VSI pour la formation professionnelle en Côte d’Ivoire

Marion a réalisé sa mission de VSI en Côte d’Ivoire au sein du programme Graines d’Espérance de l’IECD. Son but ? Soutenir la formation professionnelle de jeunes ivoiriens dans les domaines de l’électrotechnique et l’électromécanique.

© Marion Four

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Le programme Graines d’Espérance de l’IECD propose l’accompagnement de structures ivoiriennes de formation par la réhabilitation de leurs salles de TP, la formation pédagogique et technique des professeurs et l’orientation des jeunes pour leur insertion sur le marché du travail une fois leur CAP obtenu.

En 2019 grâce au programme, 582 jeunes ont été accompagnés et 77 professeurs et personnels d’écoles ont bénéficié de formations.

Cette mission a aussi été pour Marion l’occasion d’opérer une réorientation professionnelle après 10 ans passés dans l’industrie, afin de mettre ses compétences au service de projets et d’organisations avec des valeurs plus proches des siennes.

Rentrée en France après plus de deux ans de mission, Marion partage avec nous 5 photos illustrant des moments forts de sa mission, un petit bout de sa vie là-bas.

1/ Intégration des filles dans une filière technique essentiellement masculine

© Marion Four

Photo 1 – Fév. 2019: Nous organisons avec les filles du Centre Technique de Bonoua une table ronde pour échanger avec elles sur leur orientation en filière électricité, leur vie à l’école et leurs ambitions après les trois années de CAP.

Ce type d’atelier sera déployé avec les filles et garçons de chaque école partenaire afin de bien comprendre les problématiques, besoins et attentes spécifiques à chaque groupe.

2/ Le réconfort et le bon esprit

© Marion Four

Photo 2 – Mars. 2019: Moment détente avec les élèves de la filière électricité du Centre Professionnel Artisanal et Rural de Duékoué (CPAR), après une journée portes ouvertes à succès. Elle a réuni les autorités locales et 13 établissements de l’enseignement secondaire général qui ont fait le déplacement pour découvrir les différentes filières de l’école.

3/ La recherche de l’employabilité des jeunes avant tout

© Marion Four

Photo 3 – Déc. 2019: Les élèves de 3ème année de la filière électricité du Centre de Formation Professionnelle d’Abengourou bénéficient d’explications sur un équipement motorisé lors de la visite du site industriel de la Société Multiservices de l’Indénié. Ces évènements sont des moments importants pour consolider leur formation et les accompagner dans leur orientation professionnelle.

4/ La formation n’est pas réservée qu’aux professeurs, et l’IECD accompagne la montée en compétences de ses équipes

© Marion Four

Photo 4 – Nov. 2019: Les équipes ivoiriennes de l’IECD sont réunies pendant 3 jours à l’occasion d’une formation et d’ateliers sur le thème du genre. L’IECD s’engage dans une réflexion organisationnelle afin d’améliorer la prise en compte du genre dans la conception et le déploiement des programmes. La délégation ivoirienne fera office de pilote avant l’extension à d’autres géographies.

5/ La mise en partenariat pour enrichir le programme et apporter plus aux élèves

© Marion Four

Photo 5 – Fév. 2020: Grâce à un partenariat entre l’IECD et la fondation EDF, les élèves de 3ème année du CPAR de Duékoué bénéficient de deux semaines de formation sur les installations solaires photovoltaïques, dispensée par des volontaires EDF.

Légende :

“J’ai sélectionné ces photos, tout d’abord, parce qu’elles sont représentatives du programme Graines d’Espérance et des actions mises en place pour améliorer l’insertion des jeunes sur le marché de l’emploi. C’est aussi parce que ces évènements ont été des moments forts de partage et d’apprentissage avec les jeunes et mes collègues de l’IECD.”


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Alex et Helena : deuxième reportage photo de VSI au Nicaragua. A lire ici
Hélène : Un VSI au Burkina, la 1ère expérience d’expatriation longue qui a tout changé. A lire ici

Fanny: Le pari du Volontariat de Solidarité Internationale après ses études

Entre engagement, valeurs personnelles et choix de carrière, Fanny a décidé d’effectuer un VSI aux Philippines en 2017 avec l’association Virlanie et La Guilde.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Le statut de Volontaire de Solidarité Internationale a été créé en 2005. Il permet aux organisations françaises menant des programmes à l’étranger de bénéficier de ressources humaines qualifiées pour une longue durée. Le VSI attire également les volontaires car il offre des garanties (droit à la retraite, assurances,…) et permet d’accéder à des missions à haut niveau de responsabilité.

Fanny est partie en VSI en 2017. Elle a été attirée par le statut avant tout, puis a été séduite par le pays et la mission qu’elle a pu découvrir.

Fanny, tu as choisi le statut de VSI avant de choisir ta mission. Peux-tu nous dire comment tu en es venue à ce choix ?

Je terminais ma 2ème année de master en communication publique/ journalisme et j’avais le projet de partir vivre et travailler à l’étranger une fois mon diplôme obtenu. J’ai découvert le statut de VSI en effectuant des recherches sur de futures opportunités professionnelles. Je suis tombée sur l’offre de mission de Virlanie postée sur le site de La Guilde.

Celle-ci m’a paru tout à fait correspondre à mes qualifications et attentes professionnelles et personnelles : partir à l’étranger, partir au moins un an, acquérir une première expérience professionnelle liée à mes études, travailler dans le domaine de la solidarité internationale.

Mon départ a été assez précipité mais j’étais sûre de moi et je ne regrette absolument pas d’avoir pris cette décision tant elle a entraîné de conséquences bénéfiques sur ma vie professionnelle et personnelle.

Qu’est-ce qui t’a attirée sur ce poste ?

La Fondation Virlanie est une organisation non-gouvernementale (ONG) philippine qui œuvre auprès des enfants, des jeunes et des familles en situation de rue aux Philippines, et notamment à Manille. Elle a pour mission d’aimer, de protéger et d’autonomiser les enfants les plus défavorisés pour qu’ils atteignent leur plein potentiel et s’intègrent à la société. Pour cela, elle prend soin d’enfants ayant besoin d’une protection particulière, ceux qui ont été abandonnés, abusés, exploités, négligés, les orphelins et les plus pauvres des plus pauvres.

J’ai choisi l’association Virlanie parce que la cause des enfants me tient à cœur et parce qu’une partie des programmes de Virlanie se trouve tout près du siège où je travaille quotidiennement, ce qui me permettait de donner sens au quotidien à mon travail de bureau. En effet, nous sommes tous les jours au contact des bénéficiaires, ce qui est très motivant.

