Lever de rideau sur la 31e édition des Écrans de l’aventure

Après une édition anniversaire remarquable avec près de 16 000 entrées, la 31e édition du festival Les Écrans de l'aventure ouvrira ses portes du 13 au 16 octobre à Dijon !

Un article de Aventure


La 31e édition des Écrans de l’aventure de Dijon est lancée et vous donne rendez-vous du 13 au 16 octobre prochains à Dijon pour voir les meilleures productions audiovisuelles internationales et rencontrer aventuriers, voyageurs et professionnels de l’image.

Trois invités d’honneurs

Trois invités d’honneur marqueront la cérémonie d’ouverture animée par la navigatrice
Anne Quéméré. : Elsa Peny Etienne, directrice de l’expédition Polar Pod, accompagnée du Docteur Jean-Louis Etienne, qui commenteront par ailleurs la spectaculaire exposition consacrée à Polar Pod sur les grilles du Jardin Darcy ; et Nicolas Vincent, directeur des opérations sous-marines de l’expédition Endurance22, à qui l’on doit la récente découverte du bateau mythique de Sir Ernest Shackleton par 3 000 mètres de fond dans « la
pire mer du monde
», la mer de Weddell.

L’affiche officielle des Écrans de l’aventure 2022 est tirée d’une photo de Sébastien Roubinet (actuellement sur l’expédition Nagalaqa, soutenue par La Guilde) tirée du projet La Voie du Pôle – dont le film a été doublement primé à Dijon en 2020 – pour lequel il est le seul Français à avoir reçu le Shackleton Award, en 2019.

Un souffle polaire symbolique, l’année de la découverte de l’épave de l’Endurance et de l’adoption par la France de sa première stratégie polaire !

Deux présidents de jurys

Deux présidents remettront respectivement les Toisons d’or du film et du livre d’aventure de l’année : Raphaël Domjan et Charles Wright.

Né le 19 janvier 1972 à Neuchâtel, Raphaël Domjan est un éco-explorateur et conférencier qui s’engage, au travers de sa fondation PlanetSolar, pour la promotion de l’énergie solaire afin de lutter contre les changements climatiques. Raphaël a initié en 2015 l’aventure SolarStratos, pour montrer le potentiel de l’énergie décarbonnée en atteignant la stratosphère grâce à son avion solaire. Le 18 juin dernier, il réalisait une première mondiale hautement symbolique, avec le vol en wingsuit de la « femme-oiseau » Géraldine Fasnacht, depuis l’aile de son avion en vol à la seule énergie du soleil.

Né en 1981, historien de formation, Charles Wright a été plume d’un ministre, éditeur, journaliste, avant de devenir novice dans un monastère cistercien. Il a notamment publié À quoi servent les moines ? (Éditions François Bourin, 2011) et Casanova ou l’essence des Lumières (Éditions Bernard Giovanangeli, 2008, Prix Guizot de l’Académie française). Son dernier récit, Le chemin des estives (Flammarion, 2021), mention spéciale du jury aux Écrans 2021, s’est vendu à plus de 40 000 exemplaires.

Une nouvelle identité visuelle

« Au coeur d’une volonté d’épure et d’un certain onirisme en phase avec le contenu du festival, le logo représente un cairn, figure universelle de l’itinérance, symbole d’une accumulation d’expériences établissant un repère et indiquant une direction. Une construction qui rappelle également les cabottes en pierres sèches parsemant les coteaux bourguignons » – Eric Carpentier, nouveau coordinateur du festival à la suite de sa directrice historique, Cléo Poussier-Cottel.

De nombreuses animations ponctueront le festival : projections, débats, expositions, rencontres, lectures, expériences… Le programme détaillé sera dévoilé à la rentrée !

Lire le communiqué de presse


Pour aller plus loin


Merci de valider votre inscription via le mail de confirmation envoyé.
Nous gardons vos données privées.

VOD : le palmarès des Écrans 2021 en ligne

Du 22 septembre au 2 janvier, les films primés aux 30es Écrans de l'aventure sont accessibles en ligne. L'occasion de plonger dans ce que l'aventure produit de meilleur.

