Un mois de Nagalaqa, jour après jour

Le 28 juin s'élançait l'expédition Nagalaqa pour trois mois d'exploration au nord de l'archipel arctique canadien. Soutenue et reconnue projet-pilote par La Guilde, l'expédition menée par Sébastien Roubinet avec Eric André et Jimmy Hery livre chaque jour son carnet de bord. Compilation d'un mois de glaces, une aventure à suivre jusqu'à l'automne.

Un article de Aventure


Extraits tirés des publications de l’expédition Nagalaqa sur ses réseaux sociaux.

28 juin

Ça y est, on est partis ! Des conditions donc parfaites pour ce départ, les cours de voile peuvent commencer ! Deux heures plus loin, nous longeons déjà la glace, une première baleine nous rend visite : ça sent le bonheur ! Nous comptons bien partager notre quotidien, nos découvertes, et notre passion pour ces régions belles, sauvages et reculées.

30 juin

Depuis le départ, nous naviguons non-stop grâce à un formidable crack qui nous ouvre la route du nord, tout en alternant les quarts.

En 48h, nous avons déjà parcouru plus de 100 km sans effort, contemplatifs devant les glaces accueillantes et les nombreux animaux croisés… Trois ours, des phoques, des vols de canards eider, des baleines à bosse et des bélougas ont croisé notre route.

La vie est belle !

Crédits Nagalaqa

1er juillet

C’était trop beau ! Après un lever à 3 heures du matin pour profiter d’un bon vent portant sur environ 60 km, nous voilà dans les glaces et la bruine… Il faut cheminer pendant deux heures à travers des blocs flottants, des plaques, des lacs de fonte, des crêtes… Les combis sèches ont bien été rentabilisées aujourd’hui avec quelques baignades !

Journée marquée par la rencontre sur la glace d’un jeune ours, le quatrième depuis notre départ.

2 juillet

Nous sommes nous-même étonnés de la facilité et de la rapidité avec lesquelles Babouch’ty franchit les obstacles… Ce soir nous avons atteint une île au nord-ouest de l’île de Banks et pour finir la journée en beauté, nous avons aperçu deux caribous et deux chouettes harfang.

4 juillet

Le défilé ! Ce matin, ce sont des dizaines de bélougas qui nous réveillent autour du bateau ! Après 11 heures de navigation, nous nous installons sur la glace côtière en nous amarrant à terre, satisfaits de voir dériver la glace à grand train vers le sud alors que nous resterons sur place cette nuit. Un loup arctique, port altier et fourrure blanche fournie ! Il est venu à notre rencontre, depuis combien de temps nous observe-t-il ? Il prend un peu de distance, nous observe, et s’évanouit dans la brume.

Crédits Nagalaqa

6 juillet

Tapage nocturne… Hier soir, après la rude journée d’hier, tous les trois endormis, un ours curieux est venu se frotter au bateau… Nous naviguons vers le nord-est espérant tomber sur la faille que l’on voyait sur les photos satellite envoyées par Lise ; pas simple de les identifier avec le brouillard ou les mirages quasi constants. Mais enfin, nous l’avons trouvée ! Babouch’ty navigue sur l’eau. Nous venons de passer le 75 N ! Espérons que ça continue comme ça vers le nord.

8 juillet

Le début de la journée se fait sous la brume dans un dédale de pack flottant. Nous prenons le temps de nous arrêter régulièrement pour monter sur les blocs de glace et observer le terrain qui nous entoure, c’est là que nous apercevons un ours au loin devant nous. Pour sûr, nous attirons la curiosité de l’animal avec notre embarcation. Nous enchaînons alors les kilomètres jusqu’à l’île du Prince Patrick, l’un des endroits les plus austères que l’on ait vu, une île désolée sans vie apparente, paysage sombre et sans relief, seule une pierre échouée au milieu de nulle part.


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11 juillet

La glace sous toutes ses formes… Nous réussissons à avancer sur quelques kilomètres grâce à une bande d’eau libre le long des côtes. Chacun se positionne et prend son poste, une bonne coordination se créé au fil des glaces. En fin de journée, une plaque bien lisse nous permet d’abattre et d’avaler une plus grosse distance en quelques heures. Le soleil se montre enfin et nous découvrons encore plus les terres que nous longeons depuis quelques jours. Aujourd’hui : 24 km avec le vent de face, 98 % sur la glace dont 5 km de glisse au près sur une belle plaque lisse = 120 km en quatre jours, on est dans les temps !

14 juillet

Ces derniers jours ont été assez durs. En cause ? Vent de face, brouillard, pluie, passages difficiles… La glace devant nous est plutôt lisse, le vent est définitivement de face mais c’est toujours ça de pris. Ce rythme va durer un temps mais finalement le chaos de glace nous rattrape. A présent, il faut pousser fort, faire pivoter le bateau sur son point d’équilibre pour le faire retomber de l’autre côté, sortir les piolets et palans pour le hisser au-delà des crêtes de compression, parfois très hautes. Mais notre motivation ne faiblit pas, alimentée par le désir de s’imaginer encore un peu plus loin.

