A la rencontre des volontaires de La Guilde au Cambodge



Un article de Aurélie Colladon, responsable du pôle VSI


En janvier 2020, Aurélie Colladon, responsable du pôle VSI de La Guilde, s’est rendue au Cambodge afin de rencontrer 36 volontaires déployés auprès de 10 organisations partenaires, et faire avec eux un bilan de leurs missions à mi-parcours.

De la formation professionnelle à la protection de la biodiversité, en passant par l’agroécologie et l’accès à l’éducation, nos volontaires sont sur tous les fronts. Et leurs missions sont passionnantes !

Pour un Sourire d’Enfant, PSE, partenaire de La Guilde depuis 2008, accueille aujourd’hui 10 VSI qui contribuent à ses programmes sociaux, ses différentes écoles professionnelles et ses projets d’extension !
Suite au transfert au gouvernement cambodgien des écoles spécialisées du Programme Education pour enfants sourds ou aveugles, les volontaires de Krousar Thmey se consacrent à l’appui des programmes de protection de l’enfance.
Les deux volontaires des Missions Etrangères de Paris, détachées auprès de l’association Nouvelles Pousses, mettent en œuvre des projets multisectoriels (éducation, santé, environnement, social).
Depuis 2010, La Guilde a constaté l’impressionnant développement de Toutes A l’Ecole (Happy Chandara School). 12 volontaires l’accompagnent aujourd’hui et y font notamment vivre l’apprentissage des langues.
Avec Enfants d’Asie, partenaire de La Guilde depuis 2008, 5 VSI contribuent à la scolarisation d’enfants défavorisés à travers plusieurs programmes, dont la gestion directe de foyers.
L’un des tout premiers partenaires de La Guilde sur le VSI en 2006, Passerelles Numériques bénéficie au Cambodge de l’expertise de ses 9 volontaires, tant au niveau de la formation informatique que des fonctions support indispensables au fonctionnement de l’ensemble des programmes en Asie.
A Siem Reap, les 3 VSI de SEP du Bayon travaillent à la mise en œuvre de différents programmes d’éducation, de formation aux métiers de la pâtisserie/boulangerie, et d’agroécologie.
Agir Pour le Cambodge accueille 3 VSI dans son école hôtelière de Sala Baï. 150 jeunes Cambodgiens défavorisés y sont formés chaque année.
Osmose agit pour la protection des oiseaux et intègre des activités de sensibilisation et des activités génératrices de revenus auprès des familles défavorisées du lac Tonle Sap. Notre volontaire vient de rejoindre l’association pour en assurer la direction par intérim.

Du Cambodge au Sénégal, le cirque comme outil d’insertion sociale et professionnelle

Rencontre avec le Collectif Clowns d’Ailleurs et d’Ici (CCAI), nouveau partenaire du pôle VSI de La Guilde

©SenCirk

Un article de Aurélie Colladon, coordinatrice VSI


Première volontaire du CCAI avec La Guilde, Amandine vient de s’envoler pour le Sénégal, pour une mission d’un an. Laura Petit, de l’équipe du siège, répond à nos questions.

Comment est né le Collectif Clowns d’Ailleurs et d’Ici (CCAI) ?

Le Collectif Clowns d’ailleurs et d’ici est né d’une rencontre entre des artistes circassiens français et l’école Phare Ponleu Selpak (PPS) au Cambodge. Les objectifs de cette école étaient à l’époque d’accueillir des jeunes réfugiés du génocide Khmer Rouge et de les aider à surmonter les traumatismes de la guerre et de la vie en camp, par l’expression et par l’art.

Le collectif Clowns d’ailleurs et d’ici s’est constitué quelques mois après cette première rencontre, en 2002, à la demande de Det Khuon, directeur de l’école de cirque de PPS, qui souhaitait s’entourer de partenaires sur la formation et la structuration de l’établissement.

Quel est le but de CCAI?

Le Collectif clowns d’ailleurs et d’ici a pour but de promouvoir un cirque social, multiculturel, luttant pour l’égalité des chances et contre les discriminations sociales, qui permet à des publics de participer, par la pratique artistique, au développement durable de zones marginalisées. Depuis sa création, le CCAI s’articule autour d’un projet d’échange et de solidarité internationale de dimension culturelle, sociale et éducative.

©SenCirk

Afin de remplir ses objectifs, le CCAI a pour mission l’accompagnement au développement des structures, l’amélioration des conditions de vie, et la professionnalisation des artistes. L’intervention du Collectif est structurée autour de quatre axes :

  • l’aide à la création des spectacles (coproductions, co-mises en scène, accueils en résidence, etc.) ;
  • l’aide à la diffusion (organisation de tournées en Europe) ;
  • la formation des élèves de l’école de cirque et des enseignants (technique de cirque mais aussi de pédagogie ou de techniciens du spectacle) ;
  • l’accompagnement à la structuration.