Un article de Festival Écrans de l'aventure


Alpinisme, plongée, Amazonie, quête familiale, migrations, low-techs : c’est peu dire que les thématiques couvertes par les films primés aux Écrans de l’aventure 2021 est vaste. Le jury présidé par Elisabeth Revol a offert à la trentième édition du festival un palmarès témoin de son époque, dans toute sa diversité.

Bonne nouvelle : du 22 décembre au 2 janvier, 6 des 7 films du palmarès sont à (re)voir en VOD !

>>> films.lesecransdelaventure.com <<<

Out of Frame, Toison d'or
Lost At Sea, Prix spécial du jury
L'Aventure, Prix Alain Bombard
Les Harmonies invisibles, Prix Ushuaïa TV
Dark Green, Prix du public
4 mois sur ma biosphère, Prix des jeunes de la ville de Dijon
https://twitter.com/EcransAventure/status/1473680398752403473

Actions ! La lettre de La Guilde

Merci de valider votre inscription via le mail de confirmation envoyé.
Nous gardons vos données privées.

Aux Écrans, la 30e fringante

Les Écrans de l'aventure ont fêté leurs 30 ans à Dijon du 14 au 17 octobre. Retour sur une édition placée sous le signe de la transmission.

Un article de Aventure


L’âge est-il une histoire de chiffres ? Si la réponse est affirmative, alors ceux des 30 ans des Écrans sont éloquents : 60 films programmés en salles et en ligne, 2 lieux de projection, 4 expositions, 5 tables rondes, 6 livres en compétition, des dizaines d’invités, plus de 16 000 spectateurs… Pour célébrer ses trente automnes à Dijon, le festival s’est multiplié, mû par la force de l’âge.

Mais s’arrêter au strict alignement de chiffres serait oublié que « la jeunesse n’est pas une période de la vie », rappelait le général MacArthur inspiré par le poète Samuel Ullman. « Elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort ». Une vision qui renvoie furieusement à tous les projets et productions réunis chaque année entre forêts et vignobles bourguignons. Enivrés au parfum de l’action, arpenteurs et créatrices prennent la clef des champs, des bois, des océans et des montagnes, puis s’en reviennent partager leurs flacons remplis d’un élixir de jeunesse – au bon goût de reviens-y !

Alors, cette année encore, le public est revenu. Malgré les contraintes, il a tenu à saluer nos aventuriers à l’escale, avant de les voir filer à nouveau. Avant de filer à son tour ? Voilà un risque assumé ! Ce serait même « un effet de la volonté » du festival : réunir toutes et tous dans un périmètre restreint pour donner à chacun un espace de créativité. Illustration avec les Cafés-rencontres introduits cette année : le public était invité à partager un moment privilégié, en petit comité, avec ses invités. Un bon moyen d’allumer des étoiles.

Le retour au théâtre des Feuillants, hôte historique du festival (de 1993 à 1999), a lui permis d’éclairer celles qui ont jalonné l’aventure depuis 30 ans. En projetant 15 films primés dans l’histoire du festival, les Écrans ont invité ses acteurs à venir (re)présenter leurs œuvres. Citons pêle-mêle le magnifique message laissé par Alain Kalita évoquant ses sentiments enchantés, seul dans les 40e rugissants, Après l’horizon (1997) ; l’émotion de Michaël Pitiot à l’évocation de sa jonque vietnamienne Sao Maï (2001), construite de ses mains et disparue récemment ; le récit par Luc-Henri Fage de sa Mémoire des brumes (1992), document primé lors de la première édition des Écrans ; ou le succès jamais démenti de Corentin de Chatelperron, ingénieux Nomade des Mers (2014)… et récompensé du prix de l’Aventurier de l’année 2021.

Et puisqu’il s’agissait de conjuguer le passé au présent, 30 films primés supplémentaires ont été proposés en vidéo à la demande, sur la plateforme du festival. Plus de 900 spectateurs ont ainsi pu voyager sans contrainte à travers temps et grands espaces. L’occasion de dénicher quelques pépites éternelles : Marco, étoile filante (2006), portrait du regretté snowboardeur de l’Everest Marco Siffredi ; Africa Trek (2004), relation de l’exceptionnelle marche d’Alexandre et Sonia Poussin du cap de Bonne-Espérance au lac de Tibériade ; Asiemut (2006), 8 000 kilomètres à vélo à travers l’Asie avec Mélanie Carrier et Olivier Higgins ; ou La marche dans le ciel (1998), traversée funambule de l’Himalaya par Alexandre Poussin et Sylvain Tesson. Autant de films ayant marqué l’histoire de l’aventure, donc du festival. Et qui ont vocation à s’inscrire dans la durée pour que se transmette la mémoire des belles réalisations, d’hier à demain.

