• Microprojets

Potager flottant en jacinthe d'eau

Le projet de potagers flottants en jacinthe d’eau a pour vocation d’aider les villageois isolés du lac Tonle Sap à assurer leur sécurité alimentaire et améliorer leurs conditions sanitaires et socio-économiques, tout en contribuant à la préservation de leur environnement. Le village de Prek Toal se situe sur le lac Tonle Sap, reconnu Réserve de Biosphère par l’UNESCO en 1997. Avec peu de sources de revenus et un coût de la vie de plus en plus élevé en raison notamment de la dégradation de l’écosystème du Tonlé Sap (dérèglements climatiques, construction de barrages sur le Mékong, surpêche, …), les familles les plus pauvres ne parviennent plus à subvenir à leurs besoins. Les fruits et les légumes acheminés depuis la terre ferme étant trop onéreux, de nombreuses familles se nourrissent essentiellement de riz et de poissons, créant ainsi de fortes carences nutritionnelles. En réponse à ces enjeux, le projet vise à concevoir un potager témoin qui permette de répliquer et d’expérimenter les techniques de permaculture aquacoles ayant déjà fait leurs preuves dans des environnements similaires, notamment dans les zones inondables du Bangladesh. La structure sera composée d’un large espace de 40m2 dédiée à la culture sur jacinthe d’eau. Cette plante aquatique invasive est abondante sur le lac Tonle Sap, et son efficacité en tant que substrat agricole a été maintes fois démontrée (les rendements sont estimés 7 à 10 fois supérieurs par mètre carré sur un potager flottant en jacinthe d’eau comparé à une production sur terre agricole). Le potager proposera également un espace collaboratif pour faciliter les échanges et les formations, des filets et persiennes pour protéger les cultures de la pluie ou du soleil, des coursives autour des potagers pour offrir de meilleures conditions de travail et des panneaux pédagogiques sur le fonctionnement du potager. Un espace de culture de petite taille serait réservé à des ateliers pédagogiques pour les enfants participant aux cours d’éducation à l’environnement, afin de les sensibiliser à la permaculture et la diversification alimentaire. Ce projet pilote permettrait d’expérimenter la culture d’une variété de plantes, fruits et légumes. Via la distribution et la vente des récoltes, de l’engrais issu du compostage et des semences, le projet a vocation à être économiquement viable au bout de quelques années. L’évaluation des résultats permettrait de déterminer des projections économiques solides pour déploiement à échelle familiale et réplication dans les villages alentour. Le potager pilote sera intégré au complexe de structures existantes d’Osmose (plateforme d’éducation à l’environnement, atelier de tissage en jacinthe d’eau et restaurant communautaire). Cette structure serait ainsi pleinement intégrée au projet global d’Osmose ; elle sera gérée par un membre de la coopérative locale CBET (Community Based Eco-Tourism) initiée et accompagnée par Osmose. L’élaboration d’un compostage permettrait de mutualiser les déchets issus du potager, du restaurant et du tissage de la jacinthe d’eau, afin de les valoriser en engrais organiques. Les végétaux produits pourront être cuisinés dans le restaurant communautaire, favorisant ainsi l’économie circulaire et la consommation biologique locale. De plus, la structure permettra de concevoir de nouvelles thématiques d’éducation à l’environnement en direction des enfants, en proposant des ateliers pédagogiques sur le potager. En parallèle du projet implanté par Osmose, des potagers familaux pilotes basés sur la même techbique sont testés dans le village. Ce projet est actuellement porté par l’Asian Biodiversity Conservation Trust. Des actions passerelles entre de ces deux projets sont prévues une fois le potager communautaire mis en place. D’un point de vue environnemental, les potagers permettent de plus de valoriser la jacinthe d’eau, plante exotique envahissante devenue une plaie écoologique majeure pour l’écosystème du Tonle Sap, tout en promouvant une agriculture locale et durable, exempte d’intrants chimiques. La production de semences paysannes, distribuées ensuite aux villageois, permettrait de promouvoir les variétés de fruits et légumes traditionnels du Cambodge, tout en renforçant encore l’autonomie alimentaire des villageois. Enfn, permettre aux villages lacustres de produire des aliments sains et locaux, et réduire leur dépendance à la pêche participe également à la résilience aux changements climatiques.

Gardez le contact avec la Guilde

Pour aller plus loin ensemble, nos petits cailloux numériques au bord du chemin. 


et suivez-nous sur les réseaux

Revivre l’épopée de la guilde

Pour éclairer la piste à la lueur des héritages, quelques dates qui scellent des moments valeureux.