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©Fanny Porot

En tant que responsable de la communication francophone, je suis la première personne en charge de traduire tous les supports de communication de Virlanie pour les publics français (je suis la seule française dans mon équipe). Je suis aussi en charge d’entretenir les relations avec nos publics et visiteurs francophones. Mais très vite, mes missions se sont élargies et ont largement dépassé le cadre de la seule communication francophone.

Avant ton VSI, tu travaillais en Europe. Comment s’est passée ton intégration aux Philippines ? 

Il me semble que, par rapport à d’autres pays d’Asie, il est très facile de s’intégrer aux Philippines. Les Philippins sont extrêmement amicaux et accueillants, et la plupart d’entre eux parlent couramment l’anglais, ce qui permet de créer rapidement des liens.

Pour les Français, le seul élément perturbant (auquel on s’adapte facilement à condition d’être tolérant) est l’omniprésence du catholicisme dans la vie publique voire professionnelle (« opening prayer » avant les évènements importants ou célébrations – même dans le cadre professionnel). Le concept d’athéisme est très obscur pour les locaux.

Un autre aspect interculturel à prendre en compte, qu’on apprend au fil du temps, est le type de communication « triangulaire » pratiquée par les Philippins, dans le cadre professionnel comme dans le cadre personnel. Il est très rare de s’adresser à quelqu’un frontalement, surtout pour lui faire des reproches, et cela peut-être très mal perçu. Aussi, on apprend à s’adresser à une tierce personne pour certaines communications.

©Fanny Porot

La propension des Français à s’énerver ou à hausser le ton (même si ce n’est pas contre une personne en particulier) est également très mal vue, on apprend donc à canaliser ses frustrations pour éviter à tout prix les situations conflictuelles.

En ce qui me concerne, j’ai tissé des relations très riches avec certains de mes collègues philippins, me suis fait beaucoup d’amis philippins en dehors du travail également, et suis tombée amoureuse d’un Philippin trois mois après mon arrivée.

Enfin, depuis l’année dernière, nous avons la chance d’avoir des cours de tagalog très abordables par l’intermédiaire de France Volontaires. Le fait que nous apprenions le tagalog rend nos amis et collègues très enthousiastes, et certains d’entre eux se mettent même à apprendre le français !

Quel est ton bilan de ce VSI ?

Pour moi qui ai passé la majeure partie de mes études sans savoir ce que je voudrais faire plus tard, et relativement angoissée à l’idée de travailler un jour, ça a été une révélation !

Je me suis très bien intégrée dans l’organisation et ai noué de profondes amitiés avec mes collègues. J’ai toujours été passionnée et investie dans ce que nous faisions et eu la chance de voir mon équipe évoluer pour le meilleur. Je n’ai cessé d’apprendre au fil des ans. J’ai aussi gagné des compétences techniques et en professionnalisme. Je souhaite continuer de travailler en ONG à l’avenir.

Je ne suis plus la même. Je me sens grandie et épanouie.


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Sabine: Elle a choisi le VSI pour redonner du sens à son métier et transmettre ses compétences, son témoignage ici .

Guillaume : C’est un habitué de La Guilde grâce à son engagement de longue date en VSC et VSI dans plusieurs pays d’Afrique. Son témoignage, collecté entre ses deux missions de VSI, montre le parcours d’un passionné qui repart malgré les difficultés, et qui construit sa carrière dans l’engagement.

Les sessions retour à distance : prendre du recul sur son expérience

Maléna a été VSI sur le projet WEEECAM porté par La Guilde. A la fin de son VSI, elle a pu participer à l'une des 3 sessions retour à distance organisées par La Guilde.

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


La Guilde organise 8 sessions d’accompagnement au retour par an. Elles représentent un droit et un devoir pour les VSI, et sont un moment important de relecture de leurs années de volontariat.

En général en présentiel à Paris, les sessions retour regroupent un petit nombre de volontaires sur deux journées : un jour d’échanges sur la mission de VSI animé par une intervenante psychologue et spécialiste de l’expatriation, et un jour de réflexion sur l’orientation professionnelle à la suite de la mission, animé par une spécialiste RH.

Dans le cadre de la pandémie du Covid-19, des sessions de formation à distance ont été développées, regroupant une dizaine de volontaires durant une journée. Maléna nous partage son retour d’expérience.

Les sessions retour sont une occasion de capitaliser sur son expérience professionnelle

Lorsqu’on est cheffe de projet dans une ONG à Yaoundé, on ne rencontre pas exactement les mêmes difficultés professionnelles que sur un poste équivalent à Nantes. Soft skills, management interculturel, adaptation au changement, résilience,… autant de compétences qu’un VSI va devoir développer plus vite qu’un salarié resté en France.

Durant la mission de VSI, il est difficile de prendre le temps pour réfléchir à son expérience et faire siennes ces compétences que l’on déploie pourtant tous les jours.

La session retour sert aussi à cela !

Grâce au module RH en petits groupes et à l’accompagnement du test EaSY, la session permet d’utiliser son VSI pour se projeter vers l’avenir.

Être en groupe permet de confronter son vécu à celui des autres

Se retrouver entre anciens VSI pendant la session retour, c’est aussi l’occasion de confronter ses expériences.

Faire le point, se rendre compte des choses, prendre de la hauteur et mettre des mots sur son vécu, pour Maléna, la session a été un moment nécessaire.

Chaque volontaire, que ce soit ou non sa première expatriation, a grandi, testé et été surpris pendant sa mission. Mené par la psychologue de La Guilde, le module de relecture et de partage en groupe est toujours un temps important.


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Seuls 1% des déchets d’Équipement Électrique et Électronique (D3E) sont recyclés en Afrique : L’ambitieux projet WEECAM à travers les chiffres

Un autre point de vue : le projet WEEECAM raconté par un VSI

Retrouvez le projet WEEECAM et toutes ces actualités sur le site Solidarité technologique France et sur Solidarité technologique Cameroun.

L’Arche Internationale partenaire de La Guilde

L’Arche est partenaire du pôle VSI de La Guilde depuis 2014, et envoie des VSI partout dans le monde au sein des « Communautés de l’Arche ».

Tobias Gerken - Rencontre des partenaires de La Guilde 2019

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission communication et VSI


Tobias Gerken est Directeur des ressources humaines pour l’Arche internationale. En pleine période du Covid-19, il raconte pourquoi le statut de VSI a été un avantage pour son organisation, et les bénéfices qu’il retire du partenariat avec La Guilde.