Et aujourd’hui, alors ? En 2021, les jurys présidés par Elisabeth Revol (films) et Jean-Luc Coatalem (livres) nous ont offert de magnifiques palmarès. Du côté des récits, c’est l’intimiste et tout à fait actuel Par la force des arbres d’Edouard Cortès (dont le film Paris-Jérusalem, prix du jeune réalisateur 2009 avec sa femme Mathilde, a été projeté en sélection rétro) qui a reçu les lauriers de la Toison d’or du livre d’aventure de l’année. Un choix que ne peut que saluer La Guilde, attentive et admirative d’un parcours fidèle à des idées, inspiré par l’action.

Quant aux films, le cru 2021 des Écrans de l’aventure rappelle qu’il est un festival tourné vers l’international avec trois films étrangers primés (Lost at Sea, bouleversante quête d’un fils dans le sillage d’un père disparu en mer, Peter Bird ; Dark Green – Alone in the Amazon, manifeste en faveur de la nature sauvage conté par Paul Rosolie ; Swissway to Heaven, pur film d’escalade au ton rafraichissant). Il invite également à s’interroger sur les sociétés que nous voulons, aujourd’hui comme demain (L’Aventure, de Marianne Chaud ; Quatre mois sur ma biosphère, de Corentin de Chatelperron). Enfin, après un détour plein de rêverie vers Les harmonies invisibles, il propose un décentrement hors cadre sur les métiers de l’image en conditions extrêmes, avec Out of Frame de Jordan Manoukian, Toison d’or du film d’aventure de l’année 2021.

Après trois jours féconds à Dijon, les lumières des Écrans se sont éteintes, mais pas les étoiles semées ici et là. Puissent-elles nous guider sur les chemins de l’audace… jusqu’à 2022 !


À revoir

Avant l’annonce du palmarès 2021, Corentin de Chatelperron, fondateur du Low-tech Lab, et Vincent Farret d’Astiès, fondateur de Zephalto et président de La Guilde, ont longuement échangé sur le thème « Quelle aventure demain ? » Une discussion passionnante à revoir en ligne, suivie de la cérémonie de clôture.


Pour aller plus loin


Actions ! La lettre de La Guilde

Merci de valider votre inscription via le mail de confirmation envoyé.
Nous gardons vos données privées.

L’édito de la lettre d’octobre

3,2,1… illuminez les Écrans !

Un article de La Guilde


Lire la lettre dans son intégralité : 3,2,1… illuminez les Écrans !

Pour recevoir la lettre mensuelle : formulaire d’inscription


Exceptionnellement, cette lettre mensuelle Actions est focalisée sur le festival des Écrans de l’aventure que La Guide organise chaque année avec la ville de Dijon. Que celles et ceux qui s’investissent dans le volontariat international avec La Guilde ou encore dans les microprojets de coopération nous pardonnent : on n’a pas tous les jours 30 ans…

Depuis 30 ans, l’aventure, ses émotions et ses rencontres se conjuguent à Dijon dans un esprit d’amitié et de simplicité propres aux relations vraies. Et l’aventure lointaine demeure, dans ce monde en apparence si exploré, un souffle qui inspire les grands départs, sous des formes multiples. L’aventure colore chaque année La Guilde du raid en Guilde du rêve

Le festival infuse dans la ville via de superbes expositions de photos ou des rencontres en petit comité avec les personnalités invitées. Toutes les facettes de l’aventure vous sont proposées, en images, en mots et en face-à-face.

La rétrospective exceptionnelle des 30 ans complète la sélection 2021 et multiplie par deux les séances et les sites de projection, en présence des réalisateurs ou des aventuriers ; ils sont plus de soixante.

Et parce qu’il reste une compétition féconde, le festival culminera avec les prix remis aux films et livres élus ; sous la présidence de l’himalayiste Elisabeth Revol (jury du film) et de l’écrivain Jean-Luc Coatalem (jury du livre), que nous remercions chaleureusement.

