Léa Coulais, en Service Civique au Cambodge pour Passerelles Numériques


Un témoignage de Léa Coulais


Cela fait déjà 6 mois que j’ai posé mes valises à Phnom Penh au Cambodge en tant que soutien communication au sein de l’ONG Passerelles numériques (P.N)...

Après des études en communication et une expérience de bénévolat notamment en Inde, dans l’orphelinat Florence Home Fondation et en Angleterre, dans la communauté Emmaüs Brighton & Hove, c’est naturellement que j’ai postulé pour un Service Civique à l’international. Je souhaitais à nouveau partir pour une mission à l’étranger car j’adore découvrir de nouveaux pays mais aussi pour des raisons professionnelles puisque j’étais et je reste dans l’esprit de développer et acquérir certaines compétences tout en m’investissant dans un projet porteur de sens. L’Inde ne m’avait pas laissé indifférente alors pourquoi de pas retenter l’expérience en Asie ?

Phnom Penh, capitale du Cambodge est pour moi un joyeux “bordel”, une circulation anarchique pourtant entourée de personnes discrètes pour la plupart en quête de quiétude, de méditation et de yoga. Ce pays est à la fois fascinant et déconcertant. Un jour tu l’adores et puis quelquefois un peu moins. Un charme qui ne laisse pas indifférent…. Au delà du voyage historique, de par son passé douloureux du aux Khmers Rouges, il y a d’autres choses qui marquent : les gens, les scènes insolites…

Ainsi, un volontariat comme celui-ci me permet de faire une vraie coupure avec la France, mon pays d’origine, de réfléchir sur moi même, d’apprendre des autres mais aussi de mes envies et de ce que j’ai réellement envie de faire dans la vie…J’effectue mon Service Civique à P.N, une ONG qui a pour mission d’aider les jeunes défavorisés à accéder à des formations dans le secteur du numérique. Je suis en charge d’aider et d’assister le département Communication sur différents projets, notamment, l’organisation de la cérémonie des diplômes, l’animation des réseaux sociaux, le lancement du journal étudiant…Après avoir trouvé un emploi qualifié, les anciens étudiants reversent une partie de leur salaire à leur frères et soeurs, ce qui leur permet à leur tour d’aller à l’école eux aussi.

Chaque jour, je croise les étudiants entre deux couloirs et j’admire leur courage, leur motivation et leur envie de réussir. Cette mission au final est une ouverture, une rencontre sur des valeurs communes au travers desquelles eux et moi nous nous rejoignons et évoluons, malgré notre différence culturelle.