse comme bâtisseurs enthousiastes de mémoires et d’innovations.

En partageant sa bibliothèque, en organisant un grand festival de films, en animant ses canaux sociaux, à travers sites et plate-formes, avec ses nouvelles visio-sessions aventurières, La Guilde veut explorer tous les territoires de la rencontre.

Vincent GARRIGUES
Responsable de la communication institutionnelle

L’édito de la lettre de mars

Que vive l'aventure !

Un article de Cléo Poussier-Cottel


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Depuis 1992, La Guilde organise le festival des Écrans de l’aventure avec la ville de Dijon. En 2021, pour fêter les 30 ans d’une collaboration incroyablement riche et porteuse de sens, toute l’équipe de La Guilde est mobilisée pour vous proposer une édition exceptionnelle.

Ce festival vous fera revivre des moments forts de trois décennies d’aventures. Il proposera également les meilleurs films et livres de l’année, ainsi que des échanges uniques avec des aventuriers audacieux et engagés, curieux des autres et soucieux de nous faire découvrir la beauté fragile de notre planète.

En octobre 2020, l’édition était passée entre les gouttes des restrictions sanitaires, réunissant près de 10 000 spectateurs. En 2021, les Écrans comptent bien voir le soleil se lever sur des mondes inconnus !

Nous vous donnons rendez-vous régulièrement, dans cette lettre et sur les canaux de communication des Écrans de l’aventure (siteFacebookInstagramTwitter), pour ne rien rater de la mise en place de cette édition anniversaire.

Les 30 ans du festival Écrans de l’aventure auront lieu la semaine du 11 au 17 octobre 2021 à Dijon.

A bientôt, tous ensemble,

Cléo POUSSIER-COTTEL
Directrice adjointe des Écrans de l’aventure

L’édito de la lettre de décembre

Aider le Liban, reflet d’un monde abîmé

Un article de Vincent Rattez


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Au compteur des activités de La Guilde en 2020 figurent 180 microprojets soutenus à travers le monde ; le double de 2019, avec une attention égale pour la fabrication de masques sanitaires au Kivu ou un programme d’éducation de la jeunesse à la santé par le sport au Mozambique. Quel bilan !

À côté de ces actions ciblées, qui impliquent aussi un renforcement de notre organisation, de jeunes volontaires commencent à repartir sur le terrain de leurs missions, au gré des autorisations administratives. Quel soulagement pour une organisation de jeunesse !

En cette fin d’année, notre regard se porte particulièrement vers le Liban, pays ruiné, épuisé par des crises multiples et que l’explosion du port de Beyrouth est venu mettre un peu plus à genoux. Nous ne laisserons pas les Libanais seuls dans la difficulté. La Guilde a mis en œuvre un premier microprojet au profit de quelques artisans situés près de l’explosion, en aidant cinq ateliers à ré-ouvrir.

Et dans cette veine pragmatique, La Guilde lance un appel à microprojets dédié au Liban (TOUTES LES INFORMATIONS ICI), pour que fleurissent des initiatives locales donnant aux Libanais davantage de moyens de se relever. Avec l’appui décisif de la Fondation de France et de l’Agence française de développement, nous comptons ainsi apporter notre contribution, échoppe par échoppe, petit pas après petit pas. Et nous manifestons l’amitié franco-libanaise qui nous tient à cœur dans la tempête. Le lancement officiel de cette campagne interviendra le 4 janvier prochain. Voilà qui nous projette à la fois vers l’action et 2021.

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde

L’édito de la lettre de novembre

Se tourner vers l'avenir

Un article de Bernard de La Villardière


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Après une année d’observation pour redécouvrir La Guilde et faire la connaissance de ceux qui l’animent, j’ai accepté d’en prendre la présidence avec enthousiasme. C’est une nouvelle étape d’un engagement de longue date dans l’humanitaire. Chez Solidarités International, ACF et Care France, j’ai assisté, aux premières loges, à l’évolution de la doctrine. Le « sans-frontiérisme », guidé par l’idéal universaliste et le goût de l’action, a cédé la place à des critères d’efficacité et d’opportunité sous l’influence des grands bailleurs. La Guilde est restée fidèle à l’esprit de ses fondateurs et de tous ceux qui l’ont accompagnée et servie au fil des années. Au nom d’une certaine idée de l’homme. Un homme debout et fraternel.

Depuis quelques mois, la crise du Covid et les tensions internationales bouleversent notre rapport au monde. Les questions culturelles et religieuses forment de nouvelles frontières. L’intolérance et le ressentiment ravivent des fractures que l’on croyait résorbées. Elles n’épargnent pas la France.

Grâce à son Agence des Microprojets, La Guilde est bien placée pour relever ces nouveaux défis en cultivant proximité et authenticité. Des valeurs furieusement dans l’air du temps. J’ai assisté au fil des années à trop de colloques sur l’humanitaire où les questions institutionnelles – du type relations ONG-Armée ou ONG-ONU – l’emportaient sur les études d’impact ou les besoins des bénéficiaires. Avec son réseau de volontaires, La Guilde construit les solidarités de demain et contribue à renforcer l’autonomie des pays du Sud vis-à-vis de l’aide internationale.

Avec radio Al Salam à Erbil, nous explorons un nouveau champ d’action dans la culture et l’information pour réconcilier les communautés. Au Cameroun, l’expérience Weeecam de retraitement des déchets électroniques devrait permettre à La Guilde de créer une nouvelle singularité.

J’aimerais que nous puissions capitaliser sur ces actions pour les dupliquer ailleurs et que nous développions des programmes en propre. Je souhaiterais que nous puissions accroître la visibilité et la notoriété de La Guilde. Je suis heureux de pouvoir y travailler aux côtés de Vincent Rattez, de Hugues Dewavrin et des autres membres du Conseil d’Administration dont j’apprécie la diversité des parcours et des compétences. Armand de Villoutreys et Christine Rodwell nous ont rejoints. Ils se sont engagés avec La Guilde autrefois et leur nouvel engagement illustre sa force d’attraction.

Comme l’a dit le Général de Villiers lors de notre dernière AG, le monde a plus que jamais besoin de confiance et d’authenticité. Je nous souhaite de travailler dans cet esprit au développement de La Guilde.

Bernard DE LA VILLARDIÈRE
Président de La Guilde