Puissent se lever à Dijon – et ailleurs – de nouvelles vocations d’aventuriers, de coopérants, de scientifiques, de réalisateurs, qui à leur tour porteront l’amour du monde.

Ce programme des 30èmes Écrans de l’aventure promet un bel anniversaire. Rendez-vous à Dijon du jeudi 14 au samedi 16 octobre inclus !

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde et du festival

L’édito de la lettre de septembre

Demandez le programme !

Un article de La Guilde


Lire la lettre dans son intégralité : Demandez le programme !

Pour recevoir la lettre mensuelle : formulaire d’inscription


Les déchets, compagnons encombrants

Le Congrès mondial de l’UICN* vient de se tenir en France, avec sa liste grandissante d’animaux en voie de disparition. Dans un mouvement inverse, les déchets poursuivent eux leur prolifération. La Guilde s’est saisie du problème depuis longtemps et alertait il y a dix ans – sans grand succès médiatique à l’époque – sur les gigantesques vortex de plastique se constituant au milieu des océans (réunion internationale sur les déchets plastiques ; Écrans de la Mer, 2011). À terre, la situation n’est guère meilleure, hormis dans les pays les plus éduqués.

Toutefois, les réactions à ce désastre n’ont jamais été aussi nombreuses. Dans son jardin, La Guilde a ainsi attribué une Bourse de l’aventure 2021 à deux jeunes alpinistes grenoblois bien décidés à installer un incinérateur que des villageois d’une haute vallée népalaise réclament. Dans le cadre de notre nouveau programme TANDEM, nous envoyons aussi ce mois-ci au Bénin un binôme de deux jeunes Services civiques auprès de l’association Gbobéto. Ils vont y prêter main forte au projet de valorisation des déchets d’un quartier populaire de Cotonou. La Guilde attribue par ailleurs des financements aux microprojets qui, à leur échelle, initient des réponses à ce défi majeur : ici pour valoriser des déchets agricoles, là pour faciliter la pré-collecte et le tri des déchets urbains.

Depuis 2013, La Guilde opère enfin au Cameroun, avec Solidarité Technologique, un projet pilote de collecte et traitement des déchets électroniques. La conclusion est que seul un écosystème complexe permet une prise en charge efficace : il faut des lois, des textes règlementaires, un système d’écotaxe qui pérennise les financements, des sites de stockage transitoires pour les déchets sans solution (ils sont nombreux) et des filières de traitement spécialisées qui apportent ces solutions.

Les déchets sont partout, sources de pollutions multiples, décourageants pour les habitants des favelas comme pour les navigateurs qui les retrouvent en Arctique. Les législations sont souvent balbutiantes dans les pays pauvres, et les financements tout autant. Mais gageons qu’en renforçant encore la mobilisation de tous, nous saurons un jour renverser ces montagnes de déchets.

Vincent RATTEZ
Délégué général de La Guilde

*Union Internationale pour la Conservation de la Nature

Sélection spéciale 30 ans des Écrans : 30 films primés en VOD

A l'occasion de sa 30e édition à Dijon (14-17 octobre), le festival des Écrans de l'aventure propose 30 films primés en VOD, jusqu'au 31 octobre

Un article de Aventure


Les séances sont ouvertes ! Pour fêter les 30 ans des Écrans de l’aventure à Dijon (du 14 au 17 octobre), le festival propose une sélection de 30 films primés accessibles à la location.

Du document inédit Ils vivent au sommet des arbres (mention spéciale du jury, 1997) à l’acclamé Climbing Blind (Toison d’or du film d’aventure, 2020), tout un pan de l’histoire de l’aventure est ainsi mis en lumière, marqué du sceau de la qualité.

Philosopher avec Sylvain Tesson sur les rives du Baïkal, marcher avec les Poussin à travers l’Afrique, s’envoler avec Yves « Jetman » Rossy, chercher un fils disparu en Amazonie ou y construire une pirogue, se lancer dans une méharée, grimper des buildings, voler en ULM malgré la maladie, vaincre le handicap, se plonger dans les vies passionnées d’Alain Colas, Paul-Émile Victor, Haroun Tazieff ou Marco Siffredi… Autant d’histoires étonnantes, parfois saisissantes, toujours inspirantes.

