Le VSI, une immersion à la rencontre des autres

Il ne faut pas hésiter à se lancer, changer ses habitudes de vie, bouleverser son environnement.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Solène termine une mission de VSI de 18 mois au Cambodge, durant laquelle elle a été complètement plongée dans la culture, le mode de vie et l’ambiance de la campagne khmère entourant l’association AEC-Foyer Lataste.

Après une première expérience à Phnom Penh, la capitale, Solène a poursuivi son expérience dans le nord-ouest du pays et vécu en immersion dans le foyer Lataste et sa communauté.

Qu’est-ce qui a motivé ton départ en VSI ?

À la suite de mon Master en Relations Internationales, de divers engagements associatifs et de plusieurs expatriations, un départ à l’étranger s’est imposé à moi comme une évidence.

En cela, le VSI est une formidable opportunité pour pouvoir s’engager dans une action de solidarité internationale et de lier engagement, interculturalité et compétences professionnelles.

C’est aussi une façon d’aller à la rencontre des autres, de découvrir de nouvelles cultures et de partager des expériences uniques.

AEC-Foyer Lataste est l’une des associations partenaires de La Guilde pour l’envoi de VSI. Qu’est-ce qui t’a particulièrement attiré dans la mission que l’association t’a proposée ?

J’avais à cœur d’effectuer une mission au Cambodge après avoir vécu une expérience professionnelle à l’Ambassade de France à Phnom Penh. En effet, j’y avais découvert la culture khmère, riche et vibrante, et j’avais la volonté de participer à l’émancipation des futures générations à travers l’éducation.

C’est avec ces envies en tête que j’ai rencontré l’association AEC-Foyer Lataste, et de suite adhéré à ses valeurs.

AEC-Foyer Lataste est spécialisée dans la protection de l’enfance et l’accès à l’éducation pour les enfants vulnérables du Cambodge. En partenariat avec le ministère des Affaires Sociales, le foyer Lataste accueille en son sein près de 45 enfants et adolescents dans le but de répondre à leurs besoins essentiels, de leur permettre de se rendre à l’école et de suivre un cursus scolaire complet. 

Situé dans la province de Banteay Meanchey, au nord-ouest du pays, et excentré des grandes villes, le foyer Lataste m’apparaissait aussi comme un lieu me permettant une immersion totale tant professionnelle que personnelle. C’est un vrai atout !

Quelles sont tes missions et leurs intérêts principaux ?

En tant que coordinatrice terrain de programmes éducatifs, je suis la médiatrice entre le siège en France et le terrain, et je m’assure de la bonne utilisation des fonds levés.

J’assure notamment la coordination à travers le contrôle financier, le suivi, le reporting et le développement des programmes. J’accompagne également le Directeur Exécutif dans la gestion quotidienne du foyer, et forme l’équipe locale à la communication ou encore à la gestion du cycle de projet.

Ce poste polyvalent est très formateur, et je peux dire avec plaisir qu’aucun jour ne se ressemble.

La mission comporte également un aspect terrain qui me plait énormément, car il me permet d’être en contact direct avec les enfants et leurs familles. Les enfants viennent d’environs très divers, ce qui est vraiment enrichissant.

Quelles ont été les principales barrières culturelles auxquelles tu as été confrontée ?

Je dirais que la barrière de la langue a été la première difficulté, tant pour la communication quotidienne que pour ma compréhension dans le milieu professionnel.

Car même si de plus en plus de jeunes parlent anglais dans les villes, c’est plus rare en zone rurale. Mais cela m’a poussée à redoubler d’efforts pour m’insérer dans la communauté, et j’apprécie d’apprendre la langue khmère.

Un autre point important pour moi, et particulièrement avec mes missions de management, a été de comprendre et d’intégrer la culture locale dans mes rapports avec l’équipe : dans tout pays, il y a des règles tacites de relation aux autres et de façon de s’exprimer et d’agir.

Et bien entendu, la crise du Covid-19 a totalement bouleversé les activités terrain du foyer Lataste. Par exemple, je n’ai eu que très peu l’opportunité d’accueillir des volontaires, visiteurs ou encore parrains-marraines, pan tout de même important de ma mission.

À la différence de ton expérience précédente à Phnom Penh, le foyer Lataste se situe dans une zone rurale isolée. Là aussi, on peut parler d’une immersion très forte dans la culture.

Pour la première fois, j’ai vécu l’expérience enrichissante de vivre en communauté avec des enfants et adolescents. J’en retire énormément de positif, leurs sourires et joie de vivre ont été un moteur pour moi ici : le fait de pouvoir observer les résultats de notre travail m’a aidée à me surpasser chaque jour, et il n’y a rien de plus réjouissant.

J’ai apprécié l’atmosphère toute particulière qui règne dans la province de Banteay Meanchey.

Bien qu’en étant à la campagne, on y trouve rarement le silence car l’attraction favorite des Cambodgiens, c’est sans aucun doute le karaoké!

Or, l’objet indispensable de tout karaokiste, ce sont les haut-parleurs… mêlés au son des cloches et aux chants de la pagode, sans oublier les cris et rires des enfants de l’école primaire de proximité, et ceux du marchand de glaces et des autres vendeurs, un brouhaha nait qui fait vite partie du quotidien.

Ta mission se termine demain (!). Quelles sont tes impressions ?

J’ai certainement gagné en maturité grâce aux responsabilités qui m’étaient assignées, et c’est exactement ce que je recherchais. J’ai eu l’opportunité de développer des projets qui me tenaient à cœur et diverses activités avec les enfants, et je pense également que le fait de vivre à la campagne a forgé mon adaptabilité et ma persévérance.

C’est vraiment sur une note d’accomplissement que je termine ma mission.

Elle m’a confortée dans mon choix de carrière dans l’humanitaire et l’aide au développement, et je sais désormais que j’aimerais rester en Asie, et de préférence au Cambodge, dans mon prochain poste !

Le VSI, c’est une formidable opportunité pour se dépasser professionnellement et personnellement. Il ne faut pas hésiter à se lancer, changer ses habitudes de vie, bouleverser son environnement. 


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Direction l’Inde !

Être VSI au sein d’une communauté religieuse : une intégration totale

« Les Filles de la Charité ont fait bien plus que m’accueillir. […] Chacune, à leur manière, me révèle qui je suis. »

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Marine est VSI en Égypte avec l’Œuvre d’Orient. Elle travaille et vit avec les Filles de la Charité, et est devenue un membre à part entière de la communauté. Ce lien privilégié et cet engagement profond rythment son expérience et ses missions de VSI.

Qu’est-ce qui a motivé ton départ en VSI ?

J’ai décidé de m’engager dans une action de solidarité internationale après l’obtention de mon diplôme d’État d’infirmière, mais je ne voulais surtout pas contribuer au fléau du volontourisme. J’ai donc été séduite par un parcours plus légitime et je me suis rapprochée de l’association Intercordia et de l’un de ses partenaires, l’œuvre d’Orient.

Le but d’Intercordia est de permettre à des jeunes entre 18 et 30 ans d’acquérir une formation diplômante et de s’engager dans un projet de solidarité internationale pour le compte d’ONG locales, sur des durées allant de 6 mois à 1 an.

