« Vagabondages » en Equateur – de 0 degré C° à 0 degré latitude

Des nouvelles des "Vagabonds", volontaires de La Guilde, de retour d'Equateur

Un article de Paola BENETON


Familiers des missions d’exploration à la voile sous les latitudes septentrionales à bord de Vagabond, Eric Brossier et France Pinczon du Sel ont posé le pied sur la terre ferme le temps d’une mission de volontariat de La Guilde comme EUAid Volunteers en Equateur sur un programme de sensibilisation des populations aux risques sismiques et volcaniques. Eric a travaillé comme Disaster Risk Management and Resilience Expert – seismic and volcanic risks; France comme Community Awareness raising on seismic and volcanic risks. Un dépaysement total pour ces vagabonds sentinelles.

Parole à France…

« Certains nous demandent pourquoi nous sommes allé nous décongeler aux antipodes de notre vie habituelle ! En effet, la chaleur de l’Amazonie à un heure de la ville d’Ambato où nous avons vécu, l’altitude des Andes, l’éloignement de la mer… quel contraste avec notre vie dans l’Arctique !

Géographiquement il n’y a pas plus opposé que le parallèle 0 de l’Equateur et les 80° nord qui nous accueillent depuis près de 20 ans, pas plus opposé que le cycle diurne en continuel renouvellement dans l’Arctique et la trajectoire immuable du soleil au dessus de l’Equateur.

Nous avons quitté Vagabond, notre voilier polaire, pour une parenthèse d’un an et demi en Equateur en tant que volontaires européens envoyés par La Guilde. Avec l’objectif de nous rendre utiles d’une manière plus concrète encore que dans l’Arctique.

En effet, avant d’apprendre à sensibiliser une population andine aux risques sismiques et volcaniques qui les entourent, objet de notre volontariat, nous vivions au service de scientifiques et auprès de communautés inuites.

En Equateur, Eric tutoyait volcans, volcanologues et sismologues, je transmettais avec une méthodologie artistique ses connaissances dans les écoles, ou en montant une exposition. Léonie (12 ans) et Aurore (9 ans) en ont profité pour dépasser le niveau d’espagnol de leurs parents, en fréquentant l’ école voisine et autres activités de leurs goûts.
Puis c’est sportivement que nous avons clôturé notre mission en pédalant en famille pour Cinécyclo, projetant dans de petites communautés des documentaires, dont certains de sensibilisation aux risques naturels.

Bref, en Equateur comme dans l’Arctique, nous restons « passeurs ».

Dès ce mois d’avril nous repartons pour une mission de 18 mois sur les côtes groenlandaises puis canadiennes. Son objectif principal : plonger et collecter des échantillons de coralline, une algue contenant des informations sur le passé de la banquise, afin de recueillir des données sur l’évolution de la banquise, et donc du climat, au cours du dernier millénaire. Des données de qualité pour améliorer les prévisions climatiques.

Passeurs, et toujours prêts pour l’aventure ! »

France Pinczon du Sel

www.vagabond.fr