Madagascar : lutter pour le respect des droits des mineurs en détention

Yann Tudal est VSI Guilde à Antananarivo, la capitale de Madagascar, pour Grandir Dignement depuis 2016.

Un article de #Volontariat de Solidarité Internationale


La Guilde a effectué une mission, en septembre 2017, à Madagascar à la rencontre de ses volontaires sur le terrain. Elle y a rencontré Yann Tudal, VSI Guilde et responsable juridique et plaidoyer pour Grandir Dignement.

250 jeunes âgés de 9 à 18 ans sont détenus à Madagascar

A Madagascar, 850 mineurs sont en détention soit 3 à 4% de la population carcérale. 80% sont des mineurs en détention préventive. Et une séparation non effective est faite entre les mineurs et les majeurs. C’est pour cette raison que l’association s’est créée.

Créée en 2008 par un couple d’éducateurs spécialisés français, Grandir Dignement lutte pour le respect des droits des mineurs en détention à Madagascar et agit auprès de 250 jeunes âgés de 9 à 18 ans. Elle collabore avec l’Etat malgache et intervient quotidiennement dans quatre établissements pénitentiaires sur les régions d’Antananarivo et Diego-Suarez. Leurs actions :

– une aide alimentaire pour compléter les rations quotidiennes

– un service d’insertion en milieu ouvert : préparation des jeunes détenus à la sortie et accompagnement pendant 6 mois.

– l’assurance d’un avocat pour chaque jeune justiciable (avec l’UNICEF).

Leur action a aussi lieu en dehors des prisons. L’association développe un programme de plaidoyer pour améliorer les conditions de vie des mineurs en détention. Elle plaide pour une séparation carcérale entre mineurs et majeurs et de meilleures conditions alimentaires.

Aujourd’hui, une loi a été actée limitant à 6 mois la durée maximale de détention en préventive pour délit et 33 mois pour homicide et des mesures alternatives à la prison comme la liberté surveillée ont été mises en place.

Un spécialiste du droit international

Yann est arrivé en février 2016. Avec sa formation en Droit international et humanitaire, Yann connaît bien les lois internationales. Avant son départ, il a rencontré le fondateur de Grandir Dignement en France. Il a pu prendre ses fonctions après s’être plongé dans le droit et la langue malgache,

Il travaille aujourd’hui avec le Ministère de la justice et les directeurs pénitentiaires. L’objectif : proposer des solutions d’insertion ou de liberté surveillée et animer des ateliers avec les acteurs terrains.

Il met en place et coordonne les activités éducatives et de formations professionnelles, fait de la sensibilisation et du renforcement de compétences auprès des acteurs locaux et de l’administration pénitentiaire.