De son côté, l’œuvre d’Orient soutient la mission de communautés religieuses auprès des populations de vingt-trois pays au Moyen-Orient, dans la Corne de l’Afrique, en Europe Orientale et en Inde. L’Œuvre d’Orient recense les besoins exprimés par les communautés orientales, et propose ensuite d’y répondre. Pour moi, cela a plus de sens : ma présence est réellement utile sur place.

Ainsi, mon volontariat est doublement encadré : par Intercordia et par l’œuvre d’Orient. A cela s’ajoute le suivi de La Guilde. C’est très rassurant, à la fois pour moi, mais aussi pour ma famille.

Être VSI en tant qu’Assistante de soin t’amène à effectuer une grande diversité de tâches, différentes de celles qu’effectuerait une infirmière diplômée en France. Peux-tu nous les présenter ?

Depuis novembre 2020, je vis avec la communauté des Filles de la Charité de Saint-Vincent de Paul, établie à Al Qusiyah, en Haute-Égypte. Ma mission première consiste à assister les infirmières travaillant dans le dispensaire tenu par les Filles de la Charité, autour de tâches qui vont du prélèvement sanguin à la réfection de pansements, en passant par la visite à domicile des patients et des familles soutenues par les Filles de la Charité.

Je participe également à l’encadrement des enfants qui viennent pour le soutien scolaire sur le temps du déjeuner, et parfois lors de leurs sorties durant les vacances scolaires.

En dehors de mes missions de VSI, je suis également engagée avec les Sœurs dans les activités des mouvements de jeunesse à destination des familles les plus démunies. Je vis au sein de la communauté, et de ce fait, je suis intégrée à l’ensemble des activités.

Il n’est pas rare pour les volontaires de l’Œuvre d’Orient de résider au sein des communautés où ils/elles effectuent leurs missions. Qu’est-ce que cette proximité avec les Filles de la Charité t’apporte en complément de ton volontariat ?

Les Filles de la Charité ont fait bien plus que m’accueillir. En effet, je sens que j’ai ma place auprès d’elles. Elles ont à mon égard de multiples attentions au quotidien. Chacune, à leur manière, me révèle qui je suis.

Qu’est-ce qui te satisfait le plus dans ton expérience égyptienne ?

Vaste question ! Chaque jour m’apparaît plus beau que le précédent, avec son lot de joies et d’imprévus. Je vis en communauté, mais j’ai mon propre espace. Je peux vivre ma Foi intensément et je trouve en toute personne une Espérance infinie.

J’ai les sens en ébullition : une nouvelle langue, de nouvelles saveurs, de nouvelles odeurs, de nouvelles rencontres. Que demander de mieux ?

Sais-tu déjà ce que tu souhaites faire à ton retour en France ?

Mon volontariat n’est pas terminé, mais je sens déjà qu’un changement s’est opéré en moi. J’ai pris de l’assurance en m’adaptant à un nouveau mode de vie. J’ai été bousculée dans mes habitudes et j’ai aimé cela. J’apprends tous les jours et j’exerce mon métier avec passion. Je souhaite à l’avenir m’investir dans le milieu humanitaire. C’est là mon rêve d’enfant, et le VSI est pour moi un tremplin.

Découvrez l’expérience de Marine et Astrid, au dispensaire de Al Qusiyah :


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« Chaque soir je me couche en me disant que c’était la meilleure journée », témoigne Marine.

Lancement de la plateforme Engage

La Guilde accompagne ses partenaires et ses volontaires avec une nouvelle plateforme en ligne : Engage !

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Association agréée au titre du volontariat de solidarité internationale, La Guilde déploie plus de 500 volontaires de solidarité internationale (VSI) sur le terrain chaque année, au profit d’une centaine d’organisations partenaires.

Depuis un mois, les volontaires et les représentants de leurs organisations d’envoi ont pu découvrir Engage, la nouvelle plateforme dématérialisée de La Guilde.

Véritable outil de suivi des missions de volontariat, Engage permet  une simplification des interactions entre les volontaires, les organisations d’envoi et La Guilde, et de nos procédures administratives communes.

Un outil au service des organisations partenaires du pôle VSI

Chaque organisation d’envoi dispose d’un espace personnel sur cette plateforme, d’où elle peut suivre toutes les missions de ses VSI, en cours et passées.

Dates de mission, documents contractuels, coordonnées du volontaire… toutes les informations sont accessibles en un clic !

Via Engage, nos partenaires peuvent inscrire leurs volontaires aux sessions de préparation au départ*, modifier les missions et retrouver des guides et autres documents d’information sur le VSI.

Un outil utile aux volontaires

A l’instar des organisations d’envoi, les volontaires ont également accès à un espace personnel sur Engage, qui regroupe tous les documents liés à leurs missions de VSI.

La plateforme leur permet de s’inscrire aux sessions d’accompagnement au retour, de remplir leurs bilans et de suivre l’historique de leurs missions.

Accompagnement du changement 

Engage permet des échanges plus fluides, sans perdre en relations humaines !

Les équipes de La Guilde restent aux côtés des partenaires et volontaires pour leurs démarches, et continueront à être en lien direct avec eux.

De plus, pour accompagner les nouveaux utilisateurs d’Engage, les équipes du pôle VSI de La Guilde ont été pleinement mobilisées. Des ateliers en présentiel et en visio ont été mis en place pour répondre aux questions de chacun et permettre une prise en main facile.

Ces ateliers s’accompagnent de tutoriels pas-à-pas et de guides d’utilisation.


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*Les sessions de préparation au départ  

La Guilde organise et prend en charge des sessions de préparation au départ de 4 jours auxquelles assistent tous les VSI. Des intervenants extérieurs, experts dans leurs domaines, sont mobilisés sur des thématiques précises :

  • la solidarité Internationale (acteurs, terminologie, contextes, gestion de projet…)
  • les différences culturelles (connaissance de soi et résilience, choc des cultures,  comportement du volontaire…)
  • la gestion de la mission (gestion du temps, efficacité collective, gestion du stress…)
  • la préparation au départ (santé, sécurité, statut, démarches administratives, assurances…).

L’objectif de cette formation est tant de favoriser l’échange d’expériences entre volontaires que permettre à chacun.e de partir avec les outils nécessaires à la réussite de sa mission.

La Fondation Énergies pour le Monde accueille sa première VSI au Sénégal

Chaque année, une cinquantaine d’organisations se rapprochent de La Guilde avec l’objectif de devenir partenaires pour l’envoi de VSI.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Au final, un cinquième d’entre elles transforment l’essai, qu’elles soient fondations, ONG, associations ou collectivités territoriales, et décident d’envoyer leur(s) premier.e(s) VSI avec La Guilde.

C’est ainsi qu’en 2020, la Fondation Energies pour le Monde (Fondem) a rejoint le pôle VSI de La Guilde, et a déployé sa première mission de VSI au Sénégal avec Mallaury Carlo en janvier 2021.

Entre les valeurs qu’elle défend, ses objectifs de carrière, et sa volonté d’engagement personnel, Mallaury nous partage ses motivations et ses premières impressions sur le pays de la Teranga*.


Qu’est-ce-qui a motivé ton départ en VSI ? 

Beaucoup de choses m’ont motivée à partir en VSI.

