Beirut Awiy(ée), faire force de tout bois

Depuis l’explosion au port de Beyrouth en août 2020 et dans un contexte politico-économique dramatique, La Guilde s’est résolument tournée vers le Liban. En soutenant les initiatives locales, elle affiche son espoir de voir un pays relevé par son peuple. Exemple avec le projet Beirut Awiy(ée), « Beyrouth la forte », qui associe aide aux familles en difficultés et action en faveur de l’autonomisation des femmes.

Un article de Microprojets


De retour de mission au Liban fin juin 2022, Vincent Rattez, Délégué général de La Guilde, livre ces quelques mots : « Le pays s’enfonce toujours plus dans la misère. Les Libanais font face envers et contre tout. Beaucoup démissionnent de leur métier pour survivre de petits boulots. D’autres fuient le pays pour les mêmes raisons. Les écoles et hôpitaux se vident. Le carburant et l’électricité deviennent un luxe. La Guilde démultiplie ses efforts auprès de ceux qui ne lâchent rien. Merci au Ministère des affaires étrangères, de l’Agence française de développement et à la Fondation de France qui nous accompagnent dans cet engagement. »


4 août 2020. Il est presque 18h et Anastasia Elrouss s’apprête à perdre sa maison, son atelier et ses archives. Mais dans son malheur, l’architecte verra le plus important préservé : sa famille, qui ne se trouve pas à ce moment-là dans le quartier de Gemmayzé soufflé par l’explosion ; ses idées, que personne ne peut lui enlever ; et sa volonté, solidement arrimée à ses idées.

Femmes de chantiers

Cela fait alors trois ans qu’une pensée a germé : elle s’appelle Warch(ée) (« Chantier », version féminisée), c’est une ONG qui vise à « abattre les obstacles liés aux inégalités de genre dans la sphère professionnelle ». Un enjeu majeur dans le monde d’Anastasia Elrouss – celui du bâtiment – et pas seulement au Liban. « Le projet Warch(ée), explique-t-elle, est le résultat de rencontres entre des femmes qui n’étaient pas destinées à se rencontrer, n’était-ce leur profession. Le fait est que des femmes étudient l’architecture, l’ingénierie, l’urbanisme, mais sont rarement présentes sur les chantiers ou dans les instances de décisions ; c’est alarmant ».

Alors Anastasia et ses consoeurs s’unissent. Et suite à l’explosion, elles passent à l’action. Objectif : « reconstruire la ville avec et par les femmes ». Le programme Beirut Awiy(ée) est né. Lauréat de l’appel à projets Liban lancé par La Guilde, avec le soutien de l’Agence française de développement et la Fondation de France, Beirut Awiy(ée) ambitionne de remettre Beyrouth d’équerre, planche après planche s’il le faut. Sans oublier son combat d’origine.

Construire des meubles, abattre des murs

Il ne faut que quelques semaines pour mettre en place un centre de formation à la menuiserie, prêt à accueillir plusieurs dizaines de femmes en situation de précarité. Le mobilier y est pensé pour être adapté à l’urgence, modulable et duplicable rapidement ; la formation, elle, est rémunérée, avec un horizon pérenne pour ses bénéficiaires. Développer de nouvelles compétences, gagner son autonomie financière et s’impliquer dans la vie de la cité : un triptyque solide sur lequel s’appuyer. Qui gagne rapidement l’adhésion de partenaires et porte ses premiers fruits.

Ainsi Paula, 29 ans, qui travaillait dans une échoppe jusqu’à ce que la crise économique ne lui permette plus de faire face au coût de la vie. En rencontrant Anastasia – « qui croit à l’émancipation des femmes » – Paula intègre la formation en menuiserie. Un travail qui lui apporte une sécurité financière et davantage de stabilité dans sa vie. Mais surtout, la conviction qu’elle peut dépasser ses barrières psychologiques : « la première fois que j’ai vu les machines énormes, mon cœur battait ! Mais quand je me suis dit qu’on pouvait utiliser une scie chez soi, alors on pouvait en utiliser une électrique à l’atelier. C’est quand même moins fatiguant ! » Et donc accessible aux femmes comme aux hommes, réalise-t-elle.

