La Patagonie à cheval !


Un témoignage de Capucine LELIEVRE, Charlotte SIMSAR et Charlotte VANDEPUTTE
Lauréates 2015 des Bourses Aventure Labalette


Pour la première fois depuis 1 mois nous avons un accès à un ordinateur, j’en profite donc pour donner des nouvelles.

Toute l’équipe va bien, chevaux, chien et cavalières. Nous avançons lentement, mais sûrement, au gré des rencontres et du rythme des chevaux ! Nous sommes en ce moment à Alto Rio Senguer, village patagon de 3 000 habitants, l’un des plus grands de la zone !

Notre vie de nomade continue à travers les fabuleux paysages de la Patagonie. Pour nous, le mois de janvier est synonyme de l’été, soleil, taons, steppe, et toujours plus de péripéties !
Début janvier, nous avons poursuivi notre périple le long de la Cordillère avec le passage d’un col enneigé où deux grands condors nous y attendaient. C’était superbe ! Cette journée fut un nouveau record pour nous : plus de 9 h en selle !
Nous sommes toujours accueillies les bras ouverts dans les puestos et estancias de la région. Les gens sont absolument adorables, nous n’en revenons pas !! Quand nous arrivons dans une estancia, ils nous mettent à disposition maison privée avec viande dans le frigo, boissons fraiches… Dans les endroits assez reculés, certains n’ont vu personne depuis plusieurs semaines et nous appellent quand ils nous voient passer de loin ! Ils vont alors tuer un mouton qu’ils mettent ensuite sur le feu pour le dîner, et nous cuisinent toutes sortes de bonnes choses à mettre dans les caisses du cheval de bat pour le voyage !

Jusqu ici nous avons eu de la chance car nous avons longé la Cordillère des Andes au plus près, ce qui nous assurait d’avoir de l’eau et de la bonne herbe pour les chevaux. Maintenant, la partie la plus difficile commence, à travers la steppe aride et balayée par les fameuses rafales de vent. Nous avons dû modifier notre itinéraire. Nous n’allons plus à El Calafate, mais à Los Antiguos, sinon nous aurions eu 1 mois de désert et il aurait fallu racheter un autre cheval de bat pour avoir suffisamment de provisions. Nos prédécesseurs-voyageurs à cheval mettaient généralement leurs chevaux dans un camion pour passer cette zone désertique, mais nous préférons ne pas utiliser de moyens motorisés et donc de raccourcir notre itinéraire. Cela nous permet aussi de mieux profiter des rencontres au fur et à mesure du voyage et d’avoir le temps de parler : nous sommes très souvent arrêtées par les locaux sur la route, qui s’intéressent au projet et nous invitent à prendre le traditionnel « maté ». »

A bientôt,

Hasta Luego !

Plus d’infos : http://www.hoofprintsofpatagonia.org