L’édito de la lettre d’avril



Un article de Vincent Rattez


Lire la lettre dans son intégralité : L’action, mère de la solidarité

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Parmi les 600 volontaires de la Guilde engagés sur de multiples terrain d’actions début 2020, 24% sont rentrés en France entre mars et avril. Soit que leur fin de mission prochaine demandait un retour avant la suspension des liaisons aériennes, soit par impossibilité de renouveler leur visa dans un contexte de fermeture des frontières, soit encore par arrêt des programmes dans lesquels ces volontaires agissaient. Ces retours sont souvent difficiles, certains sont rentrés bien malgré eux, déçus et, parfois, avec un sentiment de culpabilité. La frustration est aussi un apprentissage, que nous nous efforçons d’accompagner.

Ceux qui sont rentrés comme ceux qui sont restés – plus de 400 – ont tout notre soutien pour pouvoir persévérer dans l’action. Celle-ci est un remède moral et une réaction de vie face à l’endormissement collectif auquel la pandémie voudrait nous contraindre.

Ainsi, le pôle Microprojets de la Guilde se mobilise-t-il contre le coronavirus, en collectant très rapidement les besoins des porteurs de projets, en Afrique principalement, pour aider de nombreuses communautés à tenir bon face à la pandémie, et plus encore à l’effondrement économique qui est en train de l’accompagner. Nous espérons soutenir plusieurs dizaines de microprojets au cœur des quartiers et des villages d’Afrique ; à la fois contre le Covid-19, mais aussi contre ce que les Africains appellent le « frigovid–20 ». Un trait d’humour qui est parfois la noblesse du désespoir.

Vincent RATTEZ
Délégué Général


Les lettres de l’année :
Avril 2020 – L’action, mère de la solidarité
Mars 2020 – Panser un monde confiné
Février 2020 – S’engager malgré tout
Janvier 2020 – 2020, année du lien