Les outils d’aide à la préparation

Comment se préparer avant le départ ?

I- POURQUOI SE FORMER ?

1/ L’IMMERSION CULTURELLE : UNE AVENTURE EN SOI !

Partir loin de chez soi, à la découverte d’une autre culture est une aventure, quelques soient les activités effectuées sur place. Pour profiter totalement de ce dépaysement, mieux vaut être informé de certains aspects du pays.

L’interculturalité

=> Le conseil à retenir : Pour éviter tout malentendu une fois sur place, informez-vous sur la culture, les mœurs et les habitudes du pays qui vous accueil.

Certains sujets doivent tout particulièrement attirer votre attention :

– La politique
S’intéresser à la politique du pays est une chose essentielle et représentera bien souvent une marque de respect pour vos hôtes. On découvre que dans certains pays, mieux vaut ne pas parler publiquement de ces opinions politiques… On apprend le nom du Président et son affiliation politique, choses si simple mais parfois si importante…

– La ou les religions principale(s) du pays
La religion rythme parfois la vie des populations qui vont vous entourer. Commencer donc dès maintenant à vous y intéresser !

– Le statut de la femme dans le pays
Surtout si vous êtes une fille car cela vous donnera des clefs de compréhension sur l’attitude de la population à votre égard et sur la façon de vous adapter.

– Les habitudes vestimentaires
Que mettre dans sa valise ? les vêtements que vous emmènerez avec vous dépendront sûrement de ce que vous lisez sur les habitudes vestimentaires au sein du pays.

– Les interdits ou les tabous
Certains tabous peuvent nous surprendre. Ainsi, sans pour autant être malintentionné, un comportement peut parfois choquer. Qui aurait pensé que, dans certains pays, siffler peut être signe de malchance ou que toucher la tête d’un enfant peut lui amener le mauvais œil ? Attention pour les fumeuses : dans les pays musulmans, une femme qui fume en public est extrêmement mal vue. Abstenez-vous pendant un mois ou alors faites-le le plus discrètement possible.

– La politesse
Les signes de politesse varient d’un pays à l’autre. Vous en découvrez sur place, mais vous pouvez aussi vous y intéressez dès maintenant

2/ UNE AVENTURE UTILE : QU’EST CE QUE CELA SIGNIFIE ?

Il est important de vous renseigner sur les différences qui existent entre des notions telles que « Humanitaire », « Développement », « Solidarité Internationale ». Il est également important de réfléchir à vos motivations : qu’attendez vous de votre mission ? Pourquoi partir ? Qu’est ce qu’être « utile » ?

Beaucoup de jeunes qui partent en mission courte ont à l’esprit la notion de mission « humanitaire ». Or une mission humanitaire se fait dans un certain cadre : celui de l’urgence suite à des problématiques liées à la guerre, famine, catastrophes naturelles, déplacement de population impliquant de ce fait l’intervention de professionnels de différents secteurs.
En tant que bénévoles, vous allez vivre une mission de « solidarité internationale ». Il s’agit ici de prendre en compte la réalité des inégalités, d’en comprendre les causes et d’agir pour les combattre. Cela s’applique à ceux qui sont au-delà de « chez nous », au-delà de nos frontières. C’est un partage de peuple à peuple, de société à société. La solidarité Internationale permet un échange, qu’il soit culturel, éducatif ou professionnel. C’est une rencontre, une confrontation et un partage d’opinions et de cultures. Garder bien à l’esprit que vous n’êtes pas là pour changer le cours de la vie des populations rencontrées !

3/ ET MA MISSION ?

Se renseigner sur les missions passées permet :
– de mieux comprendre les enjeux de la mission
– d’être au courant des points positifs et négatifs des missions passées
– d’être plus efficace dans la préparation de la mission
– d’être plus efficace sur place

=> Le conseil à retenir : établir un lien avec les membres des missions passées (année précédente, mais aussi mois précédent si 2 missions se suivent au même endroit la même année.)


II – LES OUTILS DE FORMATION PROPOSÉS PAR LA GUILDE

1/ PARTICIPEZ À LA JOURNÉE DE FORMATION !

Objectifs de cette journée :
– Vous rencontrer et nous assurer de vos motivations.
– Vous permettre de retrouver les membres de votre mission et votre référent.
– Vous présenter l’association, nos partenaires locaux et nos missions
– Répondre à toutes vos questions pratiques
– Vous sensibiliser aux problématiques des Pays En Développement (PED)
– Vous projeter dans la culture et le contexte de votre mission
– Vous préparer au mieux à votre mission… et bien vous faire prendre conscience de votre implication

La santé avant, pendant et après la mission

2/  TOURNEZ VOUS VERS VOTRE RÉFÉRENT DE MISSION !

Vous trouverez les coordonnées sur votre fiche de mission (à l’exception des nouvelles missions). Il ou elle est partie dans votre mission en 2015 et saura répondre à vos questions.

Néanmoins, n’abusez pas de son temps libre… Recherchez d’abord par vous même toutes les infos pratiques (nous vous aidons déjà via le forum et le site…), et lisez bien le rapport de la mission passée AVANT de poser des questions à votre référent.


III – A VOUS DE JOUER !

1/ SURFEZ SUR LE WEB !

Plusieurs sites pourrons aussi vous aider à bien vous préparer avant de partir.

2/ DOCUMENTEZ VOUS !

Faire des dons de matériel lors d’un départ en mission n’est pas un acte sans conséquence. Le don est porteur de maux tels que la “concurrence au marché local”, “la dépendance des populations des PED vis-à-vis de l’aide internationale”, “l’encouragement et le renforcement de la corruption”…

Il faut donc faire attention avant de prévoir toute forme d’apport strictement matériel. Pour en savoir plus, lisez attentivement ce document ci-joint « Le don dans la Solidarité Internationale » :

Les effets néfaste du don dans la solidarité internationale

“La première idée venant à l’esprit des personnes voulant s’engager dans la solidarité internationale est très souvent d’apporter des médicaments et des livres sur le terrain. Mais attention danger !

Les deux sujets sont à prendre avec grande précaution et ont souvent des effets pervers. Il faut, dès la conception du projet, s’informer auprès d’organismes compétents, tels que ReMeD qui mène des campagnes de sensibilisation sur le sujet.” Téléchargez ce document ci-contre « Le don de médicaments et de livres » :

Don de médicaments et de livres

« À travers des projets, de l’action de terrain concrète, les choses peuvent avancer… Mais ne te sentirais-tu pas frustré si après deux ans au sein d’une ONG, ton projet n’ait pas amené une seule chose matérialisable (un pont, une bibliothèque ou un dispensaire par exemple) ?

Il n’y aurait donc rien à pointer du doigt pour dire : « ça c’est moi qui l’ai fait ! ». Lisez le suite : Action de solidarité non matérialisable

> Le conseil à retenir : Éviter de vous lancer trop vite dans une collecte, lisez avant tout ces documents