De Service Civique à VSI : engagement volontaire en Alliance Française

Après une année passée en Service Civique international avec La Guilde et l’Alliance Française de Sao-Tomé-Et-Principe, Lauriane a fait évoluer sa mission pour passer en statut VSI et continuer son travail au sein de l’Alliance deux années de plus.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Montée en compétence, découverte d’une nouvelle culture et confiance en l’avenir, Lauriane est fière de son engagement.

Aujourd’hui, elle revient sur les opportunités qu’elle a pu saisir et les nouveaux projets qui s’ouvrent à elle grâce à son expérience de volontariat.

Qu’est-ce qui a motivé ton départ en Service Civique puis le changement vers une mission VSI  ?

Ce qui a motivé mon départ en service civique pour la première fois a été l’envie de construire une expérience professionnelle plus longue qu’un stage à l’étranger. À la vue de la mission au sein de l’Alliance Française de Sao Tomé-Et-Principe et surtout suite à un entretien très enthousiasmant, je n’avais aucun doute sur ma décision. Mais ce qui m’a convaincue, ce fut surtout la disposition de la direction à adapter mon poste à mes envies et mes compétences et à le faire évoluer à mon image en fonction des besoins locaux.

En effet, le choix de la destination n’avait pour moi aucune importance du moment que c’était à l’étranger, c’est donc bien la mission en elle-même qui a motivé mon choix.

La volonté de ma direction de me garder au sein de l’équipe a été exprimée très tôt au cours de ma première année en Service Civique. Une fois ma décision prise de continuer ma mission, avec quelques évolutions liées à mon expérience et au changement de statut, le choix d’un contrat de VSI a été fait.

Tu l’as dit, la volonté d’acquérir une expérience professionnelle forte était une de tes motivations principales au moment de t’engager.

Pourquoi l’Alliance Françaises de Sao-Tomé-Et-Principe correspondait à tes attentes ?

Ayant suivi une formation de master en relations interculturelles et coopération internationale, j’avais déjà une bonne connaissance du réseau culturel français de l’étranger. J’avais aussi déjà effectué un stage en Alliance Française en Suède et un en Institut Français de Recherche au Kirghizstan. Aussi, le choix de rester dans ce réseau s’est inscrit dans la continuité de mon parcours et en corrélation avec mes compétences.

©Alliance Française de Sao Tomé et Principe

Les actions d’une Alliance Française sont la diffusion de la langue française et la promotion des cultures francophones et locales sur place, en France et à l’international. Ce qui m’intéresse c’est donc de travailler au service de l’échange interculturel à la fois pour mon pays, la France, mais aussi pour mon pays d’accueil.

Deux ans après le début de ta mission, quel est ton bilan sur ce point ?

D’un point de vue professionnel, je suis convaincue d’être parfaitement dans ma voie et l’expérience riche que je construis ici au quotidien me servira sans aucun doute dans mon parcours professionnel futur. J’élargis mes connaissances, j’apprends une nouvelle langue, j’apprends de nouvelles compétences et mets à jour mes anciennes, j’élargis mon réseau mais surtout, la durée et la qualité de cette expérience me font gagner en crédibilité sur le marché de l’emploi.

A me retour en France, je souhaite chercher un emploi dans le domaine de la coopération internationale, cette expérience me sera donc très utile.

De plus, la crise sanitaire du COVID-19 a poussé toute l’équipe à revoir ses objectifs et à s’adapter très rapidement à une situation imprévisible. Ce challenge nous a permis d’expérimenter de nouveaux modes de travail et aussi de se concentrer sur les travaux de fond. Paradoxalement, cette crise nous a fait redoubler d’efforts et nous a permis d’apprendre beaucoup sur notre capacité d’adaptation.

Tu t’es également engagée pour connaitre cette expérience de vie qu’est l’expatriation. Comment s’est passé ton intégration ? A-t-elle était différente de ce que tu imaginais ?

Mon intégration à Sao Tomé-et-Principe a été plus longue que je ne l’imaginais du fait de la grosse différence culturelle de mon naturel plutôt introvertie. Cependant ma très rapide intégration professionnelle et les excellentes relations avec mon équipe m’ont permis de trouver un équilibre assez rapidement. Depuis mon arrivée il y a deux ans, j’ai désormais eu largement le temps de m’intégrer à tous point de vue et je considère avoir une vie sociale et professionnelle épanouie.

Concert mars 2019 ©Alliance Française de Sao Tomé et Principe

Avec un peu de recul, que penses-tu avoir retiré de ta mission d’un point de vue personnel ?

Cette mission m’a appris à relativiser, à m’ouvrir un peu plus aux autres, en particulier à travers l’apprentissage du portugais. La patience et l’acceptation sont deux qualités sur lesquelles je travaille quotidiennement.

Si cette mission m’a ouvert les yeux sur mes défauts, elle a aussi mis en lumière mes qualités d’adaptation et de persévérance. Mes réussites tant personnelles que professionnelles me confortent dans mes choix et me donnent l’assurance dont j’ai besoin pour continuer ici ou ailleurs.

J’ai l’opportunité d’apprendre chaque jour, de me voir capable de réaliser mes tâches avec succès et de me voir confier des responsabilités. Par ailleurs, la confiance que m’apporte ma cheffe et sa satisfaction sur mon travail me motivent tout autant que de voir mon travail porter ses fruits.

Un conseil que tu voudrais partager avec d’autres personnes qui seraient intéressés par le VSI ?

Le VSI est une expérience très enrichissante à tous points du vue, à condition que la mission nous corresponde un tant soit peu et que le contexte nous convienne. Même si l’indemnité d’un VSI est, la plupart du temps, bien inférieure au SMIC français, l’expérience en vaut largement la peine. De plus, ce temps est investi à bon escient car c’est un réel tremplin professionnel, en particulier en cas d’insertion professionnelle. En effet, les employeurs recherchent avant tout l’expérience, et c’est ce qu’offre un VSI.

Enfin, ce qui me semble essentiel est d’avoir un bon rapport avec ses supérieures et son équipe sur le terrain car s’expatrier n’est pas toujours facile et il est bon de savoir que l’on n’est pas seul dans cette expérience radicale, en particulier pour les démarches administratives (visa), la recherche de logement et la résolution de problèmes du quotidien (santé par exemple) qui peuvent parfois être stressants lorsque l’on arrive dans un nouveau pays.

En cela, je recommande d’être très vigilant sur les missions proposées sur la fiche de poste et de s’assurer qu’elles correspondent bien au travail sur le terrain.

De plus, la majeure partie du temps sera passée sur le lieu de travail, aussi, si les conditions ou l’ambiance de travaillent ne sont pas agréables, cela peut complètement remettre en question le bon déroulement d’un volontariat.

La Guilde est partenaires de 40 Alliances Françaises à travers le monde pour le Service Civique, 2 pour le VSI. Plus d’informations sur le rôle des AF : https://www.fondation-alliancefr.org/

L’Alliance Française de Sao Tomé : http://www.afstp.org/

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