Les films sont proposés à 3 € pour une location de 7 jours. À l’occasion du lancement, un forfait de 50 € permet d’accéder à l’ensemble des 30 films de la sélection rétrospective jusqu’au 31 octobre.

films.lesecransdelaventure.com/ecrans30ans

Bonnes séances !


Actions ! La lettre de La Guilde

Merci de valider votre inscription via le mail de confirmation envoyé.
Nous gardons vos données privées.

5 histoires pour avancer

La lettre de l'été - juillet-août 2021

Un article de La Guilde


Quels sont les ressorts de l’action ? Voilà la question à laquelle tentent de répondre les histoires racontées ici. Des récits à hauteur d’hommes et de femmes – parfois à plus de 8000 mètres – qui ont en commun de mener des vies entières, faites de passions et d’engagements. Cela peut être issu d’un cheminement personnel ou bien d’une aventure collective ; cela peut être dirigé par un rêve intime ou exprimer une responsabilité sociale ; cela peut prendre toutes les formes, pourvu qu’il s’agisse d’accomplissement.

Du Kurdistan dans les pas du French doctor Tissot à Madagascar pour une vie placée sous le signe du volontariat, des extrémités gelées de la planète aux entrailles d’une ville déchirée par la guerre, le volontarisme humain s’exprime avec autant de force que de simplicité. Chacun de ces témoignages aspire, à sa façon, à indiquer la voie de l’action. Pour nous inspirer, et pouvoir à notre tour répandre ce souffle vital.


Le Docteur et les Écrans

Pendant 40 ans, le Docteur Frédéric Tissot s’est donné tout entier pour soigner les populations abîmées, au plus près du terrain. Aujourd’hui, il travaille à répandre l’ouverture à travers Les Écrans de la paix. L’occasion de s’interroger sur les rapports entre corps et esprit.

Soigner les lendemains.


À Mossoul, Fahad pour un nouveau récit

Le Book Forum de Mossoul est un exemple d’initiative culturelle visant à repenser dans sa profondeur une société ébranlée. Son co-fondateur, Fahad Sabah Mansoor Al-Gburi, raconte une aventure née dans les flammes.

Lire pour renaître.


Clémentine, grandir à Mada’

En 2015, Clémentine partait à Madagascar en tant que Volontaire de solidarité internationale au sein de l’association APDRA Pisciculture Paysanne. Elle avait signé pour 19 mois : sa mission aura finalement duré six ans. Histoire d’un coup de foudre.

Tout donner au présent.


« Aller explorer ses talents jusqu’au bout »

Explorateur polaire, pionnier de l’ULM, concepteur d’avions… Hubert de Chevingy a placé sa vie sous le sceau de l’action. Président pendant 15 ans et désormais Compagnon de La Guilde, l’homme se confie sur les ressorts de l’aventure, depuis la terre qui le fait vivre aujourd’hui.

Décoller en liberté.


Elisabeth Revol, sur un air de jouvence

Présidente du jury pour les 30 ans des Écrans de l’aventure, l’himalayiste Elisabeth Revol suit un parcours hors normes, fait de farouche indépendance, d’oxygène rare donc précieux, mais aussi de drames et de remises en question. Elle tente avec lucidité de comprendre les mobiles qui la poussent à l’action.

S’élever dans la passion.


Les Écrans de l’aventure sont en ligne

Alors qu’il s’apprête à fêter ses 30 éditions à Dijon (14-17 octobre), le festival des Écrans de l’aventure propose depuis le 1er juillet une sélection de films primés, accessibles gratuitement tout l’été. À la rentrée, cette offre sera enrichie d’une sélection exclusive pour les 30 ans des Écrans.

Explorer l’inspiration.


Actions ! La lettre de La Guilde

Merci de valider votre inscription via le mail de confirmation envoyé.
Nous gardons vos données privées.

Les Écrans de l’aventure lancent leur plateforme de films en ligne

Alors qu'il s'apprête à fêter ses 30 ans à Dijon, le festival des Écrans de l'aventure propose depuis le 1er juillet une sélection de films primés, accessibles gratuitement tout l'été.