15 juillet

Un jour sur l’eau ou presque ! Ce matin nous mettons directement le bateau à l’eau, les morceaux de glace se font de plus en plus fréquents et denses, les bords de plus en plus serrés et même en tirant le bateau depuis la glace, il faut pousser, tirer, border, choquer ! Ça cogne de plus en plus mais notre confiance et notre volonté d’avancer ne nous abandonnent pas : rien ne nous arrête aujourd’hui. Ce soir, nous installons le camp sur la glace, au large des terres. A l’intérieur les visages chauffent, signe d’une journée intense mais fructueuse car nous sommes à moins de 100 km de l’île de Brock.

Crédits Nagalaqa

16 juillet

La journée a débuté sous un brouillard givrant et du vent de face. La glace se densifie, il faut slalomer entre les blocs, de plus en plus nombreux et gros. Seb essaie de comprendre où nous nous situons par rapport aux glaces. Seb aux manettes (voiles, safrans et itinéraire), Jimmy et Eric aux étraves pour pagayer, repousser les blocs, monter sur une plaque quand cela est nécessaire, ou essayer de guider Seb pour trouver un passage. Seb juge plus raisonnable de nous arrêter sur une belle plaque, avant que nous ne commettions une erreur par fatigue ou manque de concentration.

18 juillet

16 km, c’est la distance que nous avons parcourue en 2 jours, plus précisément en 19 heures ! il nous faut de nouveau tracter et pousser notre embarcation. Fort heureusement, le cheminement est un peu plus évident que la veille, moins chaotique, pas de grosses crêtes ni de blocs flottants, glissants et mouvants à franchir… L’île de Brock est encore à 59 km… Nous sommes des fourmis dans cet univers de glace, un pas après l’autre, avec notre bateau-traîneau ; chaque mètre de pris est un mètre gagné.

19 juillet

Nous sommes sur un gros tapis roulant mais à contre-sens, par moment, juste boire un thé c’est un retour en arrière de 50 m, une réparation 185 m, un pipi 3 mètres ! Le bateau est parfois malmené dans ce chaos et depuis quelques jours une fissure de 15 cm est apparue sur le dessus du flotteur tribord, à force de prendre de gros chocs frontaux. Nous avons dû nous arrêter 3 heures pour effectuer une réparation temporaire : l’attelle semble bien faire le travail, ça ne bouge plus du tout mais il faudra tout de même effectuer une réparation plus sérieuse quand les conditions seront meilleures.

Crédits Nagalaqa

20 juillet

Pas de vent, pas une ride à la surface de l’eau, du coup une sensation de chaud ! Pas la canicule, mais nous nous sommes tout de même retrouvés sans gant ni bonnet ! Nous prenons même le temps d’un thé sur le cockpit, en glissant au milieu des blocs épars, après de dures journées, nous savourons pleinement ! Nous avons avancé de 20 kilomètres aujourd’hui, croisé un ours au loin, le 7ème, quelques traces de pas, de plus en plus de phoques, d’oiseaux. Ce soir nous bivouaquons en bordure de plaque, à moins de 30 km de Brock, et réalisons nos prélèvements pour la science.

21 juillet

L’Arctique est imprévisible, elle réserve toujours des surprises, des mauvaises comme des bonnes. Aujourd’hui, elles sont bonnes ! Nous avons parcouru 32 km et dépassé un peu notre moyenne quotidienne, nous sommes dans les temps, pile sur le 78e parallèle et à hauteur de l’île de Brock ! Nous n’irons sans doute pas à terre, car les images satellites indiquent une belle voie d’eau au large qui pourrait nous permettre d’avancer de 50 km sur l’eau, on ne va pas gâcher ce plaisir !

23 juillet

Journée éreintante… Nos efforts et notre persévérance étaient nécessaires à chaque instant de la journée. 28 km aujourd’hui, dans des conditions pas évidentes, nous voilà à Borden, fourbus mais satisfaits ! Notre choix pour la suite, pour résumer : sur les glaces de terre nous n’allons pas assez vite, dans les cracks nous sommes plus rapides mais pouvons mettre des jours à en sortir (les abords chaotiques) et le large, on oublie !

Le choix se porte donc sur les cracks mais il faut savoir en sortir à temps.

Crédits Nagalaqa

24 juillet

Vacances au soleil… L’étendue d’eau près de laquelle nous nous sommes couchés hier n’a pas pris une ride ce matin. La musique si particulière de la glace, des plaques de banquise qui dérivent dans un paysage où tout semble figé, le soleil nous réchauffe, nous savourons cet instant. Décision du capitaine : presque un mois que nous sommes partis, nous avons besoin de repos. C’est le moment aussi de prendre du temps pour nous, chacun vaque à ses occupations. Heureux d’être là, et excités de ce qui nous attend !