Le Collectif s’est construit en un réseau composé de professionnels issus de différents domaines artistiques (arts du cirque mais aussi musique, danse, théâtre…) et de différents métiers (artistes interprètes, metteurs en scène, techniciens…), tous réunis par l’envie de transmettre, d’échanger, de co-créer avec des artistes d’autres horizons qui agissent en direction de populations défavorisées.

Plus concrètement, quelles sont les actions menées par CCAI sur le terrain ?

©SenCirk

Après 15 ans de partenariat, Phare Ponleu Selpak est désormais solide et autonome. C’est pourquoi le collectif se tourne en 2018 vers de nouvelles écoles à accompagner. Parmi les nouveaux projets, l’école SenCirk au Sénégal a particulièrement retenu notre attention.

SenCirk’ est à la fois une compagnie professionnelle composée d’artistes circassiens et une école de cirque social. La compagnie, née en 2006, était à sa création, la première compagnie de cirque sénégalaise. Elle rassemble aujourd’hui 10 artistes circassiens. Tous âgés de moins de trente ans, ce sont eux qui ont initié SenCirk’. L’école, créée en 2010, utilise le cirque comme outil d’insertion sociale et professionnelle. Une grande partie de leurs activités sont en effet tournées vers les jeunes/enfants en situation de grande précarité (enfants des rues, jeunes filles/femmes victimes de violence…). Les ateliers de cirque, gratuits, ont lieu dans des ONG et centres d’accueil de Dakar. Au fil des années, SenCirk s’est considérablement renforcé. Aujourd’hui, l’école propose également une formation professionnelle qui accueille une vingtaine de jeunes (15-20 ans) et les prépare à des carrières professionnelles dans leurs disciplines choisies et à entrer sur le marché en tant qu’artistes professionnels.

Pourquoi avez-vous décidé de faire appel à des VSI ? De quelle manière vont-ils contribuer à vos projets ?

Les projets accompagnés par le CCAI manquent souvent de personnes formées à la gestion de projets culturels. Les équipes sont majoritairement composées d’artistes qui ont appris à gérer leur association sur le terrain et au jour le jour. Dans le cadre de son accompagnement, le CCAI propose aux projets un soutien à la structuration avec la mise à disposition de volontaires formés à l’administration/production/médiation culturelle. Les volontaires auront non seulement pour mission de mettre en place cette structuration (en créant des outils, en développant le réseau…) mais aussi de former les membres des structures qui le souhaitent à cette gestion.

Amandine LAVAL (à gauche), VSI à SenCirk’ ©SenCirk

Notre choix de travailler plus spécifiquement avec des volontaires s’expliquent aussi par le fait que nous souhaitons qu’il y ait un véritable échange avec les équipes locales, basé sur l’ouverture et la compréhension mutuelle. Les volontaires ne sont pas là pour imposer leur modèle, bien au contraire, il s’agira d’une adaptation constante entre les deux parties. Les volontaires ont cette envie d’échange interculturel et de coopération qui va bien au-delà du cadre de leur travail et qui apportent non seulement une vraie puissance à leurs actions, mais qui les inscrivent aussi durablement.­­­­­­

Quel est le profil des volontaires que vous recherchez ?

Lorsque nous recrutions notre premier VSI pour accompagner SenCirk, nous cherchions une personne capable de développer les activités génératrices de revenus de l’association. Il s’agissait donc plutôt d’un profil en économie sociale et solidaire, gestion de projets ou développement international.… Mais cela dépend évidemment des missions et des projets. De manière générale, nous cherchons des personnes enthousiastes et désireuses de rencontrer un pays et une culture différente.

Quelles sont vos perspectives au Sénégal?

A terme, nous souhaitons que les projets accompagnés soient en mesure de gérer par eux-mêmes les actions entreprises par le VSI aujourd’hui. Une partie réservée à la formation de l’équipe locale s’inscrit ainsi dans les fiches de poste de nos VSI. 

Pour plus d’information sur SenCirk’ : https://sencirk.wixsite.com/sencirk

 

ACCESMAD, un nouveau partenaire pour le pôle VSI

Pour l’amélioration de l’éducation scientifique et technique à Madagascar

Un article de Laure Machon, chargée de mission VSI


Un partenariat signé cette année entre La Guilde et ACCESMAD a déjà permis l’envoi de deux Volontaires de Solidarité Internationale pour renforcer les projets d’accès à l’éducation scientifique à Madagascar.