D’abord, j’ai toujours été très inspirée par le récit de mon père, qui au même âge que moi, est parti plusieurs années en service volontaire pour la promotion de la culture attelée en agriculture paysanne au Bénin. Ensuite, j’ai beaucoup entendu parler du contrat VSI pendant mon master en coopération internationale et j’imaginais toujours à quoi pouvait ressembler cette vie hors du commun où l’on change complètement d’environnement et de quotidien pour se consacrer entièrement à une mission de solidarité internationale.

Mallaury (au centre) et certains des partenaires de la FONDEM

Le VSI m’a semblé idéal pour entrer dans la vie professionnelle tout en valorisant ce que peut apporter « l’aventure du voyage », notamment dans notre construction en tant qu’individu. 

Pour moi, le VSI ne s’arrête pas à la fin de sa journée de travail, il continue à chaque expérience vécue dans le pays d’accueil et c’est à mon sens ce qui donne autant de valeur à ce type de mission.

Pourquoi as-tu choisi la Fondem en particulier pour ce VSI ? 

En étudiant les problématiques liées à la coopération internationale, j’avais à cœur de ne pas participer à de grands projets, qui sont souvent trop éloignés des besoins du terrain et ainsi, sont à mon sens plus des freins au développement que des moteurs.

C’est notamment ce qui m’a attirée dans les méthodologies de la Fondem.

La Fondation entretient des liens très étroits avec les municipalités et les associations locales, avec qui elle collabore en qualité de « partenaire » et non en tant que « maître d’ouvrage ». De plus, elle propose des formations et de l’accompagnement au renforcement de capacités, si bien qu’à la fin du projet, c’est le partenaire local qui doit être en mesure de gérer en autonomie les actions mises en œuvre. Il s’agit vraiment d’une approche d’autonomisation au niveau local, qui me convient particulièrement.

Réunion de travail FONDEM

Par ailleurs, quand j’ai découvert les actions de la Fondem à travers les énergies renouvelables, j’ai été impressionnée de voir qu’une telle expertise technique pouvait être mise à contribution pour des projets de solidarité, et particulièrement en zone rurale d’Afrique subsaharienne, où l’accès à l’électricité par l’énergie solaire représente un réel vecteur d’autodétermination pour les habitants de zones rurales enclavées. Là encore, je me suis totalement retrouvée dans cette vision.

D’un point de vue professionnel, la mission correspond-elle à tes attentes ?

Mes journées de travail commencent souvent comme celles de beaucoup d’autres: aller au bureau, allumer mon ordinateur, répondre à des mails et organiser des réunions.

Mais ce qu’il y a d’extraordinaire, et que j’aime particulièrement, c’est que certains jours je peux également me retrouver aux aurores à bord d’un minibus en direction des petites localités à 1 ou 2 heures de route de la ville, pour assister à une cérémonie d’inauguration d’un projet ou encore travailler sur la création d’une campagne de sensibilisation pour le recyclage des déchets électroniques avec une association partenaire locale.

Cette organisation enjoint d’être réactive, patiente, et de savoir accepter les situations telles qu’elles sont, car les changements de programme de dernière minute sont assez fréquents au Sénégal ! Mais j’apprécie ce côté dynamique et imprévisible d’une semaine à l’autre.

Mallaury et certains partenaires de la FONDEM

J’ajoute qu’il faut parfois fournir beaucoup d’énergie pour se faire entendre en tant que jeune femme au milieu de collaborateurs qui ont parfois plus de deux fois mon âge…

Toutefois, ce déploiement en autonomie m’amène également à rendre compte le plus souvent possible de la situation du terrain au coordinateur de projets et au reste de l’équipe Fondem basée à Paris, et d’y trouver soutien et écoute.  

Et d’un point de vue personnel, comment s’est passée ton intégration ?

Il m’a semblé plutôt simple de me sentir chez moi ici à Ziguinchor. A mon arrivée, je me suis sentie soutenue par mon association et également bien conseillée par les autres expatriés ici.

N’étant pas citadine, l’échelle de la ville m’a grandement facilité la tâche ; on peut se retrouver calmement en tête-à-tête avec le coucher de soleil au bord du fleuve Casamance à seulement quelques minutes à pied du centre-ville, et on croise aisément plusieurs fois des visages qui deviennent peu à peu familiers.

Par ailleurs, je crois qu’il existe une entraide naturelle et un accueil bienveillant au sein de la communauté casamançaise. En apprenant les salutations en langue diola, on peut très vite se retrouver invitée à boire le thé.

Tu viens de commencer ta mission, mais à ce stade, qu’est-ce qui la caractérise selon toi ?

Pour l’instant, le principal élément que je retire de ma mission est l’adaptabilité. Que ce soit d’un point de vue personnel ou professionnel, il s’agit toujours d’essayer de comprendre comment fonctionnent les mécanismes d’ici, afin de pouvoir s’ajuster soi-même pour obtenir gain de cause.

Cela peut s’appliquer à la plus simple démarche administrative, comme à la recherche complexe de la bonne synergie de travail dans l’interculturalité ; il y a toujours une démarche d’adaptation à enclencher.

©FONDEM

As-tu un exemple d’une de ces différences culturelles auxquelles tu as dû t’adapter ?

Quand j’ai débuté ma mission, j’ai été quelque peu troublée par l’utilisation du terme « Inch’Allah », incontournable ici au Sénégal. Je pensais en effet que ce terme signifiait l’incertitude de toute chose vis-à-vis des attentes que l’on peut avoir sur l’avenir. Ainsi, quand je proposais des rendez-vous professionnels à des partenaires locaux et qu’ils me répondaient: « oui, Inch’Allah » je comprenais « oui, peut-être » et proposais donc une autre date à laquelle ils répondaient là encore « oui, Inch’Allah ».

J’ai finalement compris que cette expression venait simplement rappeler qu’en tant qu’être humain, bien que l’on puisse planifier des actions pour la semaine prochaine, nous ne pouvons pas maîtriser l’ensemble des évènements qui peuvent survenir d’ici là. Cela n’empêche aucunement de prévoir des rendez-vous, et je me surprends parfois à utiliser cette expression moi aussi désormais.

Un conseil que tu voudrais partager avec de futurs volontaires ?

Je conseillerais de se lancer pleinement dans cette aventure en laissant derrière soi les éventuels doutes et craintes qui peuvent être véhiculées par l’inconnu, car ce type d’expérience a toujours quelque chose d’important à nous enseigner.

Découvrez les actions de la FONDEM

* « En wolof, Teranga vient de “teer/teerul” qui signifie accueillir. Elle désigne les valeurs d’hospitalité, de partage et de solidarité des Sénégalais. Ce terme, fièrement revendiqué, rappelle que le Sénégal a toujours été un lieu de brassage des peuples et des cultures. »  Source : Gaëlle Picut – https://lepetitjournal.com/dakar/


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Reprise des envois de volontaires !

En 2021 : missions de VSI et COVID-19

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


En 2020 et durant 8 mois, en réaction au développement de la pandémie du COVID-19 au niveau mondial, l’ensemble des nouveaux départs de volontaires avaient été suspendus sur décision du Ministère de l’Europe et des Affaires Étrangères (MEAE).

En octobre 2020, les partenaires et volontaires de La Guilde ont reçu la nouvelle tant attendue de l’autorisation d’un redéploiement partiel des VSI et VSC.