28 juillet

Tenir le cap…Aujourd’hui cela fait un mois exactement que cette aventure a débuté.Nous avons passé la l’attitude du nord de l’ île de Borden et sommes maintenant dans la région canadienne du Nunavut.Le crack est toujours ouvert mais il part trop au nord, à 80° de notre route et la glace se densifie.Nous finissons donc par monter sur la glace pour tenter de faire une route plus directe, en tractant le bateau quelques heures… puis un beau crack se présente à nous à nouveau mais voilà que le vent tombe complètement, il faut continuer à tracter le bateau mais cette fois-ci depuis la rive de la banquise et à l’aide d’un bout.

Nous réaliserons environ 20 prélèvements d’ADN durant toute l’expédition. Cela consiste à filtrer de l’eau directement dans la mer pendant 20 minutes, de préférence en navigation à une vitesse de 2 nœuds ; pour l’instant il y a trop de glace, nous sommes donc obligés de le faire en statique.L’une des complexité est de ne pas mettre notre propre ADN partout, il faut travailler proprement dans des conditions pas souvent faciles et bien sûr tout désinfecter.Ces prélèvements d’ADN rendront compte de la faune (que nous ne verrons pas) de cette région de manière plus précise ; il sera par exemple possible de découvrir que certaines espèces vivent sous ces latitudes alors que l’on ne les attendait pas si nord.

La suite, à suivre sur les réseaux de l’expédition Nagalaqa :


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Lever de rideau sur la 31e édition des Écrans de l’aventure

Après une édition anniversaire remarquable avec près de 16 000 entrées, la 31e édition du festival Les Écrans de l'aventure ouvrira ses portes du 13 au 16 octobre à Dijon !

Un article de Aventure


La 31e édition des Écrans de l’aventure de Dijon est lancée et vous donne rendez-vous du 13 au 16 octobre prochains à Dijon pour voir les meilleures productions audiovisuelles internationales et rencontrer aventuriers, voyageurs et professionnels de l’image.

Trois invités d’honneurs

Trois invités d’honneur marqueront la cérémonie d’ouverture animée par la navigatrice
Anne Quéméré. : Elsa Peny Etienne, directrice de l’expédition Polar Pod, accompagnée du Docteur Jean-Louis Etienne, qui commenteront par ailleurs la spectaculaire exposition consacrée à Polar Pod sur les grilles du Jardin Darcy ; et Nicolas Vincent, directeur des opérations sous-marines de l’expédition Endurance22, à qui l’on doit la récente découverte du bateau mythique de Sir Ernest Shackleton par 3 000 mètres de fond dans « la
pire mer du monde
», la mer de Weddell.

L’affiche officielle des Écrans de l’aventure 2022 est tirée d’une photo de Sébastien Roubinet (actuellement sur l’expédition Nagalaqa, soutenue par La Guilde) tirée du projet La Voie du Pôle – dont le film a été doublement primé à Dijon en 2020 – pour lequel il est le seul Français à avoir reçu le Shackleton Award, en 2019.

Un souffle polaire symbolique, l’année de la découverte de l’épave de l’Endurance et de l’adoption par la France de sa première stratégie polaire !

Deux présidents de jurys

Deux présidents remettront respectivement les Toisons d’or du film et du livre d’aventure de l’année : Raphaël Domjan et Charles Wright.

Né le 19 janvier 1972 à Neuchâtel, Raphaël Domjan est un éco-explorateur et conférencier qui s’engage, au travers de sa fondation PlanetSolar, pour la promotion de l’énergie solaire afin de lutter contre les changements climatiques. Raphaël a initié en 2015 l’aventure SolarStratos, pour montrer le potentiel de l’énergie décarbonnée en atteignant la stratosphère grâce à son avion solaire. Le 18 juin dernier, il réalisait une première mondiale hautement symbolique, avec le vol en wingsuit de la « femme-oiseau » Géraldine Fasnacht, depuis l’aile de son avion en vol à la seule énergie du soleil.

Né en 1981, historien de formation, Charles Wright a été plume d’un ministre, éditeur, journaliste, avant de devenir novice dans un monastère cistercien. Il a notamment publié À quoi servent les moines ? (Éditions François Bourin, 2011) et Casanova ou l’essence des Lumières (Éditions Bernard Giovanangeli, 2008, Prix Guizot de l’Académie française). Son dernier récit, Le chemin des estives (Flammarion, 2021), mention spéciale du jury aux Écrans 2021, s’est vendu à plus de 40 000 exemplaires.

Une nouvelle identité visuelle

« Au coeur d’une volonté d’épure et d’un certain onirisme en phase avec le contenu du festival, le logo représente un cairn, figure universelle de l’itinérance, symbole d’une accumulation d’expériences établissant un repère et indiquant une direction. Une construction qui rappelle également les cabottes en pierres sèches parsemant les coteaux bourguignons » – Eric Carpentier, nouveau coordinateur du festival à la suite de sa directrice historique, Cléo Poussier-Cottel.

De nombreuses animations ponctueront le festival : projections, débats, expositions, rencontres, lectures, expériences… Le programme détaillé sera dévoilé à la rentrée !