Après avoir suivi la préparation au départ de La Guilde, Julian BECK et Mathilde BOUTHELIER se sont envolés pour Madagascar il y a quelques mois.

Afin de contribuer à l’amélioration de l’éducation scientifique et technique à Madagascar, Julian BECK s’est engagé sur une mission de VSI au poste de « Chargé de mission, chef de projet DPO ». Julian est responsable d’un projet en particulier. Il participe aussi à la coordination générale de l’association et à la recherche de financements.

« C’est avec beaucoup de joie et d’enthousiasme que je vous écris ces quelques mots de présentation. Ayant fraichement intégré l’équipe Accesmad à Madagascar, en tant que Chef de projet en remplacement de Noémie, j’arrive avec beaucoup de motivations et un désir profond d’aider l’association Accesmad et le programme Educmad à s’améliorer et à prendre de l’ampleur avec de nouveaux partenariats. »

Mathilde BOUTHELIER est « Coordinatrice Technique », elle assure, pour tous les lycées partenaires, le bon équipement des salles informatiques et le bon fonctionnement de la médiathèque scientifique.

« Lors de ma première expérience à Madagascar en 2015 j’ai eu un réel coup de cœur pour le pays, sa culture et sa chaleur et c’est donc tout naturellement que j’ai décidé de revenir m’y installer avec l’envie d’y exercer une activité en accord avec mes principes.

C’est ainsi que j’ai découvert Accesmad, ses valeurs et ses actions et ai souhaité apporter ma pierre à l’édifice. Après un mois à travailler aux côtés de cette formidable équipe, je ne suis que davantage convaincue de mon choix et motivée à continuer l’aventure ensemble ! »

En 2018, plus de 55 000 lycéens et 25 000 collégiens ont bénéficié de l’accompagnement d’ACCESMAD via le renforcement des capacités des équipes enseignantes (création de contenus, de formations pour les enseignants, mise à jour du matériel informatique et de la médiathéque, déployement de 1258 ordinateurs etc.)

L’association ACCESMAD depuis 2004 a :

  • développé et installé la médiathèque scientifique EDUCMAD dans les lycées,
  • formé les professeurs,
  • fourni et mis en place une infrastructure de salles informatiques,
  • animé des semaines de présentation des matières scientifiques.

A ce jour, 100 lycées sont équipés, représentant 60 000 élèves.

 

Plus d’infos sur le programme Educ Mad d’ACCESMAD : https://www.youtube.com/watch?v=smeCdhI95x0#action=share

Nicolas et le Théâtre Nomade, un plaidoyer en faveur des arts de la rue au Maroc

Nicolas Gervot, VSI avec Ars Nomadis

© Théâtre Nomade

Un article de Aurélie Colladon, coordinatrice VSI


En mission au Maroc, La Guilde est allée à la rencontre de ses volontaires de solidarité internationale. Retour sur la mission de Nicolas Gervot, VSI de La Guilde avec Ars Nomadis, mis à disposition du Théâtre Nomade à Casablanca, depuis un an.

Quelles sont tes missions au sein du Théâtre Nomade ?

Je suis l’administrateur de la compagnie. Mes missions consistent à travailler sur l’organisation des actions, sur la recherche de fonds et de partenaires, et sur le suivi des dépenses et de la trésorerie. Je travaille en étroite collaboration avec le directeur pour développer l’activité de l’association mais dans le cadre de la mise en œuvre des projets, je travaille également beaucoup avec le médiateur social et avec le chargé de communication.

L’enjeu essentiel aujourd’hui est de permettre au Théâtre Nomade de développer ses activités génératrices de revenus et d’augmenter ses capacités d’auto-financement. Pour se faire nous nous efforçons de travailler sur la vente de prestations, de spectacles, etc. qui financent en partie les frais de fonctionnement de la structure (nous sommes encore très dépendants des aides des tutelles marocaines et des fondations étrangères).

Comment est né le Théâtre Nomade? Dans quel but?

© Théâtre Nomade

Après avoir parcouru le monde avec le théâtre ambulant allemand «Ton und Kirschen», Mohammed EL HASSOUNI et Soufia EL BOUKHARI de retour au Maroc, se sont donnés pour mission d’aider les populations les plus défavorisées à ouvrir leurs champs des possibles, par la pratique des Arts de la Rue, mais également de faire revivre les traditions orales et ancestrales marocaines dans un théâtre de rue contemporain.

De cette volonté est né le Théâtre Nomade, une association marocaine à but non lucratif qui depuis sa création en 2006, milite pour un accès démocratique et équitable à la culture et à l’art, outils d’intégration sociale et d’éducation populaire. 