Et Paula de conclure par un message : « à chaque fille, à chaque femme : faites ce qui vous plait ! Personne ne devrait dépendre de personne, parce qu’à la fin vous ne pouvez compter que sur vous-même. C’est moi qui construis ma vie. Personne d’autre ne peut le faire à ma place ! » Encore faut-il le réaliser. Voilà précisément le rôle d’Anastasia Elrouss et de tant d’autres. Une action indispensable.


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Le sport pour changer le monde ?

Ça n’a pas toujours été le cas : le sport est aujourd’hui considéré comme un outil majeur pour l’atteinte des Objectifs de développement durable. À la veille de la journée mondiale du sport pour le développement et la paix, retour sur une émergence teintée d’évidence avec Auriane Buridard, en charge du programme Sport & Développement à La Guilde.

Un article de Sport & Développement


« Plus vite, plus haut, plus fort – ensemble » : depuis juillet 2021, le triptyque formant la devise des Jeux olympiques (Citius, Altius, Fortius) a officiellement été complété d’une quatrième notion (Communiter). Une valeur évoquant davantage la coopération que la compétition, et un ajout marqueur d’une époque. Car si le Comité international olympique souhaite voir les sportifs avancer ensemble – au point de l’affirmer au fronton de ses Jeux historiques –, c’est aussi pour accompagner une tendance forte depuis deux décennies.

Ainsi le 25 septembre 2015 : ce jour-là, les 193 États membres des Nations Unies adoptent la résolution 70/1. Son titre ? « Transformer notre monde : le Programme de développement durable à l’horizon 2030 ». Ce sont les 17 Objectifs de développement durable (ODD) devant orienter la marche du monde, à la suite des Objectifs du millénaire pour le développement de 2000. Ces derniers avaient légitimé le sport comme « un outil économique et souple » d’un « immense potentiel », selon l’onusien Wilfried Lemke. En 2015, la place du sport est consacrée dans la résolution 70/1 : « Le sport est lui aussi un élément important du développement durable, est-il écrit. Nous apprécions sa contribution croissante au développement et à la paix par la tolérance et le respect qu’il préconise ; à l’autonomisation des femmes et des jeunes, de l’individu et de la collectivité ; et à la réalisation des objectifs de santé, d’éducation et d’inclusion sociale. » Reste à embrayer.

© Watoto Wasoka

Lire France Football, agir en profondeur

« Après les annonces de 2015, le plan Kazan de l’UNESCO en 2017 a dressé une feuille de route, retrace Auriane Buridard, en charge du programme Sport & Développement à La Guilde. En France, cela s’est traduit en 2018 par l’annonce du Président Macron, avec le Président du Libéria et ancien Ballon d’or George Weah, de travailler sur le sport pour le développement en Afrique. La dynamique a ensuite été appliquée par l’Agence française de développementavec différents partenaires impliqués sur différents domaines et la création de la plateforme Sport en Commun. Le domaine de La Guilde, à travers son pôle Microprojets, est le sport de proximité. »

En 2018, pendant qu’Emmanuel Macron fustige les « gens qui pensent que (le sport) c’est anecdotique (…) c’est pour regarder Téléfoot et lire France Football », Auriane est en mission de Service civique au Vietnam, auprès de Poussières de Vie. Là-bas, elle lance des programmes sportifs à destination d’enfants issus de minorités ethniques et défavorisés. Et confirme ses intuitions : « tu peux tout de suite voir les effets du sport sur les pratiquants ! Mais il faut du temps pour une action en profondeur ». À son retour de mission en 2019, le lancement du programme Sport & Développement tombe comme une évidence. Actions, temps, effets : tout est réuni.

© Terres en Mêlées

Fleurets mouchetés et graines germées

Trois ans plus tard, les mondes du sport et du développement apprennent à toujours mieux se connaître. La Guilde et ses partenaires ont financé 87 associations entre 2019 et 2021, à travers les différents appels à projets lancés. « Chaque projet doit identifier les ODD ciblés », précise Auriane Buridard. En 2020, un projet répond en moyenne à quatre ODD. Bonne santé et bien-être (ODD 3), égalité entre les sexes (ODD 5), éducation de qualité (ODD 4) et inégalités réduites (ODD 10) sont les objectifs les plus poursuivis. Tout juste de retour de mission au Sénégal, Auriane rapporte avec elle des illustrations rafraichissantes.

