Une expédition en compagnie des peuples de la Vallée de l’Omo

20 ans après un coup de pouce décisif de La Guilde !

Un article de Bastien Lagatta, anthropologue, créateur d’un voyage solidaire en Éthiopie


 

Aventure et Solidarité… Deux mots fondateurs, qui ont toujours raisonné de façon conjointe, qui ont guidé mes choix et façonné mon parcours d’Homme. C’est une vision du monde, un état d’esprit, des valeurs.

A 21 ans, alors jeune musicien curieux du monde et de ses peuples, des envies d’évasion et épris d’ailleurs lointains, je deviens lauréat d’une Bourse de l’Aventure de la Guilde pour un projet de rencontre avec les musiciens nomades du désert du Thar au Rajasthan, au cœur d’une Inde ancestrale.

Une étape déterminante pour moi et ces artistes : nous allions fonder le « Badila Ensemble », une expérience musicale et créative inédite, une exploration flamboyante des traditions ancestrales de l’Orient.

Avec la réalisation de deux disques et des tournées à travers le monde entier, une histoire commune s’écrivit durant une dizaine d’années, dans un esprit d’ouverture interculturelle : un pont Est/Ouest, un dialogue Nord/Sud, qui allait imprimer à jamais son empreinte cardinale dans nos parcours respectifs.

Cette aventure humaine et artistique me mit dans le mouvement du voyage. Celui qui permet de vivre la découverte, la beauté de l’inconnu, les grands espaces, le silence, la nécessaire solitude aussi. Une méditation.

Le mouvement du voyage, qui permet la rencontre avec l’Autre, celui avec qui il n’y a pas de langue commune, et qui oblige à la création d’une communication fondamentale. La base.
Le mouvement du voyage, qui, finalement, permet de construire sa paix intérieure.
S’en suivirent des années de longs et grands voyages, années fécondes dans la construction de mon identité, avec toujours comme fil rouge la musique et la rencontre des autres.
Je partis faire mon initiation, mon « Voyage en Orient » : J’ai vécu bien des situations ! Je me suis retrouvé dans le Sahara, en Libye, en Algérie, nomade avec les derniers caravaniers touarègues, au Yémen, avec les pêcheurs de perles de la Mer Rouge, dans les transes soufis des mystiques du Pakistan et de l’Iran…

Pendant ces années de jeunesse, j’ai puisé à la source de ces voyages mon énergie, mon inspiration et ma raison d’être. Un soulagement.

Le voyage est donc pour moi la possibilité d’élargir ses horizons, d’être en alerte réceptive maximum, toutes antennes dehors, sortir pour un temps de l’hypnose du rythme quotidien.
C’est l’opportunité de se libérer, de s’ouvrir, de s’élever, de se réinventer, de se laisser guider à l’instinct par une nature plus grande que soi et faire confiance à l’univers.

Vivre un sentiment de sécurité. Aller sans peur. Flotter dans la vie de façon libre et légère. Goûter un autre rapport au temps. Ces expériences sont de l’ordre du dépassement de soi et de ses propres limites. Elles renouvellent les perspectives et surtout, ramène de l’émerveillement face à la vie.

Le voyageur est un aventurier, qui voyage dans l’éphémère de la vie. Peu importe de quoi sera faite la sienne, ce sera une trajectoire unique, une histoire magnifique et passionnante.
Il lui faut vivre absolument avec force, courage et enthousiasme. Il y a là un tempérament, une énergie, des valeurs.

Il fait parti de ces gens qui se bougent, qui se mettent debout, en mouvement.
Ceux qui regardent ailleurs, au loin, souvent à contre sens, qui voient au-delà de ce que les autres voient.

Il est souvent celui qui ose prendre des risques, car vivre se mérite !

Il est de ceux qui réalisent ce qu’ils ont décidé d’accomplir, les indépendants, les entrepreneurs, les volontaires, les innovateurs, ceux qui veulent faire bouger les lignes, pour une meilleure version de ce monde, ceux qui vont au bout de leur rêve et qui goûtent à la « liberté libre ».
Le voyageur est aussi explorateur. Curieux, il explore divers domaines de l’existence. Il doit découvrir.

Il évolue, avance, ne peut rester trop longtemps engoncé dans une case, un rôle, une posture, un cadre. Il veut du changement. Il n’est jamais aujourd’hui celui qu’il a été hier.

Aujourd’hui, près de 20 ans après ce coup de pouce décisif de La Guilde, j’ouvre à nouveau le chapitre « Aventure et Solidarité » de ma vie, prêt à y écrire une nouvelle page.

En Éthiopie, je propose une expédition hors du commun en compagnie des peuples de la Vallée de l’Omo, dans une Afrique authentique.

Fort des liens que j’ai tissé depuis 15 ans dans cette région, j’ai créé un voyage d’exploration à la rencontre de peuples fascinants, au sein d’une nature majestueuse et sauvage.

Je propose à un groupe restreint de voyageurs l’expérience du retour à l’origine mythique universelle, une immersion totale chez ceux qu’Arthur Rimbaud appelait les « Fils du Soleil » : les dernières tribus d’Afrique à perpétuer un mode de vie millénaire, en symbiose avec la nature.
Comme pour tous les peuples autochtones de la planète, de grands changements s’opèrent actuellement chez eux et les enjeux sont de taille.

Au-delà du challenge et de la découverte qu’apporte ce voyage, il est question de mettre en place en retour un mouvement solidaire, pour aider ces communautés à amorcer le changement et accéder à une nécessaire dignité, en soutenant concrètement des actions éducatives et sanitaires.
C’est donc un modèle gagnant-gagnant, avec un impact fort et pour les voyageurs et pour les communautés.

Ce voyage est porteur de sens. Je l’ai nommé « Big Bang Unity ».

« Big Bang » pour ne pas oublier nos racines cosmiques communes, pour rendre hommage à cette fantastique aventure humaine auquel nous participons : une chance, un miracle, qu’il nous est donné à tous de vivre ici et maintenant – une seule fois uniquement – sur ce caillou terrestre suspendu au sein d’un univers infini.

« Unity » pour se rappeler fondamentalement, dans ce monde saturé et désabusé, de se relier à la fois aux autres et à soi-même. Car nous sommes tous, dans le chapelet des générations passées et futures, et dans toutes nos diversités, responsables solidairement de la destinée de l’humanité sur cette Terre.

Je crois que chacun de nous doit pouvoir planter les graines d’un monde meilleur, pour nos enfants, et humblement, faire sa part, apporter sa contribution à l’édifice du plein potentiel humain universel, être créateur d’une joie de vivre commune, faire de cette planète un endroit apaisé, réconcilié, au-delà des frontières et des cultures, des codes et des conventions.

Bastien Lagatta

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