Peux-tu nous présenter le Théâtre Nomade et son action au Maroc ?

Le bibliobus acquis grâce au soutien d’Ars Nomadis possède un fonds de plus de 2000 livres. © Théâtre Nomade

Le Théâtre Nomade est une compagnie de théâtre de rue marocaine dont le mode d’action particulier (basé sur l’itinérance et la résidence sur des territoires souvent très démunis) lui a permis d’accéder à des quartiers n’ayant pas ou peu d’infrastructures culturelles.

Cette itinérance a fait connaitre l’association et ses parades urbaines spectaculaires aux quatre coins du Maroc. Aujourd’hui, l’association et son chapiteau sont implantés au sein de la friche culturelle des Anciens Abattoirs de Casablanca, un lieu magique et immense au cœur du quartier Hay Mohammadi.

Avec son mode d’action, la compagnie contribue à redonner du sens à l’espace public, à le repenser mais également à (re)créer des moments de partage et de parole collective à travers une démarche artistique composite, nourrie de plusieurs influences : le théâtre forain, les arts populaires marocains, la richesse orale des souks et enfin l’énergie des quartiers et de leurs habitants.

© Théâtre Nomade

Par ailleurs, le domaine artistique des Arts de la Rue étant en plein essor depuis quelques années au Maroc, l’association travaille et milite pour que les arts de la rue soient reconnus et accompagnés par les pouvoirs publics marocains. Mohammed El Hassouni est d’ailleurs le président de la première Fédération des Arts de la Rue au Maroc (créée au printemps 2018).

Le projet de l’association, à moyen terme, serait de créer et de développer le premier Centre National des Arts de la Rue au Maroc, inspiré des CNAREP français. Nous avons en effet constaté que ce type de structure manque cruellement dans le paysage culturel Marocain. La création d’un CNAR permettrait de disposer d’un outil « multifonction » pour produire et diffuser des spectacles, accueillir des artistes en résidence et surtout former des artistes et des techniciens du spectacle marocains.

Le Théâtre Nomade a été appelé à participer à l’inauguration de la seconde ligne de tramway de Casablanca, peux-tu nous en expliquer les enjeux ?

L’inauguration de la seconde ligne du tramway de Casablanca est l’un des projets les plus importants de l’histoire de la compagnie. Il a mobilisé toute l’équipe du Théâtre Nomade pendant plusieurs mois. Nous avons en effet dû construire 5 marionnettes géantes d’éléphants dont le plus grande mesure presque 4m de haut. Ce projet est important sur le plan financier mais également sur le plan communicationnel pour la visibilité médiatique qu’il offre. Nous avons le sentiment que nos actions et notre travail commencent à être reconnus par les pouvoirs publics et c’est très encourageant pour nous.

Fabrication des éléphants qui participeront à la parade d’inauguration du tram de Casablanca courant décembre. © Théâtre Nomade

Plus globalement, quel est ton bilan personnel et professionnel ?

Cette année passée au Théâtre Nomade aura été une expérience enrichissante à bien des égards. Professionnellement d’abord, je pense que j’ai développé des compétences et que j’ai acquis un certain « savoir-être » (la patience notamment…). De manière plus personnelle, cette expérience m’aura permis de me confronter à la vie « de compagnie » avec ses cotés positifs et négatifs, et de prendre du recul par rapport au système culturel français. Humainement, j’ai rencontré beaucoup de gens, le site des Anciens Abattoirs attire beaucoup de monde. En une année, j’ai rencontré des Tchèques, des Américains, des Anglais, des Hollandais, des Espagnols, des Italiens, beaucoup de Français, des Suisses, des Australiens, des Turques, des Allemands, des Camerounais… et beaucoup de Marocains passionnés par leur pays et leur culture (…et par l’envie de la partager). Bref, une expérience que je ne regrette pas d’avoir vécue et qui pourrait être utile pour la suite de mon parcours professionnel.

Plus d’infos : https://www.theatrenomade.com/

Réseau des Engagés de la Guilde : coup d’envoi réussi !

Soirée de lancement le 23 novembre 2018

Un article de Aurélie Colladon, coordinatrice VSI


Ce sont près de 50 volontaires qui ont répondu à l’invitation de La Guilde pour la soirée de lancement du Réseau des Engagés de la Guilde (REG) vendredi 23 novembre dernier. Rencontres et échanges ont fait de cet événement une réussite !

Afin de marquer le lancement de son réseau des engagés comme espace de valorisation de l’engagement et de partage, La Guilde a convié ses volontaires longue durée (en VSI ou Service civique) à une soirée conviviale à Paris.