Depuis le début du mois de mars 2021, le MEAE reconnaît les missions de volontariat international comme “motif impérieux” de sortie du territoire français. Cette reconnaissance permet le départ vers leurs pays de mission des nouveaux VSI formés par La Guilde.

Nous faisons le point sur ces annonces et vous informons des évolutions.

Les nouvelles du terrain: Etat des lieux

L’envoi de volontaires est désormais ré-autorisé dans un certain nombre de pays répondant à des critères sanitaires et d’ouverture des frontières.

Mise à jour le 31/05/2021

Cette liste sera actualisée tous les 15 jours par le MEAE, en concertation avec les Ambassades et le Centre de Crise et de soutien.

De plus en plus de VSI (re)partent dans leur différents pays de mission

Cet été, dès que les conditions sanitaires en France l’ont permis, La Guilde a rouvert ses sessions de préparation au départ pour répondre au besoin de ses partenaires et former les volontaires dans la perspective d’une reprise à l’automne. Ainsi, entre nouveaux formés lors des préparations au départs chaque mois et volontaires en pause, de plus en plus VSI de La Guilde sont amenés à s’envoler vers leurs pays de mission.

Pour tous les pays en vert de cette liste, le départ est imminent ! La Guilde met à disposition de ses volontaires un arsenal d’assurances qui leur garantissent une bonne prise en charge santé. Chaque VSI sera bien sûr responsable de respecter les mesures sanitaires de son pays de mission et de les gestes barrières.

Préparation au départ à La Guilde en juillet 2020

De nombreux VSI restent en attente de la « réouverture » de leurs pays de mission

Quid des pays qui ne figurent pas sur cette liste ?

Le retour des VSI sur ces zones n’a pour l’instant pas été considéré favorablement par le réseau diplomatique, pour des raisons liées aux pics d’épidémie qu’ils rencontrent, aux difficultés d’accès aux soins et au rapatriement, ou aux conditions de sécurité. Toutefois, cette position n’est pas définitive et pourra être réévaluée chaque mois.

La Guilde reste engagée aux côtés de tous ses partenaires et volontaires

Depuis le début de la crise, La Guilde et l’équipe du pôle VSI ont été aux côtés de leurs 80 partenaires et 350 volontaires. Nous ne relâcherons pas nos efforts pour les aider à faire (re)partir au plus vite les volontaires, dans le respect des directives du MEAE.

Nous réaffirmons notre soutien à tous nos partenaires et volontaires dans la poursuite de leurs projets dans cette période difficile, et les remercions de leur confiance et de leur engagement.

Découvrez les actions mises en place par La Guilde pour accompagner partenaires et volontaires :

  • Mise en place d’un numéro d’urgence interne au pôle VSI et disponibilité des équipes ;
  • Organisation de sessions de préparation au départ inédites à distance ;
  • Mise en place de groupes de discussion pour les volontaires ;
  • Augmentation du nombre de nos sessions retour pour accueillir les VSI rentrés en France, et organisation de sessions en ligne ;
  • Annulation de l’appel à cotisation prévisionnel des partenaires de La Guilde ;
  • Plaidoyer.

Malena a été VSI pour La Guilde sur le projet WEEECAM. En pleine période du Covid-19, elle a participé à une session retour à distance.


Envie de retrouver des témoignages de volontaires Guilde engagés malgré le Covid ?

Visionnez ici la vidéo de Brune, volontaire MEP devenue infirmière bénévole en France

Écoutez Guillaume, volontaire avec l’Ordre de Malte dans un hôpital au Congo, mobilisé contre le virus : https://bit.ly/3dqWGbm

Le volontariat pour renforcer les droits des femmes à l’international

Cambodge, Niger, Sénégal, découvrez nos partenaires et volontaires qui travaillent 365 jours par an en faveur des droits des femmes partout dans le monde.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Au mois de mars, mois de la journée internationale des droits des femmes, La Guilde met en valeur ses partenaires et volontaires qui travaillent toute l’année pour la reconnaissance et le progrès des droits des femmes dans le monde. Droit à l’éducation, droit au logement, droit à un travail décent, les trois ONG partenaires présentées permettent aux femmes d’accéder à des opportunités socio-professionnelles, de s’unir, et d’améliorer leurs conditions de vie et celles de leurs communautés.

Découvrez les missions de Clément, VSI auprès de l’ONG Toutes à l’école au Cambodge, Pauline, VSI pour urbaMonde au Sénégal, et Anaïs, VSI avec Empow’her au Niger.

Clément Frisoni – VSI avec Toutes à l’école Cambodge

Nous travaillons pour le développement de l’éducation des filles dans une communauté défavorisée de la banlieue de Phnom Penh (école Happy Chandara). 

Notre programme permet d’offrir une éducation de qualité aux filles de cette communauté, qui ne sont souvent pas priorisées pour être scolarisées par leurs familles, qui préfèrent envoyer leurs garçons. En permettant chaque année à 100 nouvelles jeunes filles de venir à l’école, nous leur ouvrons des perspectives d’avenir et de carrière autrement inenvisageables. 

En favorisant l’éducation des filles au Cambodge, nous leur permettons de s’inscrire dans un cercle vertueux d’éducation, et d’inspirer d’autres familles et d’autres jeunes autour d’elles à l’avenir. 

Découvrez les actions de Toutes à l’école

Pauline Leporcq, VSI avec urbaMonde, et Aissata Talla, présidente de la Fédération Sénégalaise de l’Habitat (FSH)*

Aissata Talla :

« Une femme, un toit », le droit à l’habitat décent et sécurisé fait partie des droits fondamentaux des femmes. C’est pourquoi le programme de la FSH les accompagne pour avoir un toit décent pour elles et leurs enfants, dont elles assurent souvent l’éducation.

Le programme permet aussi aux femmes de formaliser leurs activités génératrices de revenus, mettre en place des groupes d’épargne pour alimenter l’épargne habitat, et faire valoir leurs droits de citoyennes face au foncier.

Grâce à notre ONG d’appui urbaSEN et notre partenaire stratégique urbaMonde, nous bénéficions d’accompagnements techniques et financiers. Ce programme est une aubaine pour nous, car il nous permet de mieux connaitre nos droits et de participer au développement de nos quartiers, au lieu d’attendre pour applaudir l’Etat ou les collectivités.

Pauline, VSI :

Je souhaite contribuer à accompagner les femmes pour faire respecter leurs droits, et notamment leur droit fondamental à accéder à un logement digne. Cela contribue également à légitimer leur voix dans l’espace public.

* La FSH est appuyée techniquement par urbaSEN, ONG sénégalaise dont urbaMonde est partenaire stratégique.

Découvrez les actions de urbaSEN

Anaïs Bah, VSI avec Empow’her au Niger

Formation Empow’her Niger ©Empow’her

Chez Empow’her, nous savons que l’amélioration des droits des femmes au Niger doit passer par leur autonomisation ; et celle-ci n’est possible que par le travail et l’indépendance financière. L’entrepreneuriat est donc l’un des moyens qu’elles ont à disposition pour s’imposer dans la société nigérienne.
Nous mettons toute notre énergie pour l’empowerment des femmes à travers des formations en gestion d’entreprise, en leadership, en prise de parole en public, etc. Nous faisons également du plaidoyer auprès des structures étatiques et ONG ainsi que de la sensibilisation à l’endroit des jeunes filles, futures actrices de ce monde à construire.