« Pour le Sourire d’un Enfant est un bel exemple. Cela fait 30 ans qu’ils sont sur le terrain, ils ont développé des méthodologies novatrices et efficaces. Comme le programme « escrime et justice réparatrice », dans les prisons de Thiès ou Diourbel, pour préparer la réinsertion des jeunes en détention ». À l’horizon, les Objectifs 3 (santé et bien-être), 10 (inégalités réduites) et 5 (égalité entre les sexes) sont en vue. « L’escrime est un outil particulièrement adapté : c’est physique mais le fleuret est souple et non agressif, on est habillé d’une tenue blanche, couleur symbolique au Sénégal, le masque permet de passer au-delà de la personne, la main levée pour signaler une touche implique une maîtrise des émotions… » Alors, répétées, encadrées et valorisées, ces touches pourront faire émerger des lendemains plus sereins, pour une jeunesse jusque-là mal embarquée.

© Pour le Sourire d’un Enfant

Autre exemple ? « Mediaquart’ et Seed RISE ! » Soit l’accès à des entraînements de basket qui se poursuivent avec des ateliers et des débats, mais aussi la gestion d’un jardin permacole à Kalolack. Là, entre jeu et expression collective, entre maraichage et gestion des récoltes, des pas vers les Objectifs 4 (éducation de qualité), 12 (consommation et production responsables) et 15 (vie terrestre) sont esquissés. « Le basket, le sport constituent une belle porte d’entrée, c’est flagrant, souligne Auriane, des tonnes d’exemple dans les yeux. Le terrain de sport et le jardin sont ouverts à tous, écoliers et jeunes du quartier. L’école devient le lieu d’une éducation accessible, différente. Sur le terrain, tout le monde doit respecter les règles et l’autre ; dans le jardin, le travail de chacun et chacune va permettre la récolte. Les ponts symboliques et pratiques sont nombreux. C’est vraiment le pouvoir du sport : proposer un langage universel, fédérateur et égalitaire ».

Encadrer, compter, durer

Reste que les médailles ont leur revers et que, mal utilisé, le sport peut faire des dégâts. « Le sport reste le reflet d’une société. Tu peux y retrouver tout ce qui ce qui abîme, les violences, les discriminations, la triche. Le sport ne se suffit pas forcément en lui-même. Il faut l’utiliser avec méthode ». Soit précisément un enjeu des années à venir. Car si voir les sourires naître est immédiat, le risque est qu’ils ne soient qu’éphémères. Et les impacts à long terme sont plus difficiles à appréhender : « comment mesurer des notions comme la hausse de l’estime de soi, le leadership, le développement de la mixité ou l’insertion professionnelle en lien avec le sport ? s’interroge Auriane. Aujourd’hui, c’est un travail. Après trois ans d’expérience, on peut lancer ce chantier de capitalisation. Pour, à terme, mettre en place des outils de mesure ».

Pour mener à bien cette ambition, les acteurs du développement par le sport pourront peut-être s’appuyer sur les professionnels du sport qui cherchent, eux, à intégrer du développement dans leur activité. C’est l’autre jambe de l’attelage sport et développement : que les locomotives – champions et grands évènements – soient moteurs dans la réalisation des Objectifs de développement durable. Avec des moyens d’action considérables, les résultats peuvent être spectaculaires. En France, les Jeux de Paris 2024 s’engagent ainsi à « léguer un héritage durable », pour que les Jeux puissent bénéficier à l’ensemble de la société. Transformer les annonces en actions, voilà désormais le défi des équipes de Tony Estanguet, au Comité d’organisation des JO de Paris 2024. Pour que la capacité à faire savoir des uns s’accompagne du savoir-faire des autres et que raison soit finalement donnée à Nelson Mandela, qui le clamait en 2000 : « le sport a le pouvoir de changer le monde ».

Propos d’AB recueillis par Eric Carpentier


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VIDEO – Au Ghana, l’autre PSG

« Play for fun, learn for life »* : plus qu’une baseline, c’est un véritable principe de vie posé par Play Soccer Ghana, association lauréate Sport & Santé 2020. Présentation en images de son action, avec des filets de but en plastique recyclé dedans.