Lire le communiqué de presse


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Les Cafés de l’aventure – sur la grande muraille verte

Mardi 7 juin au Zango Les Halles (Paris 1er), partez de Dakar à Djibouti avec Élodie Arrault, les poches pleines de graines.

Un article de Aventure


Dadji, contraction de Dakar-Djibouti, est un projet de traversée du continent africain d’ouest en est, dans le sillage des objectifs de la grande muraille verte. Il s’agit d’une caravane de graines menée par Élodie Arrault qui s’effectuera à pied, à dromadaire, avec des ânes, en pirogue ou par quelconque moyen de transport le plus respectueux possible de l’environnement.

Ce périple vise à rencontrer les acteurs du Sahel qui protègent le vivant et luttent contre la désertification pour assurer leur survie et celle de notre planète, et à les relier entre eux pour mutualiser les savoir-faire. Départ prévu : septembre 2022.

« « N’est-ce pas vain ? » me demande-t-on ? Sûrement pas ! Tout ce qui est fait avec amour résonne dans l’âme des gens. Cette épopée humaniste et agro-écologique, c’est un appel, une quête née d’une absolue nécessite de répondre aux enjeux de notre Terre mère. Un long chemin semé de graines d’espoir. » – Élodie Arrault


Depuis 20 ans, le Zango accueille les Cafés de l’aventure organisés par La Guilde. Ils rassemblent de manière conviviale hommes et femmes animés par le même esprit de découverte du monde.

Tous les premiers mardis du mois (parfois le deuxième), rendez-vous à partir de 20h au Zango Les Halles (15 rue du Cygne 75001 Paris, métro Etienne Marcel), pour exposer vos projets ou partager un retour d’expédition, de manière informelle.

Pour que l’entrée reste gratuite, nous vous remercions de prendre une consommation avant de monter à l’étage ! Les réservations pour dîner avant ou après la soirée sont ouvertes auprès du Zango.

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Les Cafés de l’aventure – marche à l’étoile au Kirghizistan

Mardi 5 avril au Zango Les Halles (Paris 1er), partez au Kirghizistan observer le ciel avec Stephen Rater et Boris Wilmart.

Un article de Aventure


Stephen Rater (Astrobivouac) et Boris Wilmart (Baka films) sont partis au Kirghizistan pour le troisième chapitre du projet « Marche à l’étoile », après le Népal en 2018 et la France en 2020. Avec du matériel d’astronomie et de vidéo dans les sacs, ils marchent la journée et proposent des observations au télescope la nuit venue. Accompagnés de Nursultan, traducteur, ils récoltent alors impressions et sentiments venus du ciel et de l’Univers, depuis Bishkek, la capitale kirghize, jusqu’au au lac d’altitude Son Kul.

« Aujourd’hui, la grande majorité de la population mondiale n’a jamais observé au télescope. Pour autant, cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de cultures et d’intérêt autour du ciel et de l’Univers, bien au contraire, relève Stephen Rater, lauréats des Bourses de l’aventure 2021 pour ce chapitre kirghize. Il est important pour nous d’aller provoquer des discussions autour de ce thème et de comprendre ce que les gens pensent de tout cela, à travers des observations contemplatives et/ou des pensées philosophiques, scientifiques et religieuses. Le voyage à travers la marche est un bon prétexte d’aventure. Il est aussi un bon moyen d’aller rencontrer spontanément des personnes curieuses, que ce soit dans le jardin d’en face, au cœur des Cévennes ou au fin fond de l’Himalaya. Ces témoignages partagés nous ouvrent des manières de voir le monde ».


Depuis 20 ans, le Zango accueille les Cafés de l’aventure organisés par La Guilde. Ils rassemblent de manière conviviale hommes et femmes animés par le même esprit de découverte du monde.

Tous les premiers mardis du mois (parfois le deuxième), rendez-vous à partir de 20h au Zango Les Halles (15 rue du Cygne 75001 Paris, métro Etienne Marcel), pour exposer vos projets ou partager un retour d’expédition, de manière informelle.

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Bourses de l’aventure 2022 : c’est parti !

Vous avez un rêve à réaliser ? La Guilde vous indique le chemin. Depuis 1971, les Bourses de l'aventure soutiennent des projets d'exploration originaux et audacieux. Candidatures ouvertes jusqu'au 30 avril 2022.

Un article de Aventure


Les Bourses de l’Aventure 2022 :
15 000 € seront attribués à 5 projets.

Vous préparez un projet d’exploration à caractère sportif (à pied, à cheval, en canoë, en ulm, à vélo…) ?
Les Bourses de l’Aventure vous aident à concrétiser vos rêves !

Si votre projet est conforme au règlement, téléchargez la fiche de synthèse et le plan pour constituer votre dossier.

Les dossiers 2022 sont acceptés jusqu’au 30 avril 2022.

Annonce des lauréats fin juin 2022.

Voir les lauréats 2021

Cafés de l’aventure : en canoë sur le Zambèze

Mardi 4 janvier, Apolline et François Xavier de Villemagne nous embarquent sur le fleuve Zambèze jusqu'aux chutes Victoria. Port de départ : le Zango Les Halles, Paris.