La reconnaissance et le progrès des droits des femmes au Niger est un combat qui ne peut être gagné que si les femmes prennent en main leur destin, et se battent pour réaliser leurs projets avec l’aide des structures comme Empow’her, dont le cœur ne bat que pour l’amélioration des conditions de vie des femmes dans les zones où le besoin est criant.
Avec la réalisation des différentes activités d’Empow’her aussi bien en milieu urbain que rural, j’ai le sentiment d’apporter une pierre supplémentaire à l’énorme chantier qu’est la reconnaissance des droits des femmes au Niger.
 

Découvrez les actions d’Empow’her

Les projets des volontaires

La Guilde accompagne et soutient une centaine d’ONG, associations, fondations et collectivités territoriales, dans la réalisation de leurs activités via l’envoi de Volontaires de Solidarité Internationale (VSI).

Les VSI répondent à des besoins précis exprimés par les organisations partenaires de La Guilde, sur des postes de technicien.nes, coordinateur.trices, chargé.es de programme… Déployés durant 1 an minimum, ils permettent d’assurer la pérennité des projets menés localement.

Toute l’année, les projets menés permettent de faire avancer les droits des femmes partout dans le monde.

Découvrez le statut de VSI : https://la-guilde.org/volontariat/volontariat-solidarite-internationale/


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Un humanitaire sur deux ne repartira pas sur une deuxième mission: l’importance de l’accompagnement au retour

"La force des profils de VSI se retrouve dans leur engagement, leur polyvalence, et dans leur capacité à gérer les imprévus et les changements de poste." Sophie Eschalier du cabinet Humanitalents, prestataire de La Guilde pour l'accompagnement des volontaires.

Estelle Robert et Sophie Eschalier - Humanitalents

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Humanitalents est partenaire de La Guilde depuis juillet 2020, et intervient auprès des VSI lors de la session d’accompagnement au retour, à la fin de leur mission de volontariat. Ces sessions de 2 jours ont pour objectif de permettre une relecture et une valorisation de l’expérience de volontariat, notamment dans la perspective d’une recherche d’emploi.

Sophie Eschalier nous présente son travail avec les volontaires, les principaux problèmes qu’ils rencontrent à leur retour de mission, et certaines des solutions qu’elle peut leur apporter.

Le cabinet Humanitalents a accompagné une centaine de VSI en 2020, au cours de 8 des sessions d’accompagnement au retour organisées par La Guilde.


Pour commencer, pouvez-vous nous présenter Humanitalents ?

Humanitalents est un cabinet RH spécialiste de l’humanitaire qui accompagne, conseille et développe les capacités des acteurs de la solidarité internationale dans les domaines de la gestion des ressources humaines et dans le management d’équipe.

Nous proposons trois types de services : recrutement, conseil pour les ONG et formation des acteurs humanitaires. Nous travaillons sur les bases de la bienveillance, l’approche participative, l’innovation et l’éthique.

Notre intervention auprès de La Guilde est unique en son genre.

Estelle Robert et Sophie Eschalier – Humanitalents

En quoi consiste cette intervention avec La Guilde ?

Le retour en France post-mission nécessite toujours un temps de réadaptation personnelle et professionnelle, et ce quel que soit le profil avant départ. La Guilde organise ainsi des « Sessions d’accompagnement au retour » pour tous les VSI en fin de mission.

Nous intervenons auprès des VSI lors de la deuxième journée de cette « session retour », sur la thématique de l’accompagnement à l’insertion professionnelle.

Durant cette journée, nous initions les VSI à une méthodologie d’élaboration de leur projet professionnel et leur donnons des outils pour optimiser leur candidature lors d’une procédure de recrutement.

Cela passe par la valorisation de leur expérience et par l’apport d’outils pour aborder avec succès les différentes étapes d’une procédure de recrutement, déterminer les activités qu’ils souhaitent exercer dans le futur et identifier leurs valeurs.

Selon vous, quel est l’intérêt qu’un cabinet RH spécialiste comme Humanitalents accompagne les volontaires ?

L’accompagnement des acteurs de la solidarité internationale (en poste ou en formation) est fondamental pour Humanitalents. Un chiffre est parlant selon nous : un humanitaire sur deux ne repartira pas sur une deuxième mission.

Au regard de ce constat, il est important pour Humanitalents d’accompagner les VSI de La Guilde afin de leur permettre de continuer dans le secteur, en leur donnant des perspectives et leur redonnant confiance en eux et en leurs capacités.

En tant que VSI, ils ont des compétences très recherchées, mais ne savent souvent pas les formuler et les mettre en avant de façon à attirer les recruteurs.

Session organisée par La Guilde en avril 2019

Comment vous adaptez-vous à la diversité des profils de VSI (junior, expérimenté, en recherche d’emploi, en réorientation professionnelle) ?

Lors de la formation, les groupes sont composés par La Guilde en fonction des objectifs que peuvent avoir les VSI à leur retour de mission, et chaque groupe contient un nombre limité de personnes. Cela favorise la prise de parole de chacun, l’écoute et le partage d’expérience.

Partant de cette organisation, nous adaptons ensuite les modules en fonction des besoins des groupes : préparation aux entretiens pour les personnes plus juniors ou en recherche ; exercice sur les valeurs pour ceux qui souhaitent travailler sur l’identification de leur projet professionnel ; et enfin, focus sur les points importants pour une bonne prise de poste pour ceux qui ont déjà retrouvé un emploi.

A ces modules adaptés s’ajoute un socle commun qu’est le bilan de compétences.

Session organisée par La Guilde en juillet 2020

Par ailleurs, la diversité des profils des VSI et de leur niveau d’expérience est également pour nous une grande richesse: nous créons des synergies entre les plus expérimentés et les plus juniors pour permettre le partage d’expérience. Ce sont souvent les profils les plus expérimentés qui vont donner le rythme du groupe, en découvrant de nouveaux outils, en partageant leurs retours et en posant beaucoup de questions.

Qu’est-ce qui fait selon vous la force des profils de VSI et de leur expérience de volontariat ?

La force des profils de VSI se retrouve dans leur engagement, leur polyvalence, et dans leur capacité à gérer les imprévus et les changements de poste. Ils se sont engagés sur une mission de plus d’un an, et ont donc eu l’occasion de voir évoluer leurs projets et aussi de questionner leurs modes de fonctionnement, ce qui est plus difficile pour des postes à courte durée.

VSI en mission en Inde avec La Guilde et LP4Y

Ils ont pu faire des erreurs et ont eu le temps de les corriger, d’adapter leurs comportements. Surtout, ils savent à travers cette expérience s’ils ont vraiment envie de travailler dans le secteur de la solidarité internationale ou non, et seront facilement adaptables.

Cependant, nous avons pu remarquer que nombre d’entre eux avaient des difficultés à mettre en valeur ce qu’ils savent faire, et parfois cela se traduit sur leur CV.

Durant la formation, nous parvenons souvent à les faire sortir de leur fiche de poste, et mettre en avant d’autres qualités : pour la plupart, ils ont fait beaucoup plus que ce qui est écrit sur celle-ci, ou ils oublient de donner des perspectives et des chiffres pour illustrer leur capacité/volume de travail.

