La Guilde lutte contre la croissance des Déchets Électroniques et Électriques

Rapport Global sur les déchets électroniques

Hisilicon K3

Un article de Raphaël Lurois


Les déchets d’Equipements Électriques et Electroniques (D3E) ont connu une croissance de 21 % en 5 ans. C’est un triste chiffre quand on connait l’impact environnemental du non traitement de ces déchets.

Dans son dernier rapport nommé “The Global E-Waste Monitor 2020”, le Global E-waste Statistics Partnership (GESP) indique que la production de déchets électroniques annuelle au niveau mondial est de 53,6 millions de tonnes.

Selon ce même rapport, les citoyens et citoyennes d’Europe sont les plus gros producteurs et productrices de D3E par habitant avec 16,3 kg par personne et par an, mais c’est en même temps le continent avec le taux de recyclage le plus élevé au monde (49%).

Quand est-il du reste du monde ? Avance-t-on seulement sur le recyclage au niveau mondial ?

Même si le meilleur déchet est celui que l’on ne produit pas, la situation s’améliore quant au traitement des Déchets d’Équipement Électrique et Électronique (D3E) mais reste très préoccupante puisque seulement 17% de ces derniers subissent un traitement.

En Afrique, ce taux est de tout juste 1% d’autant plus que le continent reçoit illégalement une grande quantité de déchets qu’il ne produit pas. Or les déchets non traités dans le monde (83%) génèrent environ 98 millions de tonnes d’équivalent C02. Alors que le recyclage des D3E est fondamental puisque 15 millions de tonnes d’équivalent CO2 ont été évité en recyclant uniquement 17%.

La Guilde et Solidarité Technologique contribuent, avec leurs partenaires financiers et techniques, au recyclage des D3E au Cameroun à travers le projet WEEECAM. Initié en 2017, ce projet de très grande ampleur vise à former des jeunes femmes et hommes au traitement écologique des D3E et à accompagner la structuration d’une filière de recyclage ces déchets. Le projet a déjà permis de traiter plusieurs dizaines de tonnes de D3E et continue d’augmenter graduellement ses volumes de collecte et de traitement.

Ainsi, l’ensemble des acteurs et actrices du projet participe à un meilleur traitement des D3E au Cameroun, permettant de réduire les émissions de C02 qui leurs sont liées et de limiter les problématiques sanitaires dues notamment métaux lourds et aux retardateurs de flammes bromés qu’ils contiennent.

Retrouvez le projet WEEECAM et toutes ces actualités sur le site Solidarité technologique France et sur Solidarité technologique Cameroun

Retrouvez aussi le rapport du Global E-waste Statistics Partnership (GESP)