Un article de Aventure


Depuis 2002, le Zango accueille les Cafés de l’aventure organisés par La Guilde. Ils rassemblent de manière conviviale hommes et femmes animés par le même esprit de découverte du monde.

Tous les premiers mardis du mois, rendez-vous à partir de 20h au Zango Les Halles (15 rue du Cygne 75001 Paris, métro Etienne Marcel), pour exposer vos projets ou partager un retour d’expédition, de manière informelle.

Pour que l’entrée reste gratuite, nous vous remercions de prendre une consommation avant de monter à l’étage !

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Mardi 4 janvier, les invités de la soirée sont Apolline et François-Xavier de Villemagne, canoëtistes.

François-Xavier de Villemagne a vécu plusieurs expériences d’aventure, dont deux périples à pied au long cours (de Paris à Jérusalem et de Paris à Rome), un voyage ‘engagé’ au nord-Pakistan, ou le passage du Cap Horn sur un trois-mâts barque ; étudiante, Apolline est béotienne dans ce domaine. Mais quand l’oncle appelle, la nièce n’hésite pas : elle se lance dans une descente du fleuve Zambèze en canoë depuis le nord-ouest de la Zambie, à proximité de la frontière angolaise, jusqu’aux chutes Victoria.

Sur ce Haut-Zambèze encore sauvage et dont aucun aménagement ne vient réguler le cours, ils parcourent 1 000 kilomètres en 36 jours au milieu d’une nature préservée. Leur périple, rythmé par de longues heures quotidiennes de pagayage et la nécessité d’installer un campement chaque soir, est ponctué de multiples rencontres… et marqué par le danger omniprésent d’une vie sauvage avec laquelle il faut apprendre à composer : les nombreux hippopotames, les crocodiles, et parfois les singes ou les éléphants. Sans compter le passage de rapides qui ne sont pas précisément cartographiés et dont on ne découvre les secrets et les difficultés qu’au tout dernier moment.

« Depuis David Livingstone, quelques Occidentaux ont descendu ce fleuve avant nous ; et puis, lorsque l’on se retrouve face à l’inconnu, sans tous les garde-fous qui protègent et ligotent la vie contemporaine à l’occidentale, on a l’impression de goûter un peu de la vie exaltante que menaient les explorateurs des temps héroïques. »

Une rencontre animée par Sophie de Courtivron, Compagnon de La Guilde et lauréate des Bourses de l’aventure… pour une descente du Zambèze.

Aux chutes de Sioma

L’évènement sur Facebook


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Aux Écrans, la 30e fringante

Les Écrans de l'aventure ont fêté leurs 30 ans à Dijon du 14 au 17 octobre. Retour sur une édition placée sous le signe de la transmission.

Un article de Aventure


L’âge est-il une histoire de chiffres ? Si la réponse est affirmative, alors ceux des 30 ans des Écrans sont éloquents : 60 films programmés en salles et en ligne, 2 lieux de projection, 4 expositions, 5 tables rondes, 6 livres en compétition, des dizaines d’invités, plus de 16 000 spectateurs… Pour célébrer ses trente automnes à Dijon, le festival s’est multiplié, mû par la force de l’âge.

Mais s’arrêter au strict alignement de chiffres serait oublié que « la jeunesse n’est pas une période de la vie », rappelait le général MacArthur inspiré par le poète Samuel Ullman. « Elle est un état d’esprit, un effet de la volonté, une qualité de l’imagination, une intensité émotive, une victoire du courage sur la timidité, du goût de l’aventure sur l’amour du confort ». Une vision qui renvoie furieusement à tous les projets et productions réunis chaque année entre forêts et vignobles bourguignons. Enivrés au parfum de l’action, arpenteurs et créatrices prennent la clef des champs, des bois, des océans et des montagnes, puis s’en reviennent partager leurs flacons remplis d’un élixir de jeunesse – au bon goût de reviens-y !

Alors, cette année encore, le public est revenu. Malgré les contraintes, il a tenu à saluer nos aventuriers à l’escale, avant de les voir filer à nouveau. Avant de filer à son tour ? Voilà un risque assumé ! Ce serait même « un effet de la volonté » du festival : réunir toutes et tous dans un périmètre restreint pour donner à chacun un espace de créativité. Illustration avec les Cafés-rencontres introduits cette année : le public était invité à partager un moment privilégié, en petit comité, avec ses invités. Un bon moyen d’allumer des étoiles.

Le retour au théâtre des Feuillants, hôte historique du festival (de 1993 à 1999), a lui permis d’éclairer celles qui ont jalonné l’aventure depuis 30 ans. En projetant 15 films primés dans l’histoire du festival, les Écrans ont invité ses acteurs à venir (re)présenter leurs œuvres. Citons pêle-mêle le magnifique message laissé par Alain Kalita évoquant ses sentiments enchantés, seul dans les 40e rugissants, Après l’horizon (1997) ; l’émotion de Michaël Pitiot à l’évocation de sa jonque vietnamienne Sao Maï (2001), construite de ses mains et disparue récemment ; le récit par Luc-Henri Fage de sa Mémoire des brumes (1992), document primé lors de la première édition des Écrans ; ou le succès jamais démenti de Corentin de Chatelperron, ingénieux Nomade des Mers (2014)… et récompensé du prix de l’Aventurier de l’année 2021.

