Caroline, VSI en Guinée avec l’Organisation PanAfricaine de Lutte pour la Santé (OPALS)


Un témoignage de Caroline MIATTO
VSI en Guinée avec l'Organisation PanAfricaine de Lutte pour la Santé (OPALS)


Pour moi, le volontariat c'est d'abord l'opportunité d'accéder à des postes que l'on décrocherait difficilement en France.

Présentation de Caroline en quelques mots. Son parcours.

Enjouée. Dynamique. Fonceuse. 3 adjectifs qui représentent plutôt bien le caractère de Caroline.

Caroline est arrivée en Guinée début janvier 2017. Le VSI n’est pas une nouveauté pour elle. Avant de poser ses valises dans ce pays communément appelé « le Château d’eau de l’Afrique de l’Ouest », Caroline vivait l’expérience de son premier volontariat au Tchad (de septembre 2014 à septembre 2016), un pays bien différent de celui qui vient de l’adopter. « La vie en Guinée est totalement différente de celle du Tchad. Elle semble plus douce, plus paisible. Le climat est moins rude et le pays offre plus de possibilités de découverte et d’évasion qu’au Tchad, classé orange et rouge pas le MAEDI »

Caroline n’est pas une jeune volontaire à la recherche de sa première expérience professionnelle. Avant de partir au Tchad, elle a travaillé pendant 2 ans en tant que chargée de mission au Conseil Général de l’Isère, à Grenoble. C’est après un profond désir d’aventure, de retour à l’essentiel et d’utilité professionnelle qu’elle a décidé de tout quitter pour partir en volontariat. « Je voulais partir travailler en Afrique. Mais je ne savais pas par quel moyen. Je n’ai pas fait d’études en développement international ou en action humanitaire. A l’époque, mon dada c’était la communication ! Après quelques mois de recherche, j’ai découvert le volontariat. La DCC m’a donné ma chance. J’ai donc quitté ma jolie vie confortable et je suis partie ».

Sa vision du volontariat

 » Pour moi, le volontariat c’est d’abord l’opportunité d’accéder à des postes que l’on décrocherait difficilement en France. Au Tchad, j’ai été responsable pays pour une école d’ingénieur. En Guinée, je suis coordinatrice pour une ONG spécialisée dans la santé maternelle et infantile. Le volontariat permet d’avoir accès à un niveau de responsabilités pour lequel il faudrait des années d’expérience en France avant de l’atteindre ». Mais pour la jeune femme, le volontariat ne se résume pas qu’à ça. « Au delà de l’expérience professionnelle, le volontariat est un état d’esprit dans lequel j’aime m’identifier. Il fait naître une réelle envie, voire un besoin, de solidarité, de partage, de découvertes et de rencontres. »

C’est pour ces raisons que Caroline a décidé de re-signer pour 2 nouvelles années de volontariat avec la Guilde et son partenaire OPALS.

Sa mission

Caroline est aujourd’hui coordinatrice pays pour l’ONG OPALS (Organisation PanAfricaine de Lutte pour la Santé). Sa mission principale consiste à s’assurer que le programme d’amélioration de la santé maternelle et infantile en Guinée de l’ONG puisse atteindre ses objectifs et les résultats attendus à l’horizon 2019. « Le plus difficile dans cette mission est la partie management. Ce n’est pas facile d’arriver comme un cheveu sur la soupe, sans connaissance du programme, du pays, et de coordonner une équipe locale déjà en place depuis plusieurs années« .

Ses premières impressions

 » Pour l’instant j’ai l’impression de vivre à 100 à l’heure. Tout est intense et nouveau. Le travail est très prenant et il y a beaucoup d’éléments à assimiler. Passer de l’enseignement supérieur à la santé n’est pas une mince affaire mais cette mission est passionnante et stimulante intellectuellement. Il y a beaucoup à apprendre. Un vrai challenge! «