Un article de Sport & Développement


Parler, jouer, réfléchir et, au bout, contribuer au développement des enfants en acteurs autonomes et positifs pour la communauté.

Plus que mettre le ballon au fond des filets, voilà le but principal des actions de Play Soccer Ghana, association lauréate de l’appel à projets Sport & Santé 2020. Kweku Andoh Awotwi, son fondateur, l’affirme avec une foi contagieuse : le sport est un formidable moyen de progresser dans la vie. Notamment lorsque l’apprentissage par le football est doublé de soutiens à l’éducation et d’actions de préservation de l’environnement. Sur ce dernier point, Jersey Adjei en est convaincu : « cela va impacter les prochaines générations et les inciter à garder la communauté propre ». Jersey est volontaire dans un projet de réduction des déchets par la réutilisation de sachets d’eau usés pour en faire des filets. Où l’on apprend qu’il en faut 3 500 pour équiper un but complet.

Evoluer en trois dimensions

Pour assurer l’efficacité de son action, Play Soccer Ghana utilise une méthodologie ayant fait ses preuves : le football3, promu par le réseau Street Football World. Au-delà du ballon, cette pratique du foot sans arbitre vise à atteindre les objectifs de développement durables. Basée sur l’égalité, le travail d’équipe et le franc-jeu, son nom prend ses origines dans un jeu en trois étapes :

  • une discussion d’avant-match pour définir les règles de manière collective ;
  • un match de football géré par les joueurs eux-mêmes ;
  • un débat d’après-match pour réfléchir ensemble au comportement de chacune des équipes sur le terrain – et comprendre comment cela se transpose à la vie quotidienne.

Cette pratique alternative du football, ouverte à toutes et à tous, responsabilise les jeunes en leur inculquant des compétences qui leur permettront de résoudre les conflits par le dialogue et le compromis.

Dans le détail

Play Soccer Ghana accompagne, chaque année, 1 500 enfants à travers ses programmes présents dans 6 des 16 régions du Ghana. L’ONG agit avec et pour les jeunes en leur assurant un accès à la santé, au développement de compétences de vie, à l’éducation, à la sensibilisation de l’importance des villes durables – ainsi les déchets plastiques, qui constituent 14% du flux de déchets au Ghana.

Objectifs :

  • Améliorer l’activité physique et les compétences de vie de 300 enfants dans 8 communautés sur une période donnée ;
  • Réutiliser 900 kg de sachets d’eaux usées dans 6 communautés pour en faire 140 filets de but ;
  • Améliorer les attitudes positives de sauvegarde parmi 50 parents et 25 jeunes dans 8 communautés ;
  • Assurer la participation de 145 femmes, jeunes et groupes de personnes handicapées dans la prise de décision au sein de 11 communautés.

Activités :

  • « Play for fun, learn for life » sessions : utiliser le football pour enseigner aux enfants et aux jeunes des compétences de vie, notamment sur les attitudes positives mais aussi sur l’hygiène, la santé, etc. ;
  • Tournois réguliers avec la méthode football3 ;
  • Tricotage de filets de but à partir de sachets d’eau avec des écoles et les familles ;
  • Réunions parentales trimestrielles pour la protection de l’enfance.

Bénéficiaires

  • 500 bénéficiaires dont des filles et garçons de 5 à 25 ans et leurs parents ou tuteurs. La majorité des bénéficiaires sont issus de foyers défavorisés, notamment de foyers monoparentaux, vivant principalement de la pêche ou de l’agriculture.

* »Jouer pour le plaisir, apprendre pour la vie »


Sport & Développement est un programme de La Guilde en partenariat avec l’Agence française de développement, qui soutient la réalisation de micro-projets de sport au service du développement durable en Afrique.


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VIDEO – S’émanciper, avec Boxgirls Kenya

Boxgirls Kenya est lauréate 2020 de l'appel à projets Sport & Santé. Présentation de son action, en images et en version originale.

Un article de Sport & Développement


Elles s’appellent Sharon, AnnZowi ou Stacy. Elles parlent anglais ou swahili. Et comme plus de 1 000 filles de 8 à 23 ans, elles mettent des coups au service de leurs corps – de leurs vies. Elles sont membres de Boxgirls Kenya. Une organisation qui, des bidonvilles de Nairobi aux zones rurales les plus isolées du pays, « a un impact », affirme AnnZowi. « Moi, j’ai vu son impact sur ma vie ». Boxgirls Kenya est lauréate 2020 de l’appel à projets Sport & Santé. Présentation de son action, en images et en version originale.