Le REG, pour et par les volontaires

Animée par Florence Treuil, journaliste et ancienne engagée en Service civique, cette rencontre fut d’abord l’occasion de formaliser le REG, de présenter comment l’utiliser et s’impliquer avant son départ, pendant sa mission, et à son retour.

 

Avant tout plateforme d’échanges, le REG se veut également être un excellent moyen de valoriser sa mission et de réussir sa réinsertion sociale et professionnelle. Dans cette optique, l’accent a été mis sur le projet EaSY, un outil développé par La Guilde pour valoriser les compétences transversales développées par les volontaires en mission (http://www.easy-softskills.eu/fr/).

Paroles de volontaires

Une table-ronde a ensuite permis de réunir Thuy Blais, VSI, et Camille Champoux, SC, déjà rentrées en France (de retour du Vietnam), Laura Peyrin, actuellement en mission VSI en Inde, Julian Lopez, VSI sur le départ pour la Côte d’Ivoire, ainsi que Delphine Hugues, DRH en temps partagé qui anime les sessions retour de La Guilde.

Ce fut un moment riche de partage d’expériences sur les attentes des volontaires et les moyens de s’impliquer dans le REG. « Appartenir à un réseau, c’est donner, donner, donner, et encore donner, avant de peut-être recevoir un petit peu » a expliqué Delphine Hugues en guise d’introduction. « Un réseau c’est à la fois un groupe actif mais c’est aussi simplement des personnes qui partagent, ont partagé, des intérêts et qui, à un moment donné, se trouve reliées par une circonstance. »

Il n’est pas toujours facile de parler de son expérience à des personnes qui n’ont jamais fait de volontariat ; avoir un réseau avec des personnes qui ont vécu plus ou moins la même chose que nous, c’est toujours agréable. Camille

La seule façon de combattre la violence sociale, c’est de s’engager ; et avoir un réseau c’est animer son avenir ! Kader

Après le lancement officiel du REG par Vincent Rattez, Président de La Guilde, la soirée s’est poursuivie autour d’un cocktail pour des échanges plus informels, et festifs !


Volontaires, le REG, via ses « apéros réseaux » et son groupe Facebook, vous permettra :

de valoriser votre engagement,

d’échanger avec d’autres volontaires,

d’obtenir des informations pratiques concernant votre expatriation,

de partager des bons plans,

de faciliter votre réinsertion professionnelle et personnelle à votre retour de mission,

et de poursuivre votre engagement avec La Guilde !

Rejoignez le Groupe Facebook du Réseau des Engagés de la Guilde !

La plateforme d'échanges des volontaires de La Guilde

Un article de Aurélie Colladon, coordinatrice VSI


Suite à notre invitation pour le lancement du Réseau des Engagés de la Guilde (REG) le 23 novembre prochain, vous avez été nombreuses et nombreux à nous faire part de votre intérêt pour une telle initiative.

Découvrez dès à présent le volet virtuel du REG, au travers du groupe Facebook que nous venons de lancer. Ce groupe fermé est à vous !

Quel est le meilleur moyen de se déplacer à Manille ? Comment saluer ses collègues à Tana ? Qui connaît un Tuk-Tuk fiable à Phnom Penh ? Qui fait le meilleur curry de New Delhi ? Où trouver un forfait téléphone à Dakar ?

Comment gérer l’éloignement avec sa famille et ses amis ?

Des conseils pour retrouver un emploi au retour ?

Poursuivre son engagement en devenant référent géographique pour les nouveaux volontaires ?

Le REG a un objectif : valoriser les expériences de volontariat en favorisant l’échange entre volontaires avant, pendant et après la mission.

Vous retrouverez sur ce groupe fermé toutes les informations sur le REG et les apéros trimestriels, mais surtout sachez qu’il s’agit de votre plateforme d’échange d’infos et bons plans !

 

Et n’oubliez pas de vous inscrire pour la soirée du 23, il reste encore quelques places, profitez-en ! https://goo.gl/forms/pJnLgYYoehVZC6PC3

La Guilde lance le “Réseau des Engagés” !

Le REG s’offre une soirée de lancement à ne pas manquer !

Un article de Laure Machon, chargée de mission VSI


Rencontre animée par Florence Treuil, journaliste et ancienne volontaire

18h30 : Accueil

Mot de bienvenue

Vincent Rattez, Président de La Guilde

Présentation du Réseau des Engagés de La Guilde 

Laure MACHON, Chargée de mission VSI

Pourquoi ce Réseau ? Comment l’utiliser et s’impliquer ?