Quels sont les retours des volontaires que vous avez le plus souvent en fin de session ?

Ce qui revient souvent, c’est la possibilité que nous leur donnons de capitaliser sur ce qu’ils ont fait.

On prend rarement le temps de se poser et réfléchir à ce qu’on sait faire et ce qu’on aime pour orienter de manière efficiente son projet professionnel et s’épanouir totalement dans son travail (le bon poste, la bonne équipe et la bonne structure).

La session retour et l’accompagnement proposés par La Guilde aident les volontaires en cela, à un moment où ils en ont besoin.


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De Service Civique à VSI : engagement volontaire en Alliance Française

Après une année passée en Service Civique international avec La Guilde et l’Alliance Française de Sao-Tomé-Et-Principe, Lauriane a fait évoluer sa mission pour passer en statut VSI et continuer son travail au sein de l’Alliance deux années de plus.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Montée en compétence, découverte d’une nouvelle culture et confiance en l’avenir, Lauriane est fière de son engagement.

Aujourd’hui, elle revient sur les opportunités qu’elle a pu saisir et les nouveaux projets qui s’ouvrent à elle grâce à son expérience de volontariat.

Qu’est-ce qui a motivé ton départ en Service Civique puis le changement vers une mission VSI  ?

Ce qui a motivé mon départ en service civique pour la première fois a été l’envie de construire une expérience professionnelle plus longue qu’un stage à l’étranger. À la vue de la mission au sein de l’Alliance Française de Sao Tomé-Et-Principe et surtout suite à un entretien très enthousiasmant, je n’avais aucun doute sur ma décision. Mais ce qui m’a convaincue, ce fut surtout la disposition de la direction à adapter mon poste à mes envies et mes compétences et à le faire évoluer à mon image en fonction des besoins locaux.

En effet, le choix de la destination n’avait pour moi aucune importance du moment que c’était à l’étranger, c’est donc bien la mission en elle-même qui a motivé mon choix.

La volonté de ma direction de me garder au sein de l’équipe a été exprimée très tôt au cours de ma première année en Service Civique. Une fois ma décision prise de continuer ma mission, avec quelques évolutions liées à mon expérience et au changement de statut, le choix d’un contrat de VSI a été fait.

Tu l’as dit, la volonté d’acquérir une expérience professionnelle forte était une de tes motivations principales au moment de t’engager.

Pourquoi l’Alliance Françaises de Sao-Tomé-Et-Principe correspondait à tes attentes ?

Ayant suivi une formation de master en relations interculturelles et coopération internationale, j’avais déjà une bonne connaissance du réseau culturel français de l’étranger. J’avais aussi déjà effectué un stage en Alliance Française en Suède et un en Institut Français de Recherche au Kirghizstan. Aussi, le choix de rester dans ce réseau s’est inscrit dans la continuité de mon parcours et en corrélation avec mes compétences.

©Alliance Française de Sao Tomé et Principe

Les actions d’une Alliance Française sont la diffusion de la langue française et la promotion des cultures francophones et locales sur place, en France et à l’international. Ce qui m’intéresse c’est donc de travailler au service de l’échange interculturel à la fois pour mon pays, la France, mais aussi pour mon pays d’accueil.

Deux ans après le début de ta mission, quel est ton bilan sur ce point ?

D’un point de vue professionnel, je suis convaincue d’être parfaitement dans ma voie et l’expérience riche que je construis ici au quotidien me servira sans aucun doute dans mon parcours professionnel futur. J’élargis mes connaissances, j’apprends une nouvelle langue, j’apprends de nouvelles compétences et mets à jour mes anciennes, j’élargis mon réseau mais surtout, la durée et la qualité de cette expérience me font gagner en crédibilité sur le marché de l’emploi.

A me retour en France, je souhaite chercher un emploi dans le domaine de la coopération internationale, cette expérience me sera donc très utile.

De plus, la crise sanitaire du COVID-19 a poussé toute l’équipe à revoir ses objectifs et à s’adapter très rapidement à une situation imprévisible. Ce challenge nous a permis d’expérimenter de nouveaux modes de travail et aussi de se concentrer sur les travaux de fond. Paradoxalement, cette crise nous a fait redoubler d’efforts et nous a permis d’apprendre beaucoup sur notre capacité d’adaptation.

Tu t’es également engagée pour connaitre cette expérience de vie qu’est l’expatriation. Comment s’est passé ton intégration ? A-t-elle était différente de ce que tu imaginais ?

Mon intégration à Sao Tomé-et-Principe a été plus longue que je ne l’imaginais du fait de la grosse différence culturelle de mon naturel plutôt introvertie. Cependant ma très rapide intégration professionnelle et les excellentes relations avec mon équipe m’ont permis de trouver un équilibre assez rapidement. Depuis mon arrivée il y a deux ans, j’ai désormais eu largement le temps de m’intégrer à tous point de vue et je considère avoir une vie sociale et professionnelle épanouie.

Concert mars 2019 ©Alliance Française de Sao Tomé et Principe

Avec un peu de recul, que penses-tu avoir retiré de ta mission d’un point de vue personnel ?

Cette mission m’a appris à relativiser, à m’ouvrir un peu plus aux autres, en particulier à travers l’apprentissage du portugais. La patience et l’acceptation sont deux qualités sur lesquelles je travaille quotidiennement.

Si cette mission m’a ouvert les yeux sur mes défauts, elle a aussi mis en lumière mes qualités d’adaptation et de persévérance. Mes réussites tant personnelles que professionnelles me confortent dans mes choix et me donnent l’assurance dont j’ai besoin pour continuer ici ou ailleurs.

J’ai l’opportunité d’apprendre chaque jour, de me voir capable de réaliser mes tâches avec succès et de me voir confier des responsabilités. Par ailleurs, la confiance que m’apporte ma cheffe et sa satisfaction sur mon travail me motivent tout autant que de voir mon travail porter ses fruits.

Un conseil que tu voudrais partager avec d’autres personnes qui seraient intéressés par le VSI ?

Le VSI est une expérience très enrichissante à tous points du vue, à condition que la mission nous corresponde un tant soit peu et que le contexte nous convienne. Même si l’indemnité d’un VSI est, la plupart du temps, bien inférieure au SMIC français, l’expérience en vaut largement la peine. De plus, ce temps est investi à bon escient car c’est un réel tremplin professionnel, en particulier en cas d’insertion professionnelle. En effet, les employeurs recherchent avant tout l’expérience, et c’est ce qu’offre un VSI.

Enfin, ce qui me semble essentiel est d’avoir un bon rapport avec ses supérieures et son équipe sur le terrain car s’expatrier n’est pas toujours facile et il est bon de savoir que l’on n’est pas seul dans cette expérience radicale, en particulier pour les démarches administratives (visa), la recherche de logement et la résolution de problèmes du quotidien (santé par exemple) qui peuvent parfois être stressants lorsque l’on arrive dans un nouveau pays.

En cela, je recommande d’être très vigilant sur les missions proposées sur la fiche de poste et de s’assurer qu’elles correspondent bien au travail sur le terrain.

De plus, la majeure partie du temps sera passée sur le lieu de travail, aussi, si les conditions ou l’ambiance de travaillent ne sont pas agréables, cela peut complètement remettre en question le bon déroulement d’un volontariat.