Un article de Aventure


Une page se tourne, une autre s’ouvre : jeudi 1er juillet, Jean-Luc Van Den Heede, dit VDH, est mis à l’honneur pour le lancement de la nouvelle plateforme vidéo des Écrans de l’aventure. Car cet immense marin l’a annoncé quelques jours plus tôt : cette fois, c’est sûr, il quitte le monde de la course pour rejoindre celui de la retraite. Il laisse derrière lui une carrière unique, guidée par la liberté, parfois menée à contre-courant. Ainsi ce record – toujours actuel – du tour du monde contre vents et courants dominants (le Global Challenge, en 122 jours et 14 heures) qui lui vaut de recevoir la Toison d’or de l’aventurier de l’année à Dijon, en 2004.

Son portrait – VDH, Monsieur longue route (sélection officielle Écrans de l’aventure 2020) – a donc été diffusé lors d’une soirée spéciale, avant un joyeux moment d’échange en direct (à revoir ici). Plus de 250 inscrits ont répondu à l’appel… ainsi que 5 skippers qui, en quelques heures, ont tenu à envoyer leurs salutations au grand VDH.

Désormais et jusqu’à fin août, une vingtaine de films sont accessibles gratuitement sur la plateforme. À la rentrée, cette offre sera enrichie d’une sélection exclusive pour les 30 ans des Écrans de l’aventure, qui se tiendront du 14 au 17 octobre à Dijon. Enfin, vous pourrez y retrouver une partie de la sélection 2021 à l’issue du festival.

Alors n’attendez plus : connectez-vous au meilleur du film d’aventure en ligne et… bonnes séances !

Elisabeth Revol présidente du jury des Écrans 2021

L'alpiniste Elisabeth Revol sera la présidente du jury film pour les 30 ans des Écrans de l'aventure, du 14 au 17 octobre à Dijon. Le festival se réjouit d'accueillir une personnalité hors normes, de par son parcours et ses réalisations. Elle partage avec nous quelques pensées.

Un article de Aventure


« Himalayiste, conférencière, exploratrice, curieuse, rêveuse… » Voilà les mots choisis par Elisabeth Revol pour se présenter. Comment ne pas faire un lien immédiat avec l’esprit défendu et promu par les Écrans ? Comme une évidence, Elisabeth Revol, 42 ans, sera donc notre présidente du jury film.

« Je savais qu’il se passe de belles choses à Dijon. Mais quand on m’a proposé, j’ai hésité ! (rires) Parce que c’est une aventure aussi, de rester assise longtemps dans une salle. Il faut de la patience et moi, je n’en ai pas énormément ! (rires) Mais c’est une occasion de voir des films que je ne vois jamais, et ce sont des moments de partage, d’échange avec des personnes qui ont d’autres compétences. Une partie de moi avait envie d’y aller, donc allez hop, j’y vais ! »


À LIRE AUSSI : 30 ans des Écrans – 1992-1999, le temps des Feuillants


« Je suis sensible à tout type d’aventure à partir du moment où il s’agit d’être dans la nature. Le vélo me parle énormément, les grandes étendues glaciaires aussi, même si elles sont plus horizontales, le désert… Tout ce qui est dans l’immensité. Il n’y avait que l’océan qui ne me parlait pas énormément, mais j’ai rencontré des gens de la mer depuis un an ou deux et ça m’attire de plus en plus. Même si je suis loin d’être un poisson dans l’eau ! »


À LIRE AUSSI : 30 ans des Écrans – 2000-2008, du Palais des Congrès à l’Auditorium


« L’esprit d’aventure est au cœur du rêve des hommes. L’aventure existe à partir d’un rêve. C’est quelque chose de très vaste, qui peut être à un pas de chez soi ou au bout du monde : à partir du moment où l’on ose, c’est de l’aventure. »


À LIRE AUSSI : 30 ans des Écrans – 2009-2021, entre Darcy et Olympia


« C’était en coup de vent, désolé, je pars grimper ! (rires) On va dans les Hautes-Alpes, notre terrain de jeu habituel, là où nous avons nos repères. Cet été, je vais ne faire que ça : rayonner dans les Alpes, faire du vélo, et grimper, grimper, grimper ! (rires) »

Propos recueillis par Eric Carpentier

30 ans des Écrans : 2009-2021, entre Darcy et Olympia

En 2021, les Écrans de l'aventure célèbrent leur 30 ans à Dijon. Retour en trois temps sur une histoire lancé en 1992. Aujourd'hui, Cléo Poussier-Cottel – incontournable directrice adjointe du festival – et Louis Meunier – réalisateur et écrivain – racontent leurs Écrans. Une trilogie conclue par les mots de Christine Martin, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la culture, à l'animation et aux festivals.