Lauréate Sport & Santé 2020

Boxgirls Kenya agit dans Nairobi et des communes rurales. Le financement Sport & Santé concerne l’ensemble des localités mais plus particulièrement la zone du comté de Kakamega – village d’Ekambuli (Ouest du pays).

Avec ses programmes tournés autour de la sécurité intégrée à travers 5 éléments – physique, émotionnel, relationnel, spirituel et mental – Boxgirls Kenya veut permettre aux filles et aux jeunes femmes de comprendre leur pouvoir et de savoir l’utiliser pour se défendre contre la violence, mais aussi renforcer leurs capacités de leadership et d’organisation à la maison, à l’école et dans la communauté.

Objectifs :

  • Créer des espaces sûrs ;
  • Continuer à établir des liens entre les familles, les communautés et les écoles afin de renforcer la sécurité des filles et leur protection contre la violence.

Bénéficiaires :

  • 1060 filles et jeunes femmes de 8 à 23 ans issues de communautés marginalisées au Kenya : bidonvilles de Nairobi et zones rurales isolées Les programmes se déroulent au sein d’écoles.

Activités :

  • Séances hebdomadaires de boxe et d’éducation à la santé sexuelle : au sein de 12 écoles avec lesquelles Boxgirls collabore ;
  • Tournois de boxe communautaires : participation des parents et des membres de la communauté à deux tournois de boxe par an afin de sensibiliser ;
  • Activité mensuelle de cartographie corporelle (prendre soin de son corps, avoir une relation positive avec son corps, éducation à la santé sexuelle, connaître ses droits) ;
  • Echange trimestriel avec les parents ;
  • Sommet sport pour les femmes qui réunira plus de 400 filles et jeunes femmes. Mise en avant de celles qui ont un impact sur leur communauté, de projets, récompense des projets les plus innovants .
  • Formation en leadership/entreprenariat.


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Appel à dons : aider le Liban, avec vous

La Guilde lance un appel aux dons pour soutenir les actions de reconstruction et de développement lancées par et pour les Libanais.

Un article de La Guilde


Redonner l’espoir, construire l’avenir

Suite à l’explosion du 4 août 2020, et face à la crise épouvantable que traverse le Liban depuis 2019, La Guilde s’est mobilisée avec plusieurs structures locales œuvrant au plus près de la population.

En 2021, La Guilde soutient onze projets locaux et envoie, avec ses partenaires, des volontaires au Liban depuis que les contraintes Covid le permettent. Plus de 3 000 personnes dans six secteurs (santé, formation professionnelle, enfance, éducation, culture, environnement) bénéficient de ces actions.

En 2022, La Guilde souhaite amplifier, avec vous, son engagement aux côtés d’un ami historique de la France.

Ensemble, affichons notre solidarité avec le peuple libanais.

Une présence historique

Dès la fin de la guerre civile, La Guilde initiait un projet agricole pionnier au sud du Liban. D’autres ont suivi, et nombre de jeunes Français ont découvert le Liban par des missions humanitaires de La Guilde. Trente ans plus tard, les Libanais ont de nouveau besoin d’aide ; nous répondons à l’appel.

La Guilde en janvier 2021 a reçu le soutien de l’Agence française de développement et de la Fondation de France pour agir. Avec une monnaie dévaluée à plus de 90% et des services publics en faillite, les besoins sont partout. Nous devons diversifier notre action vers l’aide alimentaire, l’accès aux soins et aux biens de première nécessité. Non seulement à Beyrouth, mais aussi dans les régions rurales.

Forte de son expérience du terrain, La Guilde renforce de petites organisations locales et aide les Libanais entreprenants à développer de nouvelles initiatives.

Encouragez l’élan collectif !