La Guilde est partenaires de 40 Alliances Françaises à travers le monde pour le Service Civique, 2 pour le VSI. Plus d’informations sur le rôle des AF : https://www.fondation-alliancefr.org/

L’Alliance Française de Sao Tomé : http://www.afstp.org/

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Découvrez le témoignage d’Anaïs. Elle a elle aussi commencé son engagement pour Qosqo Maki en tant que Service Civique, puis s’est vue proposer une montée en compétence et le passage sur une mission de VSI.

Prévue pour 1 ans, son expatriation en a finalement duré 4 ! Elle nous raconte son parcours et sa vie péruvienne.


En première ligne lors de la période la plus virulente de la pandémie, ces volontaires en Service Civique ont su se réinventer et mettre à profit de nouvelles initiatives à travers leur créativité et leur solidarité.

Découvrez leurs témoignages et leurs actions solidaires à travers cette vidéo !

VSI à Cali : au rythme des klaxons

Témoignage de Fanny, en VSI en Colombie pour le développement de la mobilité urbaine durable

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


A l’heure où nous évitons les foules et où nos temps de déplacement doivent être limités, les questions de l’optimisation des transports en commun sont au cœur des enjeux sanitaires des villes.

Dans de nombreux pays, les défis de mobilité urbaine sont également facteurs de développement économique, social et environnemental. En Amérique du Sud, en Afrique, en Asie et en Europe, l’association Codatu agit pour le développement de la mobilité durable.

Pour Codatu, le dialogue entre les différents acteurs du secteur doit permettre de trouver des solutions communes, qui puissent s’adapter aux situations particulières de chaque ville.

C’est dans ce cadre que s’est intégrée la mission de volontariat de Fanny en Colombie auprès de Codatu. L’occasion de partager son retour d’expérience, et de se projeter vers l’avenir !

Peux-tu nous présenter ta mission avec Codatu?

Codatu est une association française spécialisée sur la mobilité durable. Elle réalise des projets de coopération technique, des conférences internationales, et participe à la production de connaissance dans le domaine des transports urbains, des mobilités douces, des nouveaux services de mobilité et des politiques publiques. 

Je me suis engagée pour un an de VSI, et ma mission consiste à animer une coopération technique entre la France et la Colombie, pour aider les autorités locales et régionales de la ville de Cali à se structurer et à monter une Autorité Régionale de Transport. 
Mon rôle est de faire le lien entre les différentes parties engagées dans la coopération (experts, bailleurs, bénéficiaires), d’organiser des ateliers pour renforcer les capacités des administrations locales dans le champ de l’organisation institutionnelle du transport, de réaliser le suivi d’études techniques, de recruter des experts pour des appuis ponctuels, etc. Je suis accompagnée dans cette tâche par un expert en France.

Durant un atelier participatif avec les partenaires locaux. ©F.Bertossi

Qu’est ce qui te plait le plus dans ce VSI ?

J’apprécie le caractère très concret et la variété de mes missions, les contacts quotidiens avec les acteurs locaux, le travail de recherche demandé, et le fait de créer des ponts entre la France et la Colombie. 

L’expérience de vivre et de travailler à Cali est également très enrichissante. Il s’agit d’une grande ville de 2,4 millions d’habitants, en terre chaude, entourée d’une très belle nature de montagnes et de champs de canne à sucre qui est baignée dans la culture du Pacifique colombien. 

Vivre à Cali, c’est déguster de la lulada (boisson au fruit régional lulo), du guarapo (jus de canne à sucre), des aborrajados (beignets de banane plantain au fromage), écouter de la salsa tous les jours en marchant dans la rue ou dans les transports, être coincés dans des embouteillages de 2h30 en plein cœur de la ville (un comble pour moi !), ou se promener sur le Bulevar del río (promenade piétonne le long du fleuve Cali dans le centre-ville). 

Au sommet « Pico de Loro » dans les montagnes « Farallones de Cali » à l’ouest de Cali. ©F.Bertossi

Mais travailler à Cali signifie aussi s’adapter à l’organisation locale, au degré de formalité des échanges, aux canaux de communication utilisés (whatsapp est le principal mode de communication professionnel, et il est courant de recevoir des messages professionnels le soir ou le week end !), et bien sûr, un autre rapport à la ponctualité… !

Tu sembles très attachée à ton pays d’expatriation et à tes missions. Toutefois, tu n’as pas reconduit ton VSI pour une année supplémentaire. Quels sont tes projets ?

Mon VSI avec Codatu ne peut pas être prolongé, car les financements pour le poste ne courraient que sur un an, mais je souhaiterais en effet rester en Colombie et dans le même secteur d’activité, qui me plaît et sur lequel j’ai acquis une vraie expertise durant cette année. J’aimerais donc trouver un contrat local pour continuer à travailler sur les projets de transport en cours à Cali ou à la capitale Bogotá, où je vivais depuis 2 ans avant de débuter mon VSI. La Colombie est un très beau pays, il est facile de s’y intégrer et de s’y sentir bien, et il y a énormément de défis et de projets en cours dans le champ du développement urbain et de la mobilité durable.

Voie de bus dans la ville de Cali. ©Codatu

Aurais-tu des conseils pour celles et ceux qui souhaitent s’engager ?

Malgré les difficultés liées au fait de vivre dans un pays distant de la France, de se sentir parfois seule sur place pour mener à bien ses missions, l’expérience du VSI a été très positive pour moi !

Je trouve que le volontariat permet d’établir un très bon équilibre entre la France et son pays d’expatriation, d’avoir des missions concrètes, intéressantes et à fort impact, et d’être autonome dans son travail. 


CODATU recrute ! Découvrez les missions ici


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Changez de thème, pas de continent ! Découvrez le témoignage d’Eloïse et son VSI avec Coeur de Forêt en Bolivie

Volontariat à Madagascar: allier engagement religieux et VSI

Les missions de VSI sont au service de l'intérêt général sans distinction, mais cela n'empêche pas de choisir de donner à sa mission une dimension spirituelle. C'est le cas de Lucile, partie en VSI avec les Missions Etrangères de Paris.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Lucile s’est engagée en décembre 2019 pour une mission de VSI avec La Guilde et les Missions Etrangères de Paris (MEP). Les MEP sont une association confessionnelle catholique tricentenaire qui, depuis 15 ans, envoie des jeunes laïcs pour des missions de volontariat allant de 3 mois à 2 ans, alliant le service, la relation à Dieu et la rencontre de l’Église dans le monde.

Une trentaine de missions de 1 à 2 ans sont portées conjointement avec La Guilde chaque année, sur des postes aconfessionnels d’intérêt général, en Asie et à Madagascar.

Après de longues réflexions et plusieurs rencontres avec les MEP, c’est dans ce dernier pays que Lucile s’est engagée et effectue encore sa mission. Entre besoin de changements professionnels et acte de foi, elle nous raconte sa mission et sa découverte de l’Île Rouge.

Qu’est-ce qui a motivé ton départ en VSI auprès des MEP ?

L’idée de m’engager comme volontaire est présente depuis longtemps dans ma tête. J’ai d’ailleurs vu plusieurs de mes amis partir en mission et cela procurait toujours une petite pointe d’envie au fond de moi. Mais je l’ai repoussée, car mes expériences professionnelles se sont enchaînées, je ne me sentais pas prête à quitter mon quotidien et mes attaches personnelles.