L’Arche Internationale et La Guilde

Présentation de l’Arche

Chacune des 154 communautés de l’Arche travaillent à faire connaître le don des personnes avec un handicap intellectuel et créer des réseaux de soutien autour d’elles, sur la base de quatre dimensions de leurs projets: l’aide et le soin, la vie communautaire, la vie spirituelle et la sensibilisation de nos sociétés.

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Noelia Grifell, volontaire rencontrée en Inde par le pôle VSI de La Guilde en juin 2019.
©La Guilde

Le partenariat face à la crise du COVID-19

Pour Tobias, le statut de VSI et ces garanties ont été un soutien pour faire face à la crise du COVID. « Ça nous a donné plus de marge de manœuvre […] face à la pandémie. »

En effet, les 3 VSI de l’Arche Internationale sont restés dans leur pays de mission et ont pu continuer leur travail auprès des communautés, en bénéficiant d’une couverture sociale et d’assurances qui les protègent malgré la pandémie.

Mais plus qu’un statut, l’accès au partenariat permet de bénéficier des 15 ans d’expérience de La Guilde pour le VSI, et de près de 50 ans d’expertise de volontariat : « La Guilde apporte une compétence, un cadre légal, un accompagnement, […] quelqu’un avec qui on peut discuter sur les défis que représentent les missions à l’international. »

La Guilde travaille en lien étroit avec le Ministère de l’Europe et des Affaires Etrangères dans cette période particulière, pour faciliter le travail de nos partenaires et des VSI qu’ils déploient.


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Les nouvelles du terrain, la préparation de l’après COVID : retrouvez toutes les informations de La Guilde et des VSI ici https://la-guilde.org/les-missions-de-vsi-continuent/

Devenez partenaire de La Guilde et bénéficiez de l’intermédiation : Déposez votre dossier

Reportage Photo avec Alex et Helena, VSI au Nicaragua

Alex et Helena ont commencé fin 2019 un VSI avec La Guilde et blueEnergy à Bluefields au Nicaragua.

Un article de Lucille Caron Chargée de mission VSI


Alex et Helena s’inscrivent dans la mission de blueEnergy pour améliorer les conditions de vie de populations isolées au Nicaragua et en Éthiopie, en y développant les énergies renouvelables et l’accès aux services essentiels.

Passionné de photographie, Alex nous fait découvrir son quotidien et nous raconte sa mission, perturbée par la pandémie, à travers ses clichés.

Tu es parti avec ta compagne, peux-tu nous présenter ton parcours et les raisons qui vous ont amenés à vous engager ensemble ?

C’est une longue histoire ! En 2014 j’ai fait un voyage de neuf mois du Canada au Pérou, au terme duquel j’ai voulu changer d’orientation professionnelle. Je suis passé de la logistique aux énergies renouvelables, et j’ai cherché à appliquer ce domaine à la solidarité. Ma chérie Helena, qui est mexicaine, travaillait déjà dans la solidarité internationale, en particulier avec les migrants et les réfugiés. On a tous les deux trouvé un boulot à Paris où on est resté quelques années. On rêvait souvent de retourner en Amérique Latine sur un projet commun, ça semblait presque impossible et pourtant…

Ascension du volcan Concepción, sur l’île d’Ometepe. ©Alex Lemetais

Peux-tu présenter votre organisme d’envoi et son action ? Pourquoi avoir choisi cette organisation en particulier ?

blueEnergy travaille sur la résilience des communautés de la côte Caraïbes du Nicaragua, qui est la zone la plus isolée et la plus vulnérable du pays. Ils travaillent essentiellement sur les trois axes de l’accès à l’eau et à l’hygiène, de l’accès aux énergies propres et de la sécurité alimentaire via l’agroécologie. L’idée directrice est de fusionner toutes ces composantes pour réaliser des projets intégraux d’adaptation au changement climatique.

Projet de reproduction et conservation de graines adaptées au climat de la côte Caraïbes, par blueEnergy. ©Alex Lemetais

Quelles sont tes missions ?

Je suis en charge de relancer le programme « Energies renouvelables », qui était plus ou moins en friche après le départ des volontaires qui s’en chargeaient en 2018, quand est survenue une crise politique qui a forcé l’évacuation de tous les expatriés. Je dimensionne, conçois, construis et assure la maintenance des installations solaires en projet ou déjà installées. Un autre axe important est la création d’un parcours de formation pour permettre à des employés locaux de prendre le relai, pour que ce programme dépende moins des volontaires étrangers.

La toiture solaire de notre « centre modèle ». Grâce à elle nous avons l’électricité H24, même lors des fréquentes coupures de courant. ©Alex Lemetais

Comment s’est passée ton intégration à Bluefields ?

Notre intégration n’a posé aucun problème. L’équipe locale nous a accueillis à bras ouverts et nous avons peu à peu tissé des liens avec des amis, locaux ou expatriés, jusqu’à composer une belle équipe. Les aspects interculturels ? C’est surtout les habitudes de travail qui sont assez différentes ici par rapport à la France. Notamment le rapport au temps, et à la gestion des incertitudes.

Ensuite, la côte Caraïbes est un berceau des civilisations, six ethnies différentes y cohabitent ! Nos projets se font en étroite collaboration avec les communautés, et chacune a ses spécificités culturelles. Les comprendre et les appréhender fait partie intégrante du travail, c’est même parfois l’aspect le plus complexe.

Javier est un ami de culture préhispanique Rama. Il nous a beaucoup aidés à nous mettre en relation avec les Ramas sur un projet au sud de Bluefields. ©Alex Lemetais

Votre bilan personnel et professionnel pour l’instant?

Pour ma part, je suis très satisfait de mes missions et des compétences professionnelles que j’ai pu développer. Je pense avoir beaucoup progressé en très peu de temps car j’ai dû tout apprendre seul et vite. Personnellement, j’ai toujours été très à l’aise avec les cultures latines, donc je me suis rapidement acclimaté à Bluefields, d’autant que j’en ai profité pour pratiquer mon autre passion : le reportage photo.

Helena travaille à la recherche de fonds et à la définition des projets pour leur financement. Elle a dû faire face à d’autres types de difficultés car son poste était moins bien défini que le mien. Elle a développé une capacité d’adaptation à toute épreuve. Pour exemple, elle s’est reconvertie en responsable de la mise en place des plans sanitaires COVID au sein de l’organisation en quelques jours !

Extrait d’un reportage sur le nettoyage des puits à Bluefields ©Alex Lemetais

Des conseils pour les futurs volontaires ?

