PORTRAIT D’UNE EU AID VOLUNTEER : Rita P.


Un témoignage de Rita
Une EU Aid Volunteer portugaise en Equateur.


Rita, 39 ans, Portugaise
Profession : géophysicienne et anthropologue.

Je m’appelle Rita et je suis portugaise. Je suis géophysicienne et anthropologue. Ces 12 dernières années, j’ai travaillé dans la recherche sur les risques de catastrophes naturelles. J’ai orienté mon travail de recherches sur deux axes : l’aspect technique et l’aspect social. J’ai, par exemple, aidé à créer un système d’alerte précoce pour les glissements de terrains sur l’île de Madère, et ai modelé des inondations du Tage au Portugal. J’ai également fait des recherches sur l’impact social des inondations et des sécheresses en Amazonie, au Brésil, et j’ai étudié les communautés rurales du pays pour en apprendre plus sur leur perception des risques.

En tout, j’ai vécu et habité dans l’Amazonie brésilienne pendant 5 ans. Ma première expérience en tant que volontaire à l’étranger s’est déroulée entre 2002 et 2003, également dans le cadre d’un programme européen : le Service Volontaire Européen. J’ai vécu pendant un an avec la tribu indigène des Tembé-Tenetehara des territoires indigènes de Alto do Rio Guama, dans l’Etat brésilien de Para. Au-delà de ma participation aux activités quotidiennes du village (culture, notamment du manioc, pêche etc.) et des événements traditionnels, j’avais aussi comme rôle d’apporter mon aide aux activités scolaires, d’élaborer et de manager plusieurs projets et d’organiser le premier « Meeting des femmes indigènes de Para ».

Plus récemment, je travaillais pour l’organisation UN-HABITAT à Barcelone, au sein du « City Resilience Profiling Programme ». J’ai aidé à développer un outil pour définir le type de profil de résilience de la ville, en évaluant le « profil résilient » de plusieurs villes du monde et en prenant en compte les risques naturels et anthropiques.

Sur le projet EU Aid Volunteers, mon rôle est de faire le lien entre l’équipe de volontaires et les aspects plus scientifiques et techniques. Parmi d’autres tâches, je suis là pour « traduire » les données scientifiques pour qu’elles puissent être utilisées par l’équipe lors de leurs sessions de sensibilisation des communautés. Je suis également responsable de l’évaluation des vulnérabilités des communautés équatoriennes face aux risques naturels. Ce projet est une opportunité unique pour moi de revenir en Amérique du Sud d’une part, et de rencontrer une nouvelle réalité d’autre part. Il me permet d’être à nouveau une volontaire européenne et de mettre en pratique mes compétences interdisciplinaires. Je crois sincèrement à l’interdisciplinarité, surtout lorsqu’elle est utilisée dans la réduction des risques, où les aspects sociaux et scientifiques doivent être appréhendés pour développer des stratégies de prévention des risques. Ce projet est la possibilité d’aller plus loin que des recherches uniquement théoriques et d’essayer de faire la différence d’une manière plus concrète et matérielle. De plus, c’est également l’opportunité de connaitre l’Equateur, qui est un pays passionnant.  Je trouve en effet que ce pays est intéressant tant d’un point de vue géophysique que d’un point de vue culturel, réunissant à lui tout seul de nombreux risques de catastrophes naturelles, tels que la présence de volcans, des tremblements de terre, des glissements de terrain, des inondations et des tsunamis.