Un article de Aventure


30 ans des Écrans de l’aventure :
expositions, tables rondes, cafés littéraires,
sélection officielle et rétrospective,
à partir du 11 octobre 2021 à Dijon
.


L’un porte le nom d’un illustre ingénieur dijonnais, l’autre est un ancien théâtre. Peut-être était-il écrit que les cinémas (Henry) Darcy et Olympia (fondé en 1919) accueilleraient un jour des histoires impliquant corps et esprit. Des histoires qui associant une projection physique et une intelligence pugnace pour émerger. Des histoires humaines, parfois complexes, parfois simplement brillantes. Des aventures totales, de l’étincelle originale au point final – lorsqu’il y en a un.

Parfois, donc, ces histoires sont racontées à travers des films. Cléo Poussier-Cottel en a vu plus de 4 000 depuis près de 30 ans qu’elle travaille sur le festival. Louis Meunier, lui, a vu trois des siens être primés à Dijon, (7 000 m au-dessus de la guerre, 2012 ; Kabul Cinema, 2015 ; Les cavaliers afghans – sur les traces de Joseph Kessel en Afghanistan, 2017). Et puis il a été membre du jury, aussi. Il fallait donc leur demander : mais quels sont les ingrédients d’un bon film ? Et la recette d’un bon festival ?

Une histoire d’émotions

« Quand je regarde un film, je veux être embarquée, que l’histoire me prenne et tienne ses promesses, démarre Cléo Poussier-Cottel. Pour la sélection, j’essaie de me mettre à la place du public. La qualité des images est importante, mais le premier critère reste : est-ce que je n’ai pas vu le temps passer, ou est-ce que je me suis ennuyée ? » Une vision appuyée par Louis Meunier qui se souvient de la Toison d’or décernée en 2013, lorsqu’il était membre du jury : « Crossing the ice, une super histoire d’amitié entre deux Australiens qui vont au pôle Sud. La qualité n’était pas incroyable, mais ça montre bien que la caméra n’est qu’un moyen technique. Ce qui compte, c’est l’émotion. »

Une émotion, forcément subjective, qui fait l’esprit des festivals. Louis : « le contact avec les spectateurs, le fait de pouvoir palper les réactions sont importants. Parfois tes intentions passent à la trappe, parfois le public remarque des choses que tu n’avais pas vues. Et puis les humeurs, les ambiances sont différentes d’un public à l’autre. Ce regard extérieur est très enrichissant ». Et de citer les enfants, particulièrement présents à Dijon à travers la programmation réservée aux scolaires : « ils posent des questions inattendues, sourit Louis, mais souvent pertinentes ! »


À LIRE AUSSI : 30 ans des Écrans de l’aventure : 1992-1999, le temps des Feuillants


Ouvrir les esprits, voilà un autre critère de sélection pour Cléo : « on cherche une programmation variée, avec des surprises, des choses qui tiennent davantage du coup de cœur. Treeverse (2011), J’ai demandé la lune au rocher (2013), Urban Escape (2014)… Il y a beaucoup de films de ce genre ! Dernièrement, le film suisse Tandems (2019). J’ai adoré son écriture, sa cohérence entre le sujet filmé et la manière de filmer qui laisse une grande part à la voix et sonne comme une musique. Cet ensemble qui met le spectateur à la place d’un malvoyant livre un ballet et une poésie profondément humaine. » Cette année-là le film avait reçu le Prix spécial du jury. Un autre film a retenu autant l’attention du jury que du public : L’extraordinaire tournée du facteur Maignan (prix Jean-Marc Boivin et trophée Peter Bird 2009). « Parce que c’est une aventure humaine, propose Cléo, dans laquelle les gens peuvent se reconnaître. »

Le goût des cerises

Si une sélection en festival, et a fortiori un prix, représente pour Louis Meunier « une cerise sur le gâteau pour toute l’équipe du film, parce qu’on se prend au jeu », là ne réside pas pour autant l’intérêt premier des Écrans de l’aventure. Il y a la rencontre avec le public ; il y a aussi les échanges avec ses pairs : « rencontrer quelqu’un qui a marché sur la banquise ou qui a traversé l’océan à la rame te montre que tu n’es pas tout seul. C’est inspirant d’être dans un chaudron en ébullition, grisant de voir ces gens qui vont au-delà de l’horizon. Tu repars avec plein d’idées et d’envie ».