Parmi les projets soutenus

Zoom sur 3 projets accompagnés :

  • Beirut Awiyée (« Beyrouth la forte ») : formation rémunérée à la menuiserie de 40 femmes en situation de précarité, incluant la réalisation d’un kit d’urgence de mobilier modulaire à destination des ménages ayant subi des dommages post explosion.
  • Cercle de la Jeunesse Catholique : distribution de 250 repas quotidiens et de 750 caisses hebdomadaires contenant des denrées alimentaires et des biens de première nécessité. Accès gratuit aux soins pour 300 patients touchés par la précarité à cause de la crise.
  • Urban Trees : initiative étudiante pour la plantation de 500 arbres dans des jardins de Beyrouth affectés par l’explosion, symboles de résilience et d’espoirs dans le lendemain.

Nous pouvons toujours faire plus.

Histoire de sport, rapport d’espoir

Le rapport annuel 2020 du programme Sport & Développement vient d'être publié. L'occasion de suivre le parcours-type d'une association suivie et financée, avec l'exemple de Denro.

Un article de Sport & Développement


Moment fort de l’année, le rapport annuel 2020 de Sport & Développement, sorti il y a quelques jours, permet de « se rendre compte de tout ce qui a été mis en place durant l’année par le programme, avec les partenaires et avec les associations» pose Auriane Buridard, chargée de mission pour l’incubateur de microprojets sportifs en Afrique et en Haïti. « Il met du concret, des images et des chiffres sur ce qu’on fait, et les partage avec tous ceux qui gravitent autour du programme. Cela montre finalement son impact ». Cet impact, l’association Denro en est un parfait exemple.

Sport-étude, sport féminin

Fondée en 2012 par Denise Fernandez et Romuald Yameogo, l’association franco-burkinabaise Denro a construit une école sport-étude à Koudougou pour les enfants défavorisés de la ville. « Romuald est un ancien joueur de football, introduit Denise Fernandez, président de Denro France. Il tenait à associer sport et éducation, convaincu que l’un est moteur de l’autre ».

En 2019, Denro a été accompagnée dans le projet visant à aménager un plateau omnisport pour l’école. Un travail accompagné d’une promotion du sport féminin, à travers l’organisation d’un tournoi. « On a invité une vingtaine d’écoles, sachant qu’à Koudougou, jusqu’à maintenant, les rencontres inter-scolaires n’étaient que masculines, explique Denise. Cela a eu un succès au-delà de nos espérances ! Le public était très animé pour encourager les filles. Nous avons profité de l’engouement pour créer une équipe féminine ». Lauréate de Sport & Développement en 2019 et 2020, « Denro représente une une belle dynamique de partenariat entre les structures française et burkinabaise, loue Auriane. Ce qui est super avec cette association, c’est qu’elle suit vraiment le parcours Sport & Développement avec l’accompagnement et les formations, à la fois en France et au Burkina Faso » .

Des bailleurs au terrain

Fort du succès de 2019, Denro a souhaité en 2020 pousser le rêve encore plus loin : construire deux dortoirs, féminin et masculin, pour leurs élèves. Après une sélection par un jury indépendant composé d’experts issus des mondes sportifs, médiatiques, associatifs et du développement, Denro a pu bénéficier d’un accompagnement personnalisé, technique et pédagogique, mis en place par Sport & Développement : « Par exemple, il y avait des choses que je pensais évidentes, mais Auriane m’a montré qu’il fallait les justifier et les développer. Ce sont ces éléments-là qui font le poids d’un dossier, explique Denise. Sport & Développement nous a apporté une aide financière que l’on n’aurait pas pu avoir sans eux. Ils ont été un réel moteur ».

En plus de l’accompagnement personnalisé, l’association Denro a pu assister à des formations en ligne (COVID-19 oblige) sur l’égalité des sexes, la mixité et le montage de projet. « Comme c’est une association qui a été lauréate plusieurs fois, cela nous permet de voir les projets grandir » se réjouit Auriane. Un suivi continu qui apporte une vision réaliste du terrain et permet de faire le lien avec les bailleurs de fonds : « Ça nous touche de voir que les bailleurs s’intéressent à ce qui est fait » apprécie Denise, en évoquant la visite de Denro par Julie Baron, directrice adjointe de l’Agence française de développement (AFD) au Burkina Faso. « Cela nous ouvre d’autres horizons ».

À LIRE : LE RAPPORT 2020 DU PROGRAMME SPORT & DÉVELOPPEMENT

Propos recueillis par Athénaïs Paret


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