Comment se préparer au départ, valoriser sa mission et réussir sa réinsertion sociale et professionnelle en échangeant entre volontaires ?

Easy : Pour la valorisation des « soft skills »

Vanessa GILLES, Coordinatrice Service Civique

Quelles  sont les 7 soft skills développées par les volontaires en mission ? Comment les volontaires peuvent-ils les développer et les valoriser avec les outils du projet Easy?

Mieux connaître ses propres compétences pour faciliter sa réinsertion professionnelle.

Table-ronde : Partage d’expériences de volontaires  

Intervenants :

Laura PEYRIN, actuellement en mission de VSI, Inde

Thuy BLAIS, récemment rentrée d’un VSI, Viet Nam

Camille CHAMPOUX, rentrée d’un SC, Viet Nam

Delphine HUGUES, DRH en temps partagé

Échange sur les attentes des volontaires et les moyens de s’impliquer dans le REG.

Avant, pendant ou après la mission, le partage d’expérience permet un meilleur accompagnement au départ et au retour. Le rôle du REG : permettre aux volontaires d’échanger entre pairs !

Conclusion :

Delphine HUGUES

Réussir sa réinsertion professionnelle en utilisant la technique de réseau.

20h : Lancement officiel du REG et ouverture du cocktail « Tour du Monde » !

Temps d’échanges festif

Inscription obligatoire sur : https://goo.gl/forms/pJnLgYYoehVZC6PC3

Parution de la revue Aventure «Volontariat international»

Dossier spécial : La valorisation du volontariat

Crédit : Savanah Sudre

Un article de Aurélie Colladon, coordinatrice VSI


Le nouveau numéro de la revue Aventure consacré au volontariat international vient de paraître.

Ce numéro vous propose de nombreux témoignages de volontaires partis sur le terrain grâce aux différents dispositifs proposés par La Guilde : le service civique, le volontariat d’initiation, le volontariat de solidarité internationale et les programmes européens de volontariat.

Vous y trouverez notamment un dossier spécial sur la valorisation du volontariat, la carte des volontaires de La Guilde dans le monde et différents récits, modes d’emploi et infographies.

De Phnom Penh à Quito, d’Abidjan à Jérusalem, partez à la découverte de ce que font les volontaires et les organisations partenaires de La Guilde partout dans le monde !

Retrouvez en cliquant ici ce numéro 151

Des missions de volontariat pour l’inclusion des jeunes à travers l’entreprenariat

Le VSI au service de l'intégration sociale et professionnelle

© LP4Y

Un article de Aurélie Colladon, coordinatrice VSI


La Guilde vient de signer un nouveau partenariat avec l’association Life Projet 4 Youth (LP4Y) pour l’envoi de VSI en Asie. En ce mois d’août, ce sont 9 premiers volontaires qui partent avec La Guilde aux Philippines, en Inde, en Indonésie et au Népal.

Rencontre avec Juliette Fazekas, de l’équipe de coordination de LP4Y.

Quand et comment LP4Y a-t-il été créé ?

LP4Y a été créé aux Philippines en 2009 par un groupe d’amis entrepreneurs voulant s’engager dans l’intégration professionnelle et sociale de jeunes issus de la grande pauvreté et victimes d’exclusions, après leur rencontre avec des associations philippines poursuivant la même mission. Le premier Life Project Center a ouvert à Manille. En 2013, des centres ont été ouverts au Vietnam, à Ho Chi Minh City, et en Indonésie, à Jakarta, puis en 2014, à Delhi, en Inde.

© LP4Y

Quel est le but de LP4Y ?

LP4Y s’est consacré à développer une pédagogie unique et reproductible, basée sur l’apprentissage par l’expérience et sur un état d’esprit positif d’entrepreneur. LP4Y installe ainsi des Life Project Centers près de zones de grande pauvreté pour donner aux jeunes l’espace dont ils ont besoin pour s’épanouir. Dans ces centres, les jeunes s’engagent à suivre le programme LP4Y, appelé le Professional Training for Entrepreneurs, pendant 9 à 12 mois.

Plus concrètement, quelles sont les actions menées par LP4Y ?

© LP4Y

Le modèle LP4Y a été répliqué avec succès dans différents contextes culturels et socio-économiques. LP4Y compte 44 programmes répartis dans 22 Life Projects Centers dans 5 pays (Inde, Philippines, Indonésie, Vietnam, Népal). Chaque programme s’articule autour d’un micro-business géré de A à Z par les jeunes avec des activités très variées (services à la communauté, production de produits alimentaires, artisanat, éco-construction…).