Pour ceux qui hésitent à partir :

Demandez-vous d’abord comment vous réagissez en général quand vous ne pouvez pas tout contrôler autour de vous, et quand vous êtes éloignés d’un endroit connu. Si l’incertitude et/ou l’éloignement vous angoissent, alors demandez-vous si vous souhaitez surmonter ces peurs. Si oui, partir vous mettra peut-être en face de vos inquiétudes, mais vous en ressortirez vraiment plus fort. Si non, ce n’est probablement pas la peine de tenter le coup.

Si par contre vous êtes d’un naturel plutôt « flex » et ouvert à l’inconnu, la question ne se pose pas.

Cependant destination mise à part, demandez-vous si la mission correspond à ce que vous souhaitez, à votre projet professionnel, c’est très important. Ne partez pas simplement « pour aller ailleurs », il n’y a rien de pire que d’être éloigné pendant très longtemps pour faire quelque chose qui nous rebute.

Partir loin, un choix à double tranchant…©Alex Lemetais

Conseils pratiques :

  • Souscrivez à une banque en ligne si la vôtre n’a pas de partenariat avec une banque locale.
  • Pensez à la redirection de courrier si vous laissez votre appartement ou maison
  • Pensez au forfait free à 2euros si vous souhaitez conserver votre numéro de téléphone.

Tu as pu rencontrer un autre VSI de La Guilde pendant tes congés, peux-tu nous parler de cette rencontre ?

Pendant la fermeture de Noël nous avons voyagé sur la côte Pacifique pour découvrir ce côté du pays. Nous en avons profité pour contacter Vincent, en VSI dans un village côtier au sud du Nicaragua. On s’est retrouvé le soir du jour de l’an et nous avons tout de suite sympathisé. Il nous a fait découvrir la côte et ses projets de conservation des espèces dans le corridor biologique « Paso Pacifico ». Nous avons même participé à un grand comptage ornithologique à bord d’un bateau motorisé. Malheureusement, ses missions ont dû être interrompues à cause de la situation sanitaire et il est rentré en France. On essaiera de se revoir là-bas !

Lire l’article de Vincent sur son VSI, publié en novembre 2019.

Préparation du comptage ornithologique à l’aube, plage d’Ostional. ©Alex Lemetais


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Pour continuer d’en prendre plein les yeux et suivre les chroniques nicaraguayennes d’Alex : Découvrez sa page de photographie https://www.alex-lemetais.com/

Instagram : @alex_lem_photography

Vous voulez découvrir plus de photos de VSI ? Notre concours photo est pour vous !

L’enjeu de l’eau et l’assainissement vous intéresse ? Retrouvez le travail de Eau & Vie, un autre partenaire avec La Guilde pour le déploiement de 19 VSI dans 3 pays : https://la-guilde.org/world-toilet-day-quelle-reponse-du-vsi/

Chronique d’un volontaire contre le Covid, au Sénégal

Face au Covid, découvrez l'activité de Michel, directeur d'hôpital au Sénégal, avec l’Ordre de Malte

© CHOM

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


Issu d’une longue carrière dans l’armée et les ressources humaines, Michel a rejoint La Guilde et l’Ordre de Malte au Sénégal en juin 2018. En mission de VSI, il dirige le Centre Hospitalier de l’Ordre de Malte (CHOM) à Dakar.

Avec l’arrivée de la crise du Covid dans la capitale, le CHOM s’est retrouvé en première ligne. Michel a dû réorganiser ses activités et mettre personnel et hôpital en « marche de guerre » contre la maladie. Il raconte son quotidien et l’évolution de sa mission, au service de la population dakaroise.

Le CHOM, 50 ans de savoir-faire à Dakar

Le CHOM a vu le jour en 1967. Autrefois consacré exclusivement au traitement de la lèpre, il a été rénové en 2011 et on y développe désormais une chirurgie orthopédique centrée sur la prise en charge du handicap locomoteur. Cette activité de chirurgie répond tout particulièrement aux besoins des plus défavorisés du Sénégal, et l’établissement dispose aujourd’hui d’un plateau technique et d’un niveau de compétences qui en font l’un des établissements de référence de l’Afrique de l’Ouest.

Depuis l’apparition de la pandémie, 20 lits de l’hôpital ont changé de statut

“En accord avec mon médecin-chef nous avons complètement changé l’orientation de l’hôpital depuis le 15 mars, en le mettant à la disposition du Ministère de la Santé du Sénégal et en proposant d’accueillir des patients atteints du COVID-19. Ainsi nous avons pu offrir une capacité de vingt lits” explique Michel.

“Cette évolution de l’activité du CHOM m’a paru indispensable. En tant que dépositaire d’une tradition d’activité hospitalière presque millénaire de l’Ordre de Malte, j’ai pensé que le CHOM ne devait pas rester spectateur non actif face à cette pandémie. Nous avons donc décidé, par une demande volontariste, de participer à l’effort de cohésion nationale au Sénégal pour lutter contre le COVID-19.”

Transformation de l’hôpital

L’une des premières mesures a été de fractionner le CHOM en deux zones, afin de continuer à accueillir les patients habituels, tout en répondant aux nouveaux enjeux du Covid. Dans la « zone verte » la circulation est libre, dans le respect des consignes du Ministère de la Santé de de l’Action Sociale sénégalais. La deuxième zone, la « zone rouge » est strictement réservée aux patients atteints du Covid et aux soignants.

Enfin, il a fallu adapter les pratiques afin de garantir la protection des soignants, point sur lequel l’Ordre de Malte est particulièrement rigoureux et exigeant. Toutes les équipes du CHOM sont équipées d’un matériel de protection individuel normé, et sont astreintes à une discipline stricte d’observation des consignes sanitaires.

Pour permettre un temps de travail optimal, le personnel soignant est divisé en quatre groupes se relayant toutes les 12 heures. Chaque équipe, est placée sous la responsabilité d’un Médecin.

De plus, la collaboration a été renforcée avec le département Infectiologie du Centre hospitalier national universitaire de FANN, et le CHOM, afin d’harmoniser les protocoles médicaux en vigueur dans l’enceint des deux hôpitaux, et coordonner leurs actions.

Depuis le 25 mars, plus de 50 patients ont déjà transité par le CHOM.

Michel conclut: “Par cette démarche anticipatrice, volontariste et proactive, l’Ordre de Malte donne ainsi l’exemple de sa réactivité, de son professionnalisme et justifie bien sa mission «Un hôpital au Sénégal, par les Sénégalais et pour les Sénégalais».