Et puisqu’il s’agissait de conjuguer le passé au présent, 30 films primés supplémentaires ont été proposés en vidéo à la demande, sur la plateforme du festival. Plus de 900 spectateurs ont ainsi pu voyager sans contrainte à travers temps et grands espaces. L’occasion de dénicher quelques pépites éternelles : Marco, étoile filante (2006), portrait du regretté snowboardeur de l’Everest Marco Siffredi ; Africa Trek (2004), relation de l’exceptionnelle marche d’Alexandre et Sonia Poussin du cap de Bonne-Espérance au lac de Tibériade ; Asiemut (2006), 8 000 kilomètres à vélo à travers l’Asie avec Mélanie Carrier et Olivier Higgins ; ou La marche dans le ciel (1998), traversée funambule de l’Himalaya par Alexandre Poussin et Sylvain Tesson. Autant de films ayant marqué l’histoire de l’aventure, donc du festival. Et qui ont vocation à s’inscrire dans la durée pour que se transmette la mémoire des belles réalisations, d’hier à demain.

Et aujourd’hui, alors ? En 2021, les jurys présidés par Elisabeth Revol (films) et Jean-Luc Coatalem (livres) nous ont offert de magnifiques palmarès. Du côté des récits, c’est l’intimiste et tout à fait actuel Par la force des arbres d’Edouard Cortès (dont le film Paris-Jérusalem, prix du jeune réalisateur 2009 avec sa femme Mathilde, a été projeté en sélection rétro) qui a reçu les lauriers de la Toison d’or du livre d’aventure de l’année. Un choix que ne peut que saluer La Guilde, attentive et admirative d’un parcours fidèle à des idées, inspiré par l’action.

Quant aux films, le cru 2021 des Écrans de l’aventure rappelle qu’il est un festival tourné vers l’international avec trois films étrangers primés (Lost at Sea, bouleversante quête d’un fils dans le sillage d’un père disparu en mer, Peter Bird ; Dark Green – Alone in the Amazon, manifeste en faveur de la nature sauvage conté par Paul Rosolie ; Swissway to Heaven, pur film d’escalade au ton rafraichissant). Il invite également à s’interroger sur les sociétés que nous voulons, aujourd’hui comme demain (L’Aventure, de Marianne Chaud ; Quatre mois sur ma biosphère, de Corentin de Chatelperron). Enfin, après un détour plein de rêverie vers Les harmonies invisibles, il propose un décentrement hors cadre sur les métiers de l’image en conditions extrêmes, avec Out of Frame de Jordan Manoukian, Toison d’or du film d’aventure de l’année 2021.

Après trois jours féconds à Dijon, les lumières des Écrans se sont éteintes, mais pas les étoiles semées ici et là. Puissent-elles nous guider sur les chemins de l’audace… jusqu’à 2022 !


À revoir

Avant l’annonce du palmarès 2021, Corentin de Chatelperron, fondateur du Low-tech Lab, et Vincent Farret d’Astiès, fondateur de Zephalto et président de La Guilde, ont longuement échangé sur le thème « Quelle aventure demain ? » Une discussion passionnante à revoir en ligne, suivie de la cérémonie de clôture.


Pour aller plus loin


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Troisième édition de la Bourse de l’Aventure maritime de La Guilde

17 dossiers déposés, 1 lauréat, 6 porteurs du projet : découvrez la Bourse de l'aventure maritime 2021.

Un article de Aventure


Mission Nerrivik, de Pierre-Alexandre Ludwig, Victor Gaspard, Temanu Lefebvre, Gauthier Moreau, Thibault Durieux et Edouard Velly.
Une bourse de 5 000 €

« C’est est une expédition à la voile autour de l’Atlantique Nord et au Groenland avec pour objectifs d’y étudier la pollution plastique, de réaliser des mesures d’océanographie physique et des études de biologie marine. Elle trouve son originalité dans une autre mission, éducative cette fois : nous allons embarquer sur des portions du trajet des jeunes des cités toulonnaises afin de leur faire découvrir l’aventure maritime que représente une expédition à la voile en les intégrant dès la préparation du projet à notre équipage. »

www.mission-nerrivik.com


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30 ans des Écrans de l’aventure : 1992-1999, le temps des Feuillants

En 2021, les Écrans de l'aventure célèbrent leurs 30 ans à Dijon. Retour sur une épopée démarrée en 1992 avec deux protagonistes de l'époque : Patrick Edel, cofondateur de La Guilde et du festival, et Antoine de Maximy, réalisateur multi-primé.

Un article de Aventure


30 ans des Écrans de l’aventure :
expositions, tables rondes, cafés littéraires,
sélections officielle et rétrospective,
à partir du 11 octobre 2021 à Dijon
.