Du côté de Cléo, on convoque l’artisanat pour évoquer « une belle matière à travailler. Aller à la recherche de belles histoires, côtoyer des gens passionnés est une grande chance. Chaque personne a son univers, et souvent elle est à fond dedans. Il faut cette passion pour faire des films. C’est tellement compliqué ! » Un engagement qui vaut aussi pour monter un festival, une passion nourrie, chez Cléo, de lectures : « quand tu rencontres des personnes comme Sir Edmund Hillary, Thor Heyerdahl, Claudie Haigneré, Yuichiro Miura… C’est un grand privilège ! » Voilà sa cerise : « y être et passer trois jours en immersion. Il faut en profiter, parce que ça file très vite ! C’est très fort, mais aussi très éphémère ».

L’aventure et l’air du temps

Ephémère aventure… et changeante ? Depuis son poste d’observation privilégié, Cléo note d’abord que « l’envie d’aller voir de l’autre côté de la colline est toujours là, ça reste ». Mais elle remarque également que la société fait évoluer l’aventure : « dans les années 80, on était peut-être plus dans le spectaculaire. Aujourd’hui, il y a une véritable attention à l’environnement. On sait que les pôles sont en danger, donc il y a énormément de projets sur les glaces. A contrario, la situation géopolitique fait qu’il est compliqué d’aller dans les déserts actuellement. Des zones s’ouvrent, d’autres se referment ». Reste à la programmation de refléter la diversité des enjeux de l’époque. De mettre en avant le Solar Impulse de Bertrand Piccard et le Low-tech Lab de Corentin de Chatelperron, par exemple. Deux invités présents aux Écrans de l’aventure 2021.


À LIRE AUSSI : 30 ans des Écrans de l’aventure : 2000-2008, du Palais des Congrès à l’Auditorium


Quant à Louis Meunier, s’il vit aujourd’hui en Jordanie, sa première terre d’adoption reste l’Afghanistan. Malgré une actualité incertaine, il s’apprête à y retourner pour un nouveau film. Alors des souvenirs de ses cavalcades afghanes se bousculeront peut-être dans son esprit. Et avec elles la mémoire du premier prix reçu pour son livre, Les cavaliers afghans (édition Kero) : la Toison d’or du livre d’aventure remise par Jean-Louis Gouraud. « Un personnage avec qui je communique encore régulièrement » se réjouit Louis. Ainsi donc, tout n’est pas éphémère aux Écrans de l’aventure.

Présente aux côtés des équipes du festival depuis 13 ans, Christine Martin, adjointe au maire de Dijon, déléguée à la culture, à l’animation et aux festivals, a tenu à adresser quelques mots à l’endroit d’un festival qui tient une place importante dans la capitale bourguignonne :

« J’ai rencontré les équipes du festival en 2008 et aujourd’hui je suis particulièrement heureuse de célébrer les 30 ans de ce festival qui a vu croitre sans cesse le public des passionnés qui y participent.
Les Écrans de l’Aventure c’est un moment de partage chaleureux, des histoires qui vous marquent, une effervescence. C’est le rêve d’enfant qui vient croiser la réalité de celles et ceux qui ont osé. C’est aussi cette question qui me taraude à chaque fois « et si moi aussi… ? »
Chacun y trouve son compte, à la rencontre de marcheuses, nous nous imaginons partir, à la rencontre d’une navigatrice nous voulons être sur la mer. Nous rêvons que nos voyages immobiles deviennent réalité, nous sommes transportés par la beauté et la poésie du monde, nous y découvrons et y aimons l’humanité dans sa diversité. Nous nous laissons porter et emporter.
Un grand merci à vous toutes et tous pour cette invitation au voyage et à la découverte ! Et vive les Écrans de l’aventure à Dijon pour de nombreuses années encore.
 »

Propos recueillis par Eric Carpentier