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Découvrez-en plus sur le partenariat de l’Ordre de Malte et de La Guilde avec le témoignage de Guillaume, VSI OdM et La Guilde au Congo : https://bit.ly/2SVI0cy

Ils et elles sont engagé(e)s de Service Civique, VSI ou permanent(e)s au sein de La Guilde. Ils ont en commun d’avoir choisi l’action pour lutter contre la pandémie de Covid-19 : https://bit.ly/2Lbxx8v

Devenez VSI avec La Guilde !

Nos offres de mission

Les missions de VSI continuent

Les partenaires et VSI de La Guilde restent mobilisés, nous aussi !

Un article de Lucille Caron, Chargée de mission VSI


A La Guilde, notre vocation est de vous permettre de vivre l’aventure, vous dépasser professionnellement et aller à la découverte des autres.

Depuis la propagation du Covid-19 et l’annonce du confinement, nous continuons d’accompagner nos partenaires et volontaires confinés.

En cette semaine du 11 mai, quel est le bilan de l’activité des VSI ? Quelles sont les perspectives pour les nouveaux départs en mission ?

Les nouvelles du terrain: État des lieux

Pauline au sein de sa mission avec Virlanie, avec la petite Fe. ©VIRLANIE

En accord avec les recommandations du Ministère de l’Europe de des Affaires Étrangères (MEAE), les volontaires de La Guilde ont été encouragés à continuer leur mission sur le terrain, sauf en cas de fin de contrat prochaine ou situation de grande vulnérabilité.


Actuellement, le MEAE autorise 2 à 3 mois de présence en France pour télétravailler, et 16% des VSI de La Guilde ont bénéficié de cette possibilité.

A l’inverse, un faible nombre de VSI, notamment ceux pour qui le télétravail est impossible (mission dans des établissements scolaires, ou qui nécessitent des déplacements), ont été contraints de mettre fin à leur mission.

Pour les soutenir dans cette épreuve, La Guilde a mis en place des mesures d’accompagnement inédites, sous forme de groupe de paroles, d’entretiens individuels et en développant ses premières sessions d’accompagnement au retour à distance.

Par ailleurs, pour assurer la sécurité des volontaires restés sur place, le dialogue entre les organisations partenaires et les équipes de La Guilde a été renforcé.

La Guilde se fait également le relai des consignes du MEAE, facilite des aménagements de missions et fait remonter au Ministère les questions et demandes.

En France ou à l’étranger, plus de 250 volontaires de La Guilde restent mobilisés dans 57 pays différents.

La majorité des VSI poursuivent leur mission en respectant les consignes sécuritaires de leur pays d’accueil, et en déployant de nouveaux procédés pour continuer à soutenir les équipes et les bénéficiaires de leurs projets.

Certains VSI dans le domaine de la santé, participent à la première ligne contre le Covid.

D’autres, en continuant à appuyer les agriculteurs, les établissements scolaires et les entrepreneurs, soutiennent l’économie locale.

Lilas, Élise et Sabine, au sein de leurs missions avec LP4Y, Cœur de Forêt et Agir pour le Cambodge

Et les enjeux sont grands. Dans les pays d’action des VSI, la cessation de l’activité économique, la chute du prix des matières premières et la fermeture au tourisme ont déjà des conséquences dramatiques pour les habitants qui souvent vivent au jour le jour.

Retrouvez ici les portraits croisés de plusieurs permanents, VSI et Services Civiques de La Guilde, et découvrez la façon dont ils/elles continuent de s’impliquer pour la collectivité et pour la poursuite des activités de leurs associations, malgré la crise : https://bit.ly/2Lbxx8v

Répondre aux nouveaux enjeux de solidarité et préparer l’après

Malgré l’incertitude et la difficulté à se projeter, les partenaires de La Guilde souhaitent continuer à organiser des départs de VSI, et poursuivre leurs projets en aménageant les missions.

A ce titre, nous maintenons à ce jour les sessions de préparation au départ prévues en juillet et septembre. Elles sont ouvertes pour tous les organismes partenaires.

La rencontre annuelle des partenaires de La Guilde en 2019. ©La Guilde

Nous continuons également à recevoir les candidatures de nouvelles associations qui souhaitent devenir partenaires pour l’intermédiation, et ainsi bénéficier du statut de VSI et de notre accompagnement. Retrouvez toutes les informations ici : https://bit.ly/3dtz0TL


Nous réaffirmons également notre soutien à tous nos partenaires dans la poursuite de leurs projets dans cette période difficile, et les remercions de leur confiance et de leur engagement.

 
Enfin, l’équipe de La Guilde a compilé pour vous une liste de diverses pistes d’engagement pour rester solidaire en cette période, au niveau local comme au niveau international.

Envie de retrouver plus de témoignages de volontaires de La Guilde engagés malgré le Covid ?

Visionnez ici la vidéo de Brune, volontaire MEP actuellement infirmière bénévole en France https://youtu.be/lVkWnfPzxag

Écoutez Guillaume, volontaire avec l’Ordre de Malte dans un hôpital au Congo, mobilisé contre le virus : https://bit.ly/3dqWGbm

Construire sa carrière (et sa vie !) en VSI

Portrait d'un volontaire qui construit son engagement vers la gestion des épidémies

Un article de Lucille Caron, chargée de mission VSI


Guillaume est un habitué de La Guilde grâce à son engagement de longue date en VSC et VSI dans plusieurs pays d’Afrique.

Son témoignage, collecté entre ses deux missions de VSI, montre le parcours d’un passionné qui repart malgré les difficultés, et qui construit sa carrière dans l’engagement.

En pleine crise du COVID, il travaille aujourd’hui dans un hôpital congolais, et souhaite se spécialiser dans la gestion des épidémies.

Tu viens de t’engager pour un nouveau VSI avec La Guilde et l’Ordre de Malte au Congo, sur un projet d’accès à la santé pour les populations exclues des soins. Ce n’est pas ta première découverte de l’expatriation, comment est né cet engagement ?

J’ai un parcours assez classique d’économie générale et je me suis spécialisé en dernière année de master sur la gestion de projets et le développement durable dans les pays pauvres. J’ai complété plus tard mon parcours par des formations indépendantes (MOOC, Coordination Sud, Manitude, Bioforce), mais dès mon Master, un premier stage de fin d’études au Gabon m’a donné le goût de l’Afrique Centrale, après quoi je me suis engagé en Service Civique au Cameroun en 2015/2016. J’ai eu alors le désir de prolonger mon expatriation dans ce pays et j’y suis reparti fin 2016 pour une durée de 3 ans en VSI avec l’APDRA. L’APDRA a pour but de promouvoir et développer une pisciculture paysanne durable et mène de nombreux projets en Afrique et en Asie.

Quel serait le bilan personnel et professionnel de ta première mission de VSI ?