Néanmoins je me lassais, j’avais l’impression d’entrer dans une routine, dans un contexte où la seule manière d’évoluer était de re-négocier mon salaire, alors que j’avais surtout envie de diversifier mes tâches et les sujets sur lesquels je travaillais.

En parallèle de mon travail, j’étais très engagée dans le mouvement des Scouts et guides de France. J’y passais mes week-ends et beaucoup de mes soirées. Là, j’avais l’impression d’avoir de vraies et belles relations avec les gens, non faussées par une reconnaissance d’un bon travail par un bon salaire.

J’ai eu envie le temps d’une année d’être, tous les jours de la semaine, la personne que j’étais le week-end aux scouts. En tant que chrétienne, j’ai eu également envie de donner une année au Seigneur et aux personnes vers lesquelles Il m’enverrait.

Lorsque l’idée de partir pour une mission de volontariat a commencé à prendre forme dans ma tête, j’en ai parlé avec un prêtre dont je suis proche et je lui ai demandé conseil. C’est lui qui m’a parlé des Mission Etrangères de Paris. Aux MEP, on ne choisit ni sa mission, ni son pays. On les reçoit et on peut les accepter ou les refuser et ne pas partir. Après plusieurs entretiens qui ont confirmé mon projet, la chargée de mission m’a appelé pour me donner ma destination et mon poste.

En octobre, j’ai eu une semaine de formation aux MEP avec 26 autres futurs volontaires. C’était très riche : beaucoup de temps de prière pour nous apprendre à revenir à l’essentiel lorsque la mission sera difficile, des cours théoriques, des ateliers, des mises en pratique et de beaux moments de fraternité avec les autres volontaires ! Pendant cette semaine, j’ai été convaincue et j’ai donc décidé de m’engager pour 1 an. En décembre, je me suis envolée pour Madagascar avec une mission d’architecte auprès du diocèse de Port-Bergé, situé dans le nord-ouest du pays.

Ta mission a été perturbée par le coronavirus, peux-tu nous en parler ?

Nous sommes 2 volontaires à travailler sur les nouvelles constructions du diocèse, à destination des habitants de la région : Emmanuel, qui est ingénieur, et moi-même, nous partageons le travail en fonction de nos compétences.

Cette organisation bien réglée n’a duré que quelques mois et tout a été bouleversé avec l’arrivée du coronavirus dans le pays. Avec le confinement, les chantiers ne se sont pas arrêtés mais il a été plus difficile, voire impossible de s’y rendre. Mes missions ont donc évolué.

De plus, au début de ma mission nous étions 4 volontaires MEP à Port-Bergé, et c’était une vraie joie d’être si nombreux dans cette ville de brousse, assez excentrée dans le pays.  Malheureusement, lors de l’annonce du confinement, les MEP nous ont demandé de choisir : rester à Madagascar ou être rapatrié. Sachant que le confinement y serait sans doute difficile, et que certains d’entre nous seraient au chômage technique pendant une durée impossible à déterminer, beaucoup ont décidé de rentrer en France.

J’ai moi-même beaucoup douté, mais aujourd’hui je dois dire que je ne regrette rien, je ne me suis jamais sentie en insécurité, j’ai toujours pu donner de mon temps d’une manière ou d’une autre. Aujourd’hui, Emmanuel et moi sommes les 2 derniers volontaires MEP dans le pays.

Avec les 4 volontaires et le Père Francklin à Port-Bergé

Certains de tes objectifs à travers le VSI était d’avoir accès à de nouvelles compétences et responsabilités professionnelles en tant qu’architecte, et de trouver une façon de rapprocher ta carrière et tes aspirations personnelles. Qu’en est-il aujourd’hui ?

J’ai beaucoup appris au cours de cette première année.

L’autonomie. Avant de partir en mission, j’ai travaillé dans des grosses agences d’architecture où mes responsabilités étaient limitées et subordonnées à l’avis de mon supérieur. Dans ma mission d’architecte à Madagascar, je travaille avec un « prêtre bâtisseur » qui me présente les projets et me donne généralement un croquis comme point de départ. Néanmoins, l’intérêt d’avoir une architecte est de faire différemment de  ce qu’on a « toujours fait » et si celle-ci est têtue comme je le suis, elle ne manque pas de proposer de nouvelles idées et d’insister !

Enfin, j’ai accès à des projets d’envergure dont tout architecte rêve !

La patience. Si l’on en croit les guides touristiques, on apprend que Madagascar est le pays du « mora  mora » à traduire par « doucement ». C’est en réalité toute une façon de vivre, tranquillement et sans se prendre la tête. Alors, pour moi française, qui plus est parisienne, pour qui tout doit aller vite, tout temps doit être rentabilisé. Quand le métro a 2 minutes de retard, comment réagit-on ? On s’impatiente ! Dans le métro, que fait-on ? On lit pour ne pas perdre ce temps que l’on pense si précieux. On vient à Madagascar et là on voit les choses tout à fait différemment !

L’adaptabilité. En arrivant, j’ai dû m’adapter aux surprises « de base » du volontaire : il n’y a pas tout le temps d’eau et d’électricité, pas de machine à laver, il y a rarement un programme, s’il y en a un, on ne le respecte pas, on se laisse donc porter ! Cependant, ma « grande chance » en partant en volontariat en 2019-2020, c’est que je n’étais pas au bout de mes surprises ! Alors que je pensais avoir trouvé une forme d’équilibre dans ma mission, que je maîtrisais plus ou moins mes tâches, que je savourais les moments à 4 volontaires dans la même ville, le coronavirus a pointé le bout de son nez !

Mes capacités d’adaptabilité ont donc été fortement testées, j’avoue qu’il y a eu des moments difficiles, j’ai perdu mes colocs et donc le lieu où j’habitais, j’ai expérimenté 3 villes différentes, et j’ai dû trouver ma place dans chacune d’elles et faire évoluer ma mission… Mais je dirais que La Providence fait bien les choses et on m’a finalement permis d’expérimenter autre chose que mon métier !

L’humilité. Nous arrivons avec notre conception de la vie où tout travail mérite salaire, ou même où tout service mérite remerciement. Le Christ nous apprend pourtant à être à son image, « à être généreux, à donner sans compter, à travailler sans chercher le repos » (prière scoute). À Madagascar, je reçois pleinement sa leçon. Avec ma mission d’architecte, j’apprends l’humilité, j’apprends à travailler pour la gloire de Dieu et à me faire toute petite devant Sa volonté.


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Découvrez le témoignage vidéo de Brune : volontaire La Guilde et les MEP en Malaisie, elle avait dû suspendre son VSI à cause du déclenchement du COVID

Lisez le témoignage de Sabine : formatrice en anglais, Sabine a décidé de mettre son expérience et ses méthodes d’enseignement ludique au service de l’association Agir pour le Cambodge. Aujourd’hui, elle coordonne l’enseignement de l’anglais auprès de jeunes Khmers issus de milieux défavorisés, dans le cadre de formations professionnalisantes.

Découvrez plus des missions des partenaires de La Guilde à Madagascar ici :


D’autres témoignages des Volontaires MEP et de Lucile sont disponible ici : Volontaires MEP