« L’idée, c’était de créer quelque chose de durable, qui s’enracine dans le temps » : quand il évoque les débuts à Dijon du festival international du film d’aventure, Patrick Edel ne feint pas la surprise de voir l’évènement perdurer à travers les décennies. « On voulait être là pour des dizaines d’années » insiste le cofondateur de la manifestation et de La Guilde, organisatrice des Écrans de l’aventure avec le soutien de la capitale bourguignonne. En 2021, le pari est gagné : malgré les changements de salles, malgré la crise sanitaire, pas un automne ne s’est passé sans voir la crème de l’aventure française et internationale débarquer à Dijon. Une évidence ? Avec le recul, peut-être. Mais les premières années, le pari était loin d’être gagné.

Du Dr Pierre Fyot à Sir Peter Blake

Il en rit aujourd’hui ; en 1992, les sourires étaient plus pincés. « La première année était catastrophique ! » remet Patrick Edel. « C’était une belle édition en termes de contenu, mais le succès populaire n’était absolument pas au rendez-vous. » C’est pourtant l’envie d’ouvrir le festival au grand public qui le conduit à Dijon. Car en installant sa manifestation en Bourgogne, La Guilde change de cadre au regard de ce qu’elle faisait depuis plusieurs années à La Plagne. À Dijon, l’ambition est claire : faire venir le public le plus large possible au contact des acteurs de l’aventure. 30 ans plus tard, avec 20 000 entrées annuelles, l’objectif est atteint.

Il y a un désir de renouvellement. Il y a aussi et surtout un homme. Mieux, « un monument de notre histoire contemporaine » rappelle Patrick Edel. Cet homme, c’est le Dr Pierre Fyot. Natif de Dijon (établie depuis Jean Sans Peur, sa famille a donné son nom à une rue de la ville), engagé dans la Résistance en 1943, cofondateur de Médecins sans frontières puis de Médecins du monde, le Dr Fyot a tracé sa vie dans l’esprit d’aventure au service de l’humanitaire. C’est lui qui propose à La Guilde de faire grandir son festival à Dijon. Les volontés font le reste : « il faut rendre hommage à Michèle Curtil-Faivre, l’adjointe à la culture de l’époque », complète Patrick Edel. « C’est elle qui, au sein de la municipalité, a voulu le festival. »

Voilà le festival installé à Dijon. Après une première année au cinéma ABC, sous la présidence de Pierre Fyot, les Écrans de l’aventure prennent leurs quartiers d’automne au Théâtre des Feuillants jusqu’en 1999. Et voient se succéder des personnalités prestigieuses à la présidence du jury : Gérard d’Aboville pour commencer (dont le film réalisé par Laurent de Bartillat, Seul, la traversée du Pacifique, avait reçu la Toison d’or l’année précédente), puis Sir Edmund Hillary en 1994 (premier vainqueur de l’Everest avec le sherpa Tensing Norgay en 1953), James Lovell en 1995 (commandant de la mission Apollo XIII, dont le documentaire Apollo 13 – To the edge and back a reçu la Toison d’or un an plus tôt), Sir Peter Blake en 1996… Les Écrans de l’aventure se font une place dans le paysage dijonnais. Et grâce au bouche-à-oreille, le public répond présent.

« Ingé son, libre de suite pour partir en expé n’importe où »

Antoine de Maximy, lui, reçoit sa première distinction en 1993 : le prix spécial du jury pour Alexandra David Néel, du Sikkim au Tibet interdit, co-réalisé avec Jeanne Mascolo de Filippis. Suivront encore une mention spéciale en 1998 (La civilisation perdue du Rio La Venta), et surtout une Toison d’or en 1995 pour Le gaz mortel du lac Nyos. Une autre époque, pour la chemise rouge la plus célèbre de l’audiovisuel français ? « Ça ne me paraît pas si loin que ça, non. Parce qu’en fait, j’ai continué dans la même énergie depuis. »


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Car bien avant J’irai dormir chez vous – dont Antoine de Maximy se souvient avoir « montré les premiers épisodes, pas encore finalisés, dans un hall d’hôtel dijonnais » – le réalisateur a lancé sa carrière à La Guilde. C’était en 1983 : « j’ai mis une petite annonce sur le tableau de la rue de Vaugirard : « ingé son, libre de suite pour partir en expé n’importe où ». Et je suis parti quatre mois au Pérou. Pas seulement pour faire le son, mais pour réaliser deux films ! Voilà comment ça a démarré. J’essayais tout à l’époque. De toute façon, ce n’est jamais le bon moment et on ne sait jamais ce qui va marcher ! »

Aujourd’hui, Les Écrans de l’aventure restent un des seuls festivals auquel participe encore Antoine de Maximy, à nouveau récompensé d’un prix spécial du jury en 2004 pour Nyiragongo : un volcan dans la ville. Pourquoi ? « Parce que c’est une bourse de voyageurs, un endroit de convergence de plein de gens qui ont plein de bonnes idées. Tu en parles, tu te motives les uns les autres, et tu les réalises. C’est ça qui est formidable ! » Formidable, aussi, sa prestation sur scène en 2020, qui a conquis le public après la diffusion de sa fiction (hors compétition) J’irai mourir dans les Carpates.