Mon bilan professionnel pour cette expérience est très positif. J’ai passé trois ans sur le terrain, sur des postes et sur des projets très complets, qui m’ont aidé à développer un bon nombre de compétences que j’ai facilement pu valoriser en retour de mission.

J’ai également eu la chance de voir mon VSI à l’APDRA évoluer pour passer chef de projet sur la deuxième moitié, ce qui atteste de la confiance qu’avait en moi l’organisation et des résultats qui les satisfaisaient.

Guillaume lors d’une journée de sensibilisation avec l’APDRA. © APDRA

Au niveau personnel, ces trois ans au Cameroun m’ont permis de beaucoup creuser la culture locale, de bien comprendre par exemple les circuits économiques ou les liens culturo-économiques entre les acteurs, les ethnies etc.  

Qu’est-ce qui a motivé ce nouveau départ en mission de VSI après le Cameroun ?

Bien que globalement positif, ce dernier parcours au Cameroun était semé d’embuches. J’ai été confronté à la corruption, la lenteur des institutions, les détournements d’argent, les décès ou la maladie des bénéficiaires et également la lenteur dans l’atteinte des résultats due à des conflits entre partenaires au sein du consortium. Il va sans dire que j’ai ressenti un certain découragement à devoir affronter et résoudre ce type de problèmes pendant des mois.

Mon départ du Cameroun était donc pour moi une évidence, mais j’avais cependant toujours le souhait de continuer à travailler à l’étranger. Bien que parfois pesants et négatifs, je pense que les problèmes que j’ai rencontrés forgent le caractère et l’expérience, et j’essaye de les prendre avec patience et pragmatisme.

Quelles sont tes attentes sur cette mission ?

D’un point de vue professionnel, j’avais également le désir de changer de rythme de travail en m’orientant vers des projets de santé à tendance humanitaire, pour travailler sous pression, voire dans l’urgence, et observer des impacts réels à très court terme sur les bénéficiaires.

A terme, le projet serait de capitaliser sur ce VSI pour peut-être m’orienter vers de réelles zones de crise par la suite. Il s’agit notamment de la gestion des épidémies (type rougeole, lèpre, Ebola, etc.), de la gestion d’un plan de sécurité pour zone à risque et d’une équipe médicalisée.

D’un point de vue personnel, j’espère que cette mission me permettra de développer certaines compétences interpersonnelles et culturelles, ce qui représente un vaste programme ! Si lors de nos missions de VSI nous n’apprenons pas nécessairement un métier spécifique ou une technicité, on apprend toujours au moins une partie du fonctionnement du monde.

En quoi penses-tu que ton premier VSI t’as aidé à trouver cette nouvelle mission et à gagner en niveau de responsabilité pour atteindre ton objectif ?

Lors de mon retour du Cameroun en octobre 2019, la recherche d’emploi s’est avérée relativement facile par rapport à ce que j’avais connu jusqu’à présent.

En quelques semaines, j’ai eu une dizaine d’entretiens pour des ONG et organisations très variées, pour des postes allant de chef de projet à chargé d’opérations, autant en France qu’à l’étranger. Pour moi, mon parcours professionnel s’est construit au fil de l’eau, et j’ai eu la surprise de comprendre que ce type d’expérience est très apprécié des RH. J’ai donc eu le loisirs de prendre mon temps pour bien choisir ma prochaine mission.

En fin de compte, j’ai accepté de partir comme adjoint au chef de mission pour un projet de développement/humanitaire avec l’Ordre de Malte France dans l’extrême nord du Congo-Brazzaville. C’était challengeant pour moi de trouver un poste de chef de mission humanitaire à la fois dans un nouveau pays et sur un nouveau domaine.

Préparation d’un journée de consultations médicales dans les zones isolées au Congo. © Ordre de Malte

Globalement, j’ai ressenti que les RH sont davantage rassurées de trouver des profils qui connaissent le terrain et les jeux d’acteurs locaux, plutôt que des chefs de projet qui ont des compétences techniques, même sur un projet médical assez spécifique comme celui de l’Ordre de Malte.

Pourrait-on conclure avec des conseils issus de ton expérience pour de futurs volontaires, ou un mot pour celles et ceux qui hésitent à partir ?

Pour moi, les missions de VSI, en dehors des aspects purement professionnels, sont, avec l’aventure pure, l’un des meilleurs moyens d’avoir accès aux grandes réponses que l’on se pose.

Elles nous permettent de nous pousser dans nos retranchements, de mieux définir nos limites, de faire face à des situations et de voir des réalités qui mettent des images sur des définitions, sur nos mœurs et sur nos normes. L’humanisme, le féminisme, la pauvreté, le désespoir, et même des termes plus simples comme une agression, une violence, un problème, une bonne nouvelle etc. sont des termes que l’on utilise à tout-va, et qui parfois prennent une nouvelle dimension dans un contexte différent.

En un mot, il faut tout essayer, tout voir, tout faire, pour tenter de tout comprendre.

Journée de lancement du projet AF2P au Cameroun. © APDRA

Envie de découvrir plus de témoignages ?

Sabine : pour redonner du sens à son métier, Sabine a choisi le VSI « en France le public auprès duquel j’enseignais était un public de « privilégiés » […]et j’avais besoin de redonner du sens à mon enseignement. » La suite de son témoignage ici : https://bit.ly/2uM0e7r

Lilas : elle a commencé par un Service Civique avec La Guilde en tant que coach pour LP4Y, et va maintenant manager et développer un nouveau programme LP4Y au Myanmar. Son témoignage ici : https://bit.ly/2wddA9X

Caroline : « Pour moi, le volontariat c’est d’abord l’opportunité d’accéder à des postes que l’on décrocherait difficilement en France. » Pour lire la suite,  cliquez ici : https://bit.ly/2VyxrxL

Témoignages : ils se sont engagés face à la pandémie

Ils et elles sont engagé(e)s de Service Civique, volontaires de Solidarité Internationale ou permanent(e)s au sein de La Guilde. Ils ont en commun d'avoir choisi l'action pour lutter contre la pandémie de Covid-19.

Un article de Eric Carpentier


Comment continuent les missions de La Guilde durant cette période de pandémie, et quelles sont les modifications de l’activité des volontaires ?

Retrouvez les portraits croisés de plusieurs permanents, VSI et Services Civiques de La Guilde, et découvrez la façon dont ils/elles continuent de s’impliquer pour la collectivité et pour la poursuite des activités de leur association, malgré le Covid.


Brune, VSI en Malaisie avec les Missions étrangères de Paris depuis janvier 2020.

