ATIA, nouvelle association partenaire du VSI !

Entretien avec Élise HÜE, Responsable des Ressources Humaines d'ATIA

Un article de Lisa Coldefy, stagiaire Volontariat & Élise HÜE, Responsable Ressources Humaines d'ATIA


Le pôle VSI de La Guilde vient de signer un nouveau partenariat avec l’ONG ATIA (Actions de Terrain, Intégration, Autonomie), du Groupe Inter Aide, pour envoyer des volontaires à Madagascar. Élise HÜE, Responsable des Ressources Humaines au sein de l’ONG, répond à nos questions.

1 – Comment est née ATIA ?

ATIA est issue des équipes d’Inter Aide spécialisées dans les interventions en zone urbaine. Plutôt que de grossir et risquer de devenir une structure trop lourde et bureaucratique, Inter Aide a toujours cherché à essaimer, en transférant à de nouvelles organisations une partie de ses programmes pour qu’elles les développent par elles-mêmes et en créent de nouveaux à leur tour. ATIA s’inscrit dans cette dynamique, en restant très liée à Inter Aide par sa charte, et une plateforme commune de services supports (comptabilité, secrétariat, recrutement…).

2- Quel est le but d’ATIA ?

Comme Inter Aide, il s’agit de donner l’envie et la capacité aux familles les plus démunies d’améliorer par elles-mêmes leurs conditions de vie. En particulier dans les bidonvilles, où beaucoup de familles très vulnérables arrivent des campagnes en quête d’opportunités économiques, nous les accompagnons pour qu’elles s’adaptent à leur nouvel environnement et sachent en exploiter les ressources.

Crédit Photo : ATIA

3 – Plus concrètement, quelles sont les actions menées par ATIA ?

ATIA intervient aujourd’hui principalement en Inde et à Madagascar, essentiellement en zone urbaine. Un nouveau programme est en cours de démarrage à Maputo (Mozambique). Nous travaillons au coeur des quartiers précaires, en proposant des services complémentaires et souvent intégrés aux familles, dont les principaux sont: micro-finance (prêts productifs, épargne, formation et accompagnement des micro-entrepreneurs), mutuelle de santé (micro-assurance santé), et appui social pour aider à la résolution de problèmes sociaux (obtention de documents administratifs, amélioration de l’hygiène, vaccination des enfants, planning familial…).

Crédit Photo : ATIA

4 – Pourquoi avez-vous décidé de faire appel à un VSI ? De quelle manière va-il contribuer à vos projets ?

C’était pour nous un cadre adapté à une mission de durée relativement courte (1 an), au sein d’un projet déjà bien cadré où le VSI pourrait être épaulé par d’autres expatriés déjà sur place depuis plusieurs années. Le VSI va à la fois aider au suivi opérationnel d’actions de formation et d’insertion professionnelle, et encadrer un responsable administratif et comptable local en appui aux différents projets.

5 – Quel est le profil de volontaire que vous recherchez ?

Cela dépend entièrement des missions envisagées. Pour ce poste nous recherchions plutôt quelqu’un avec de solides compétences en gestion. Nous pouvons cependant recruter d’autres types de volontaires, qui peuvent mettre en avant une formation ou une expérience professionnelle cohérente avec nos programmes (santé publique, micro-crédit, social ou psychologie…). Nous recrutons en général plutôt pour une période au minimum de 2 ans.

6 – Quelles sont les perspectives d’évolution pour votre projet à Madagascar ? (où le futur VSI interviendra)

Les actions de formation et insertion professionnelle sont réalisées avec un partenaire malgache, l’association CEFOR, qui prendra son autonomie complète mi 2018: comme dit plus haut, c’est une mission limitée dans le temps. Nous n’envisageons donc pas d’évolution aujourd’hui, sauf à décider d’ici là de redémarrer un autre type d’action économique à Antananarivo.

Crédit Photo : ATIA

Toutes les informations complémentaires concernant ATIA sont sur leur site Internet (https://www.atia-ong.org/).

Et ce partenariat commence dès maintenant, avec l’arrivée de Philippe à Madagascar !