Depuis 2009, plus de 1 900 jeunes ont été accompagnés par LP4Y. En 2019, des nouveaux centres seront ouverts au Myanmar, au Sri Lanka et au Bangladesh.

Pourquoi avez-vous décidé de faire appel à des VSI ? De quelle manière vont-ils contribuer à vos projets ?

L’accompagnement de jeunes en situation de grande exclusion peut difficilement être considéré comme un « job ». L’implication demandée est difficilement compatible avec une vie « normale » et demande plutôt une certaine « vocation » limitée dans le temps. L’apport de cultures et de visions différentes –le changement de paradigme- est un élément déterminant de la pédagogie Life Project 4 Youth centrée sur les capacités de résilience des jeunes.

© LP4Y

Quel est le profil des volontaires que vous recherchez ?

Nous recherchons des volontaires ayant la communication facile, et capables de développer les projets qui leur sont confiés en fonction du planning et des objectifs définis avec l’équipe. L’ouverture d’esprit et le positivisme sont extrêmement importants chez LP4Y. Organisés et autonomes, les volontaires devront également être dynamiques, créatifs, aimer travailler en équipe et prendre contact avec de nouvelles personnes.

Quelles sont vos perspectives dans les pays d’envoi des VSI ?

© LP4Y

LP4Y propose des missions VSI de 13 mois renouvelables. Les missions commencent en février et août de chaque année. Une formation/passation de 4 semaines est proposée à l’arrivée sur le terrain.

Des missions VSI seront à pourvoir en février et août 2019 dans 8 pays : Inde, Philippines, Indonésie, Vietnam, Népal, Myanmar, Bangladesh et Sri Lanka.

Les prochains recrutements se feront en septembre 2018 pour février 2019.

De nouveaux projets sont en cours comme :

© LP4Y

  • le développement de centres dédiés à l’inclusion de jeunes mamans à Hanoï et à Manille
  • l’ouverture de 3 programmes de mobilisation par le sport dans les bidonvilles de Manille, Chennai et Jakarta
  • la création de Green Villages au Vietnam (delta du Mékong) et au Népal (Kathmandu)
  • le développement d’une offre d’e.learning LP4Y
  • la création du LP4Y Lab (incubateur de projets à impact fort pour l’inclusion de jeunes)

Quelques exemples de missions à pourvoir :

  • Coach/développement de projet [30 missions en 2019]
  • Chefs de projet [10 missions en 2019]
  • Pédagogie et entrepreneuriat
  • Partenariats et développement écosystème
  • Développement des activités micro-économiques
  • Finance, organisation
  • Communication et plaidoyer, mobilisation, fundraising
  • Constructions

Pour en savoir plus : https://www.lp4y.fr/

 

 

Marie-Caroline, volontaire épanouie professionnellement et humainement

VSI de La Guilde auprès du GIP « Yvelines coopération internationale et développement », au Togo et au Bénin

Un article de Laure Machon, chargée de mission VSI


Marie-Caroline POURCHET est VSI de La Guilde auprès du GIP « Yvelines coopération internationale et développement », au Togo et au Bénin. Après plusieurs années sur le terrain, elle revient pour nous sur sa mission.

Peux-tu nous présenter ton parcours avant ta mission de VSI ?  

Diplômée d’une école de commerce et d’un master en gestion de projet de développement, je suis partie au Togo la première fois en 2009 pour un camp chantier auprès d’une association togolaise. En 2012, j’y suis retournée pour conceptualiser un projet de développement pour mon association française ORA – Organisons des Récoltes pour l’Afrique. Après quoi, j’ai trouvé un emploi de gérante d’hôtel à Lomé de 2013 à 2014, qui me permettait de rester au Togo et rechercher les financements pour mon projet, que j’ai obtenus en 2016. C’est en mai 2014 que j’ai été contactée par France Volontaires pour une mission de VSI pour le Département des Yvelines.

Pourquoi as-tu choisi de t’engager en tant que VSI ?

Le statut de VSI est un tremplin professionnel pour un début de carrière, notamment dans les métiers du développement qui nécessitent des expériences terrain, très difficiles à acquérir en sortie de diplôme.

Peux-tu présenter le projet de coopération décentralisée entre le département des Yvelines et la mairie d’Aného et la préfecture de Blitta ?

Le département des Yvelines est très actif dans la solidarité internationale, notamment via un projet de coopération décentralisée historique entre le département des Yvelines et la mairie d’Aného.

Un premier projet de coopération décentralisée a vu le jour en 2007 avec la mairie d’Aného et la préfecture de Blitta.