Elle nous parle de son retour précipité en France, de son sentiment de culpabilité, et de sa volonté de poursuivre son engagement en rejoignant la « première ligne » contre le Covid-19, en tant qu’infirmière.


Golvine Chadaud, volontaire en Service Civique auprès du Service d’Éducation et de la Formation et de l’Institut français d’Ho Chi Minh Ville, Viet Nam, depuis septembre 2019.

« Ma mission était d’enseigner le français dans des établissements primaires. Mais avec l’arrivée du Covid-19, la fermeture des écoles a été décrétée dès la fin des vacances scolaires du Têt (le Nouvel An vietnamien, cette année les deux dernières semaines de janvier). »
« Ma mission a été suspendue, mais le Consulat français du Vietnam recherchait des volontaires pour soutenir leur cellule de crise et répondre aux appels téléphoniques des ressortissants français. L’un de mes référents à l’Institut français m’a parlé de cette opportunité, j’ai tout de suite accepté. »
« Il s’agissait surtout de répondre aux questions des voyageurs et expatriés français concernant les conditions de renouvellement de visas, de donner des informations sur les vols disponibles pour rentrer en France, ou encore d’indiquer la marche à suivre en cas de maladie et/ou mis en quarantaine. »
« Cette expérience d’une dizaine de jours m’a permis de me mettre au service des citoyens français à l’étranger. J’en suis très reconnaissante au Consulat général de France et à l’Institut français du Vietnam. »

Golvine à l’Institut Français (gauche) et durant un de ses cours (droite). © G.Chadaud

Irène Bonnand, 29 ans, VSI à l’Alliance française de Bethléem, Palestine, depuis un an et trois mois.

« En Palestine, nous sommes en confinement depuis le 5 mars. Bethléem a été la première ville touchée. Nous avons instauré des cours en ligne, puis nous mis en place une nouvelle offre de cours « solidaires » : des cours gratuits en échange de bénévolat de la part des étudiant.e.s (des cours de cuisine, du tutorat en informatique, etc). Nous avons réussi à maintenir 65 % de notre activité pédagogique. »
« Afin de maintenir le lien avec nos étudiants et membres, nous avons mis en place un planning de confinement pour notre communication. Un jour nous partageons une chanson, un autre une recette, un autre le témoignage d’un.e étudiant.e etc. Les « Bonjour Béethléem », des mini concerts d’artistes passés par l’Alliance, arrivent. Une rencontre virtuelle, qui a normalement lieu dans nos locaux, a également été organisée entre professeur.e.s de français de Bethléem. Les enseignant.e.s ont apprécié cet échange professionnel et convivial. »

Irène lors de ses cours en ligne. © AF Bethléem

« Poursuivre nos activités malgré le confinement est très important pour nous. La vie continue ! Plusieurs points positifs ont émergé de cette situation : notre équipe a pu se former à l’offre numérique, de nouveaux étudiants se sont inscrits, ce qui est une vraie réussite pour nous. Par ailleurs, une réelle entraide s’est formée au sein de notre équipe. »
« En tant que professeure, nous sentons une grande solidarité entre enseignant.e.s de FLE du monde entier, notamment grâce aux webinaires IFprofs « spécial CoronaFLE » que nous suivons chaque semaine et qui nous permettent de nous former et de partager nos expériences. L’activité de l’Alliance est aussi importante pour nos étudiant.e.s. C’est ce qu’ils manifestent à chaque début de cours, quand ils expriment leurs sentiments sur la situation. »


Pierre Locatelli, 18 ans, en mission de volontariat à l’Arche « Il Chicco » de Rome, Italie.

« Je suis arrivé à l’Arche le 15 septembre 2019, mais j’ai du partir après six mois de mission en raison du coronavirus. Ma mission se terminant le 12 juin, j’espère pouvoir y retourner. »
« J’ai voulu aider une fois rentré en France. La ville d’Avignon proposait des missions pour aider les personnes seules en faisant leurs les courses et satisfaire d’autres besoins : je n’ai pas pu participer à cette mission, n’ayant pas le permis de conduire. Puis j’ai postulé pour des missions en lien téléphonique avec des personnes isolées : deux missions sur trois ont été annulées, et la troisième était complète ! »
« Aujourd’hui, le confinement m’a permis de commencer le mémoire que je dois écrire sur ma mission en Italie. Je m’occupe aussi des inscriptions pour les écoles d’infirmier en Italie. L’année prochaine, j’aimerais intégrer des écoles à Bologne ou à Milan pour l’année prochaine. »


Laure Machon, chargée de mission au pôle VSI de La Guilde.

« Au lancement de la plateforme Réserve Civique, au début du confinement, j’ai voulu apporter mon soutien à nos concitoyens en situation de précarité. Je me suis rapidement inscrite et j’ai eu le plaisir de retrouver l’antenne des Alpes-Maritimes du Secours Populaire Français.
« Ils m’ont partagés une liste de bénéficiaires dont j’assure le suivi au moins une fois par semaine. Concrètement, je maintiens le lien et je leur rappelle leurs droits à l’aide alimentaire. »
« Il me semblait naturel de contribuer à l’effort collectif, en soutenant les plus fragiles face à cette crise sanitaire. C’est pour moi le moyen le plus accessible de le faire en période de confinement. »

Laure confinée (gauche) et en mission terrain avec La Guilde© (droite)

Belinda Huau, chargée de mission au pôle Service Civique de la Guilde

« Dans un premier temps, le travail à la Guilde a complètement évolué. Une soixantaine de volontaires ont été rapatriés en France. Tous les cas étaient spécifiques et nous avons jonglé entre les besoins des volontaires, souvent urgents, et les décisions de l’Agence du Service Civique, des ambassades sur place, du MEAE, etc. Désormais, nous devons réfléchir à réinventer notre pôle en fonction des décisions réglementaires. »
« Sur mon temps personnel, je suis directrice locale de l’action sociale à la Croix Rouge, unité de Châtillon 92. Nos principales activités sont l’aide aux personnes vulnérables, en particulier aux sans-abris (maraudes sociales, permanences d’accueil, distributions alimentaire vestimentaire et hygiène etc.). »
« Presque toutes les actions habituelles ont été suspendues. Mais nous avons vite créé de nouvelles actions sociales, comme les maraudes de pré-dépistage auprès des sans-abris, la conciergerie pour personnes âgées ou les appels de réconfort auprès des personnes isolées. »
« Mon engagement à la Croix Rouge devait continuer et s’intensifier dans ce moment de crise. Étant enceinte, j’ai l’interdiction de me rendre sur le terrain, mais j’opère en tant qu’organisatrice des actions. Cette crise est un moment de réflexion sur son engagement. Pour mon mari, également bénévole Croix Rouge, cela a été très difficile de quitter le terrain. Mais on peut se rendre utile en respectant les contraintes sanitaires, il y a toujours à faire pour organiser de nouvelles actions. »

Bélinda durant sa mission Croix-Rouge© (gauche) et en mission terrain avec La Guilde© (droite)

Envie de passer à l’action ?

