Du Service Civique au Volontariat de Solidarité Internationale


Un témoignage de Barbara VIGNOLLE
Volontaire de Solidarité Internationale pour blueEnergy


Après un Service Civique International pour blueEnergy, Barbara VIGNOLLE nous explique pourquoi elle a décidé de rester sur le terrain une année supplémentaire et en direct du Nicaragua.

Tu as passé 12 mois en Service Civique International au Nicaragua pour l’association blueEnergy France, comment t’es-tu retrouvée là bas ?

« Cela faisait un moment que je ressentais la volonté de partir à l’étranger, je ne savais pas encore comment ni dans quel cadre ; alors comme beaucoup, j’ai commencé à éplucher les annonces sur le site internet de Coordination Sud.

Finalement, c’est le contact humain qui a payé. Au Salon des Solidarités, Porte de Versailles, la rencontre avec Pauline de blueEnergy France a été décisive. Une série d’entretiens a suivi cette rencontre. J’ai été sélectionnée pour partir au Nicaragua en Service Civique International.

Le statut de VSI est vraiment souhaitable, et quand blueEnergy m’a proposé un Service Civique à l’international en réalité je cherchais un VSI, je connaissais le statut et ses garanties, mais le projet était trop intéressant pour passer à côté ! »

 

Quelle était ta mission pour blueEnergy et pourquoi continuer ?

« Il m’a été donné de contribuer à la gestion et au développement de projets d’eau et d’assainissement au Nicaragua, un an passe vite. Nous avons le temps de mettre en place certaines choses mais le temps d’adaptation est long ; je me sens plus opérationnelle et impliquée localement après un an de présence sur le terrain. Ce qui est normal.

J’ai souhaité continuer car les projets sur lesquels je travaille sont interconnectés et formulés dans le cadre d’une Initiative « Familles et Communautés Préparées au Changement Climatique », pensée par blueEnergy pour être implémentée sur le long terme. Les projets intègrent une véritable dimension sociale et une réflexion profonde sur l’implication, la participation et le transfert de compétences aux populations locales. C’est ce qui fait sens pour moi, poursuivre la mission dans ce contexte est idéal.

Je souhaite également rester car je n’ai pas eu suffisamment le temps de partager certaines de mes compétences avec les personnes locales. C’est mon objectif personnel pour cette nouvelle année de mission ! »

Si je comprends bien, ce qui t’intéresse est de t’appuyer sur des compétences techniques pour développer l’accès aux services essentiels en impliquant les populations locales ?

« J’ai une formation d’ingénieur généraliste dans le domaine de la gestion de l’eau et des déchets, et m’impliquer dans des projets de développement du secteur, tout en contribuant à résoudre des problématiques sociales, est pour moi très enrichissant. J’apprends tous les jours, notamment sur la thématique de la gouvernance locale de l’eau.

Mes compétences techniques m’ont beaucoup servi cette première année, il me faut désormais approfondir ma compréhension de certains aspects sociaux. En effet, j’ai déjà pu me rendre compte combien et comment les facteurs sociaux, culturels et politiques peuvent impacter la réussite d’un projet environnemental et leur appropriation par les populations locales, mais ce n’est pas toujours facile d’en comprendre toutes les facettes, surtout dans le contexte sociétal et historique complexe de la côte caraïbe du Nicaragua. L’organisation sociale repose sur des communautés différentes, dont les subtilités sont nombreuses. Le contexte multiculturel de la côte caraïbe du Nicaragua est passionnant, le panel interethnique est très riche.

J’ai pu passer pas mal de temps sur le terrain à la rencontre des habitants et découvrir ces aspects au travers des ateliers et des diagnostics que nous avons réalisés l’an dernier, mais on n’a jamais fini de creuser la thématique de l’adaptation au changement climatique et de l’interrelation des sociétés à leur environnement et à leurs ressources naturelles.»