Esprits libres, actions concrètes

Si, en 30 ans, l’aventure et ses films ont pu changer, Patrick Edel préfère en retenir l’essence. « L’évolution de l’aventure, ce sera le sujet de discussions pour l’édition 2021. Mais ce qui restera toujours propre à l’aventure, c’est l’originalité de la démarche. L’aventure, c’est quelqu’un qui a eu une idée, même modeste, et qui l’a matérialisée. Le film d’aventure par excellence est celui d’une démarche originale ». Et de prendre pour exemple la Toison d’or du film d’aventure 1998 : La marche dans le ciel, réalisée par un certain Pierre Barnerias.

« Quand Alexandre Poussin et Sylvain Tesson traversent l’Himalaya pratiquement sans aucun équipement, c’est une idée originale. D’Aboville qui travers le Pacifique à la rame, à l’époque, pareil… Quelque soit l’évolution des sociétés, il y aura toujours des personnalités fortes qui s’affirment par des tentatives originales. C’est comme ça qu’est née l’aviation ! On n’aurait jamais pensé que le premier vol de Clément Ader laisse place, quelques dizaines d’années, plus tard à des vols commerciaux d’un continent à l’autre. »


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Alors, l’aventure comme avant-garde de tendances de demain ? On peut le souhaiter. Prenons deux exemples d’invités qui seront présents à Dijon du 14 au 17 octobre 2021*, pour souffler les 30 bougies d’un festival précurseur en France : Dany Cleyet-Marrel et Corentin de Chatelperron. L’un a transmis la beauté et la fragilité de la forêt, et avec elles la nécessité de sa protection, à travers les images tournées depuis son radeau des cimes ou son cinébulle. L’autre œuvre à répandre la low-tech comme réponse écologique aux problématiques locales – il présentera d’ailleurs aux Écrans de l’aventure son dernier film en avant-première. Deux démarches originales. Mais ô combien nécessaires.

* Antoine de Maximy l’assure : il fera son maximum pour être présent à Dijon en 2021. Mais il préfère aussi prévenir : « je ne peux pas m’engager si tôt. Et il vaut mieux être une bonne qu’une mauvaise surprise ! »

Propos recueillis par Eric Carpentier


En 2021 les Écrans de l’aventure retrouvent le Théâtre des Feuillants pour une programmation rétrospective unique, en complément de la sélection officielle diffusée au cinéma Olympia. Rendez-vous du 14 au 17 octobre 2021 à Dijon !

À cœur vaillant rien d’impossible !

Vincent Grison est lauréat de la Bourse de l'Aventure Maritime 2019 pour son projet Rennes - pôle Nord. Une aventure ambitieuse soumise aux aléas de la période, qui l'oblige à se réinventer avant même de pouvoir partir. Il donne les dernières nouvelles de son expédition, avec un maître-mot : adaptation.

Un article de Vincent Grison


Dans la vie il est rare que tout se passe comme prévu : En raison du contexte sanitaire européen, nous avons décidé de modifier l’itinéraire et le calendrier de l’expédition Rennes – Pôle Nord.

Pour maintenir l’objectif inébranlable d’atteindre la banquise le 1er juin afin de réaliser les programmes éducatifs et scientifiques, nous ne pouvons hélas pas traverser les six pays du parcours terrestre initial, qui ont mis en place des mesures de confinement et de quarantaine pour la sécurité de leurs habitants. 

En attendant les glaces du Nord, Vincent s’entraîne sur la Vilaine.

Afin de garder le cap vers le Pôle Nord, nous avons construit une réponse alternative : remplacer la traversée aller et retour de l’Europe à vélo, par une navigation en voilier et en équipage depuis la France vers la banquise. Celui-ci partira fin avril de Saint-Malo, afin de porter Vincent et son Breizh Glace (nom donné au canot par les enfants de la ville de Rennes) sur la banquise au Nord-Est de l’Islande.

Une fois sur place, les interactions avec les classes du programme éducatif s’intensifieront avec la production de podcasts, de photos et vidéos à destination des enfants. L’université Rennes 2 aura aussi besoin d’informations de première main afin de calibrer les images satellites prise de la banquise. Un programme intense qu’il faudra organiser dans des journées déjà bien remplies par la progression entre eau et glaces !

Depuis quelques semaines, Vincent visite les classes de la métropole rennaise. Des rencontres inoubliables avec plus de 800 enfants, premiers supporters du projet et très curieux de voir ce petit bateau jaune partir sur la banquise.

La suite, très prochainement.

Bien à vous,

Vincent & l’équipe de Rennes – Pôle Nord


Toutes les informations sur la Bourse de l’Aventure Maritime de La Guilde.

Pour suivre l’expédition de Vincent Grison et de son Breizh Glace, rendez-vous ici.