Leurs témoignages vous ont donné envie de vous engager pour faire reculer le Covid-19 ? Découvrez 4 façons de rester volontaire et solidaire !

Devenez VSI : https://la-guilde.org/mission/

Rester volontaire et solidaire

4 niveaux d'action pour rester volontaire et solidaire pendant le confinement

Un article de Pôle volontariat de La Guilde


Des pistes pour vous engager à votre niveau

L’équipe de La Guilde a compilé une liste de diverses activités pour rester solidaire et engagé auprès des personnes vulnérables pendant cette période.

Volontaires, ils se sont engagés face à la pandémie : découvrez leurs témoignages.


AU NIVEAU LOCAL

> Les actions sociales de proximité via les CCAS (centres communaux d’action sociale): appelez votre mairie !

Pour agir dans votre quartier, chaque CCAS met en place des actions sociales avec le réseau associatif déjà présent. Rejoignez les unités locales de grandes associations en contactant directement leurs sièges sociaux (Restos du Cœur, Croix Rouge, Les Petits Frères de Pauvres, etc.).

> Le kit gratuit « Coronavirus : et si on s’organisait entre voisins ? » via le lien https://voisinssolidaires.fr/

L’association Voisins solidaires et le ministère de la Cohésion des Territoires et des relations avec les collectivités territoriales, ont élaboré un kit gratuit. Il a pour objectif d’aider les habitants à organiser l’entraide de proximité.

 

> L’application COVIDOM développée par l’AP-HP et pour l’instant uniquement disponible à Paris, vous permet de soutenir l’hôpital de Paris en apportant un télé-suivi à des patients atteints ou suspectés de covid-19, selon vos disponibilités : https://covidom.com

Pour s’inscrire auprès de la cellule volontaire citoyenne, c’est ici .


AU NIVEAU NATIONAL

> La réserve civique via le lien https://covid19.reserve-civique.gouv.fr/

Pour offrir une journée ou une heure, retrouvez les appels de plusieurs structures à travers la France et apportez vos renforts citoyens pour aider sur les missions vitales : aide alimentaire, garde d’enfants, actions auprès des personnes âgées et solidarité de proximité.

> L’aide auprès des agriculteurs via le lien https://desbraspourtonassiette.fr/

Vous avez envie de vous dépenser pour la bonne cause ? Le ministère de l’Agriculture a annoncé que 200.000 emplois saisonniers étaient à pourvoir pour garantir notre sécurité alimentaire.

> L’aide auprès des soignants via les liens https://enpremiereligne.fr/ ou http://www.jaidelhopital.fr/

Si vous avez moins de 60 ans et êtes en bonne santé, ces sites proposent diverses solutions pour aider les soignants et personnes vulnérables à garder leurs enfants et faire leurs courses. Également, n’oubliez pas de donner votre sang et vos plaquettes, ils seront d’une grande aide !

> L’aide auprès des SDF s’organise via le réseau Entraide : https://bit.ly/2VaSkPk , en vous permettant notamment de rejoindre deux programmes selon votre disponibilité : les Bonnes Ondes et Loin des yeux près du cœur.

> Les sites Tous Bénévoles via le lien https://www.tousbenevoles.org/ et Bénévolat via le lien https://benevolat.fr/

Ils regroupent de nombreuses missions bénévoles, et mettent en avant les missions urgentes dans le contexte actuel.


AU NIVEAU INTERNATIONAL

>  Le programme des Volontaires des Nations Unies via le lien https://www.onlinevolunteering.org/fr

A l’étranger ? Les Nations Unies proposent des missions de volontariat en ligne sur diverses thématiques.

> La plateforme de l’Organisation Internationale de la Francophonie via le lien https://www.francophonie.org/solidarite-COVID19

L’OIF propose un dispositif qui regroupe des solutions innovantes au service des communautés francophones.


SANS SORTIR DE VOTRE CANAPÉ

  • Préparer l’avenir et vous former

> Bioforce met à disposition une formation en ligne « STOP COVID-19 – Les essentiels pour la prévention et le contrôle du virus », un outil d’auto-formation destiné aux acteurs nationaux et internationaux qui devront assurer la prévention de la propagation du virus auprès des communautés locales, là où le confinement sera difficile. Un must si vous êtes sur le terrain ! Suivez le lien : https://www.institutbioforce.fr/

> Tech for Good en association avec le MOUVES a conçu un programme hebdomadaire de webinaires et formations pour les entreprises et les associations. Vous trouverez forcément un programme qui vous intéresse : http://mouves.org/

  • Faites un don

‍> Ulule recense pour vous toutes les initiatives qui apportent une solution au Covid-19. Vous pouvez ainsi accorder votre aide à des projets d’utilité capitale : https://fr.ulule.com

 

 

> En discussion avec la Direction des Hôpitaux de Paris, un collectif d’acteurs de la restauration engagés travaille à soulager nos soignants partout en France avec la livraison de paniers repas prêts-à-cuisiner. Vous pouvez participer à la cagnotte ici !

  • Prenez soin de vous

> Pour changer d’ambiance, Voiles et Voiliers, La Guilde et Ouest France vous offrent la possibilité de visionner gratuitement trois films documentaires de mer et de voile. Un cadeau, jusqu’au 17 mai, pour patienter avant un nouvel événement à venir prochainement : le premier Festival du film Voiles et Voiliers avec les Écrans de la Mer, qui se déroulera dans le cadre de la 9e édition du Vendée Globe, aux Sables-d’Olonne. Visionnez ici Vendée Globe 2016-2017, Sea Gypsies, de l’autre côté du monde et L’île de Lumière – Quand la France sauve les boat people

> Le producteur Molécule et des dizaines de musiciens électroniques (parmi lesquels : Étienne de Crecy, Dominique Dalcan, Alex Gopher, ou encore Rone) se sont réunis autour du projet Music for containement. Les fonds sont reversés à la Fondation de France et à son opération “Tous unis contre le virus”. Faites du bien à vos oreilles via le lien ici et la playlist (sur Spotify) ici.

 


 

[!!] Vous avez un bon plan « solidarité » : n’hésitez pas à le publier sur le groupe Facebook Réseau des Engagés de la Guilde.