Mission terrain de l’ambassadrice de l’Union Européenne; visite officielle chez le Roi d’Aného © M-C. Pourchet

De nombreuses études de faisabilité et d’études de terrain ont été menées de 2011 à 2012. A la suite de cette période d’identification des besoins, les premières activités concrètes ont commencé en 2011 et 2012, notamment un projet d’assainissement non collectif (déchets liquides) à Aného. Il consistait à mettre en place un service public de gestion des déchets liquides de la population, et un projet de développement agricole dans la Préfecture de Blitta. Par ailleurs, en 2011, les travaux du lycée d’enseignement technique et professionnel d’Aného ont débuté. Le lycée d’Aného accueille cette année sa 4ème promotion.

L’objectif de la présence du Département au Togo et dans les autres pays africains, à travers la coopération décentralisée, est avant tout d’accompagner les communes partenaires vers la décentralisation en renforçant leurs capacités institutionnelles et leur maitrise d’ouvrage de service publics.

Quelles sont tes missions ? Les points positifs, les points négatifs ?

J’ai commencé avec les Yvelines avec 5 projets à suivre, je suis la représentante des Yvelines au Togo et au Bénin.

Les points positifs de ma mission sont avant tout la richesse et la diversité des projets dont j’ai la charge. Par ailleurs, la liberté confiée par le Département des Yvelines quant à la réalisation de ma mission m’a permis de travailler en totale autonomie sur le terrain, tout en ayant un accompagnement très professionnel et pédagogue par le responsable de la coopération du Département des Yvelines. J’ai énormément appris professionnellement et humainement grâce à lui.

Je pourrai citer un seul point négatif de ma mission, bien que le terme négatif ne soit pas totalement approprié. Je parlerai alors de difficultés, en évoquant la collaboration avec les politiciens locaux, qui n’est pas toujours évidente en raison de l’importance de la hiérarchie localement. Etre l’intermédiaire entre le Département des Yvelines et ses partenaires, pour faire le suivi des projets, mais aussi pour faire passer des messages et faire accepter des changements, n’a pas toujours été une tâche facile. Cependant, cela m’a permis d’améliorer ma diplomatie principalement ainsi que ma patience, mise parfois à rude épreuve.

Comment s’est passée ton intégration sur place ?

Déjà sur place avant ma mission de VSI, j’avais une certaine connaissance de la culture locale, ce qui a été un avantage considérable pour débuter ma mission et me présenter aux partenaires en respectant les codes culturels. Les salutations sont des rituels très importants, ainsi que le respect de la hiérarchie : on ne parle qu’une fois qu’on nous a donné la parole !

Tu vis depuis plusieurs années au Togo, quelle vision en as-tu?

Le Togo est un pays extrêmement chaleureux et accueillant. J’y ai passé 9 ans de ma vie et j’y ai construit ma famille. Je quitte le Togo en ce mois de juillet avec un pincement au cœur énorme, tout en sachant bien que j’y reviendrai très rapidement.

C’est un pays paisible, en bord de mer, qui offre un cadre de vie on ne peut plus agréable. Sans parler de la gentillesse des Togolais, qui est sûrement le premier facteur de beauté de ce pays.

Cependant, c’est un pays qui a encore un grand retard en terme de développement notamment en raison de la faiblesse de son administration, peu équipée, peu formée et trop prisonnière d’un gouvernement qui tient les reines et limite parfois certaines avancées.

Journée mondiale de l’environnement (Marie-Caroline plante un arbre dans le Mono au Bénin) © M-C. Pourchet

Quel bilan personnel et professionnel tires-tu de cette mission ?

Mon bilan professionnel est très riche car j’ai acquis énormément de connaissances en termes de gestion de projet, de gestion administrative et financière. J’ai eu beaucoup de responsabilités en tant que contact direct avec l’Union Européenne, les ministères, et les différents partenaires que mon poste de représentante impliquait. J’ai eu l’occasion de gérer des budgets de plus d’un million d’euros, ce qui n’est pas négligeable pour une première expérience professionnelle.

Quant à mon bilan personnel, il ne peut être que positif. Neuf années au Togo, des expériences en tout genre, des rencontres inoubliables, des déceptions, des bonheurs, la construction d’une vie de famille. Je finis ma mission en tant que femme épanouie personnellement et professionnellement. En espérant que ce soit le commencement d’un avenir aussi riche que ces neuf dernières années.

Des conseils pour les futurs volontaires ? 

Foncez ! N’ayez peur de rien, car vous êtes trop jeunes pour cela. Saisissez toute opportunité de voyage et de découverte ! La vie serait trop triste sans cela…

Un mot pour ceux qui se préparent à partir : BRAVO !

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